Voyager... Lire...

22 mars 2017

"Les justiciers de Glasgow" de Gordon FERRIS

les justiciers de glasgow

Les justiciers de Glasgow de Gordon Ferris

Traduit de l'anglais par Hubert Tézenas

Éditions Points, 2017, 502 pages

L'année dernière, j'avais rencontré le journaliste Douglas Brodie qui m'avait embarquée dans des aventures mouvementées sur l'île d'Arran. Cette année, je le retrouve à Glasgow, il travaille toujours à la gazette et essaie de vivre une vie plus rangée, plus au calme, en essayant de ne pas trop jouer les justiciers. Le problème, c'est qu'il travaille pour les pages criminelles du journal et qu'il est envoyé sur les scènes de crimes ou d'agressions violentes pour rassasier les lecteurs avides de sensations. Cette fois, il enquête-écrit sur un groupe de Marshals bibliques qui, après des déceptions et la perte de l'un d'entre eux suite à un procès peu favorable, décident de se faire justice eux-mêmes en punissant les "criminels" ayant échappé à la justice ou s'en étant sortis acquités injustement.

Bibliques car ils laissent des messages tirés des évangiles à Douglas ou sur leur victimes. Leur signature : des doigts coupés et des inscriptions sur le front des victimes. Néanmoins, ils semblent ne pas vouloir tuer, juste punir... et pourtant, une série de meurtres surgit... en commençant par trois homosexuels.

Brodie se remet à peine de ses aventures du précédent tome, il n'a pas encore digéré son rôle de soldat durant la deuxième guerre mondiale, et il est follement amoureux de Sam, l'avocate qui avait suivi la précédent affaire avec lui. C'est compliqué entre eux, Sam est tiraillée entre son attirance pour Douglas, son air aventurier... et une vie paisible, simple et tranquille à laquelle elle aspire. Mais voilà, les Marshals se moquent pas mal de leur histoire d'amour pas très claire, d'autant qu'elle propose à Douglas de devenir son collocataire, et forcément, elle se retrouvera embarquée elle aussi dans toutes ces histoires.

Nous voilà de nouveau dans une Écosse d'après guerre qui colle mal à celle vendue par l'office du tourisme. Nous nageons dans un milieu de trafic, d'affaires louches et de corruption . Brodie se complaît dans son rôle de journaliste-flic, même si non non non, il le jure bien fort, la police, c'est fini pour lui !

J'ai bien aimé cette nouvelle enquête car, même si Brodie est journaliste, il s'agit bien sûr d'un polar ici. Le livre m'a bien emportée mais je trouve qu'il y a parfois trop de scènes de bagarres dignes d'un film d'aventure (surtout vers la fin) et dans ce cas, je ne lis que d'un oeil, car peu importe le nombre de coups, ce qui m'intéresse, c'est celui qui s'en sort.

Une troisième tome est sorti, je continuerai de suivre les aventures de Douglas en espérant qu'il rejoigne la police bientôt !

Livre lu dans le cadre du "Mois Kiltissime" qui se tient durant tout le mois de mars !

logo kiltissime

Posté par Cryssilda à 21:52 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,


19 mars 2017

Outlander - Saison 1

outlander 1

Outlander - Saison 1

14 épisodes, 2014

Avec Catriona Balfe, Sam Heughan, Tobias Menzies, Graham McTavish, Gary Lewis...

En 1945, Claire et Jack essaient de ressouder leur mariage après de longues années de guerre dans laquelle ils étaient actifs, elle comme infirmière, lui comme soldat. Ils décident alors de se rendre à Inverness dans les Highlands, en Écosse pour profiter d'une seconde lune de miel en temps de paix. Jack, professeur d'histoire, déambule à travers la lande et la bruyère à la recherche de traces de ses ancêtres. Claire, quant à elle, le suit sagement, s'intéressant à toutes les anecdotes que découvre son mari. Un soir, ils se retrouvent devant le stone circle de Craigh Na Dun au milieu duquel se déroulent un étrange rite païen. Des femmes, éclairées au flambeau, dansent parmi les pierres. Claire décide d'y retourner le lendemain pour y cueillir des herbes médicinales pendant que Jack est occupé ailleurs. Alors qu'elle se rapproche des pierres, d'étranges vibrassions se font entendre et Claire se retrouve soudain propulsée dans l'Écosse de l'an 1743, au beau milieu de guerres de clans et de tensions entre écossais et anglais. La Sassenach (l'"anglaise" en gaélique) sera mise "sous la protection" du clan MacKenzie qui passait par-là. Ils l'embarquent et la tiennent plus ou moins captive du clan. Elle deviendra l'étrange guérisseuse de la communauté. Elle va peu à peu se rapprocher du beau Jamie, le cliché du bel highlander courageux et musclé. Prise entre deux mondes, cédera-t-elle à son attirance pour l'homme de l'an 1743 (le suspense de fou, j'avoue!) alors qu'elle a le coeur brisé en pensant à son mari Jack resté en 1945, sans aucune nouvelle de son épouse ?

L'année dernière, il y a presque tout pile un an, j'étais invitée à une drôle de soirée écossaise, en plein milieu de Paris. Cornemuse et toasts de saumon étaient au programme comme prémisses à la diffusion des deux premiers épisodes de la première saison de Outlander. Résister, je ne le puis point. Y aller, j'y suis. Et ce malgré mes réserves sur le livre. En effet, il y a bien longtemps de cela, j'avais lu le premier tome, mais bien avant le succès de la série qui a de nouveau jeté un projecteur sur le roman. Le problème, c'est que parfois les éditeurs font n'importe quoi ! Alors que ce livre avait normalement tout pour me plaire... le côté historique, l'Écosse, tout ça... j'en garde un souvenir d'un mauvais roman à l'eau de rose. Savez-vous pourquoi ? Parce que j'ai lu un roman tronqué de toutes parts ! Alors que le premier tome de la saga fait une huit centaine de pages, mon livre miteux en faisait à peine 300 (et peut-être suis-je généreuse.) Alors bien sûr que tout se passait beaucoup trop vite, en particulier entre Claire et Jamie !

Toute emplie de réserves donc, je me suis installée devant les deux premiers épisodes de la série et je me suis trouvée littéralement transportée ! Ces beaux paysages, cet accent, ce gaélique, ces personnages d'un autre temps ! Séduite je fus !.. bon, mais j'ai quand même attendu un an avant de regarder la série entière, car je suis toujours pleine de contradictions.

Alors que je préparais l'agrégation, alors que je devais la préparer, je fus terrassée par une maladie étrange et je pus à loisir préparer l'agreg regarder, enchaîner, les épisodes de Outlander (je n'étais bonne à rien d'autres de toutes façons, il fallait bien optimiser le temps, non?) 

J'ai adoré cette première saison ! Il y a vraiment TOUT pour me plaire ! Les paysages, la culture de mon pays chéri d'amour, de l'action, de l'histoire.... tout, tout, tout ! Bon, la relation entre Claire et Jamie peut être parfois too much, et Claire a fini par me taper un peu sur le système avec son air de "Quoiqu'il arrive, je suis digne, je ne m'étonne de rien, je m'adapte nickel à l'an 1743". Euh, oui, sauf que ce n'est pas super crédible, cette attitude. Je sais pas, des choses du genre "Non, mais sinon, on peut appeler truc au téléphone pour le prévenir" devraient lui échapper (ou du moins, elle devrait parfois s'énerver du manque de technologie, comme toute personne normale qui se retrouverait à sa place!) Jamie, lui, est top ! Et je ne parle pas de son physique d'Eros (il est un petit peu jeune pour que je devienne folle groupie), très naïf, très simple parfois, en accord avec son époque et les connaissances de son temps. Ah, et j'ai failli oublier ! J'adooooore les personnages de Jack (il y en a un en 1945 et son aïeul en 1743). J'adore celui de 1743, diabolique à souhait mais c'est pour moi le personnage le plus intéressant de la série.

Je vous parlerai bientôt de la saison 2, celle où mes relations avec Claire se sont vraiment gatées.

Et oui, même si ça se voit pas trop, le mois kiltissime continue tant bien que mal ! J'ai des billets en réserve dans ma tête, mais le travail s'empare bien trop férocement de ma personne en ce moment !

logo kiltissime

Posté par Cryssilda à 23:27 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , ,

12 mars 2017

"Le chien des Baskerville" de Arthur CONAN DOYLE

couv54953443

Le chien des Baskerville de Arthur Conan Doyle

Kindle Édition, 1901, 184 pages

Il est une vieille légende dans le sud de l'Angleterre, à Dartmoor. Un énorme chien féroce crachant du feu, s'attaquerait à chaque nouvel héritier de la famille. Lorsque Sir Charles décède au milieu de la nuit, dans une allée du jardin de sa propriété, Sir Henry hérite du domaine. Il arrive tout droit du Canada et c'est à Sherlock Holmes et à Waston qu'est confiée la lourde mission de protéger ce dernier héritier et de résoudre le mystère de la mort de Sir Charles par la même occasion.

Sherlock envoie Watson sur place sous prétexte d'avoir des affaires à régler à Londres mais Watson devra lui faire des rapport détaillés de ce qui se passe à Dartmoor et de ses observations afin qu'il puisse suivre le dossier depuis Londres et tirer les conclusions adéquates.

Le lecteur, tout comme Watson, séjourne alors dans la vieille demeure de Dartmoor, au milieu de la lande, frappée par le vent et la pluie. De nombreuses énigmes proches sur surnaturel entoure alors le quotidien dans la vieille demeure. Quel est ce cri de désespoir que l'on peut entendre sur la lande à n'importe quelle heure du jour et de la nuit ? Pourquoi les domestiques se lèvent-il en pleine nuit pour faire des balades nocturnes ? Que cachent les voisins de Sir Henry, les Stepleton ?

Je ne suis pas fan de Sherlock Holmes et pourtant tous les ans j'en tente une nouveau. Le chien des Baskerville semblait faire l'unanimité, alors j'ai décidé de m'y mettre après avoir laissé ce livre pendant de nombreuses années dans un coin de ma bibliothèque. J'ai beaucoup aimé cette intrigue, j'ai trouvé le mystère moins évident et moins tiré par les cheveux que dans les autres aventures de Sherlock Holmes. J'ai également aimé cette ambiance de campagne anglaise, le vieux manoir, les éléments qui se déchaînent et le côté surnaturel de la bête qui flotte sur le roman.

Une aventure efficace et entraînante, tout en atmosphère.

Livre lu dans le cadre du "Mois Kiltissime" qui se tient durant tout le mois de mars !

logo kiltissime

Et même si je l'ai lu sur mon kindle, j'ai une version papier, alors voici mon le cinquième livre sortie de mon immense et vieille PAL pour le Challenge "Objectif PAL" d'Antignone.

objectif pal

05 mars 2017

T2 - Trainspotting de Dany Boyle

t2-trainspotting-2-ewan-mcgregor-969280

T2 - Trainspotting

Film de Dany Boyle, 2017, 117 mn

Avec Ewan McGregor, Ewen Bremner, Jonny Lee Miller, Robert Carlyle...

Lors de mon voyage à Edimbourg, le mois dernier, il y avait UN truc que j'avais prévu de faire, un truc que je ne pouvais pas manquer : Aller au cinéma pour aller voir Trainspotting 2.

Comme je l'ai expliqué dans mon billet précédent, j'adore le premier film, vu mon engouement de ces dernières semaines, je peux maintenant dire que c'est l'un de mes films préférés alors je guettais le numéro 2 depuis de longs mois.

Ça commence, Spud arrive très vite, et là je commence à avoir peur ! Il raconte quoi, là? Parce que je n'ai pas les sous-titres... Bon, finalement, ça s'est bien passé, à part cette première scène, j'ai pu suivre sans trop de problèmes ! Ouf !

On retrouve Spud, Sick Boy, Renton et Begbie vingt ans après ici (et non plus dix comme dans le livre). Ce taré de Begbie vient de s'échapper de prison et veut faire la peau à Renton, Spud est plus accro que jamais, Renton est de retour à Edimbourg après son rapt d'il y a vingt ans et il n'a pas que des amis, Begbie a son propre pub. Ils se retrouvent et ils n'ont pas du tout mûris... et ils sont toujours aussi fauchés. Alors, les embrouilles commencent, il faut se faire du fric pour se faire une vie ! Et ça donne lieu à des situations loufoques, comme on s'en doute. Ici pas de films pornos au programme mais une salle de massages douteux à l'étage du pub.

J'ai toujours peur de voir la suite d'un film que j'ai aimé, et en plus, c'est une adaptation d'un livre que j'étais en train de lire. Car oui, je ne l'avais pas terminé quand je suis allée voir le film et ce fut une joyeuse pagaille dans ma tête au moment du film et quand j'ai terminé le livre ! Là, j'ai quelques doutes... est-ce que certaines scènes se sont passées dans le livre, le film ?

Mais c'est une très bonne suite qui, je pense, ne déçoit pas les inconditionnels du premier. J'ai entendu Dany Boyle expliquer à la télé que c'est toujours compliqué les suite car elles doivent être différentes mais en même temps pas tant que ça du premier pour plaire au public. C'est réussi ! On retrouve des clins d'oeil au premier film, le retour de certains personnages secondaires sans que ce soit clairement dit, l'ambiance un peu psychédélique qu'on aimait tant dans le premier, la musique, le rythme. C'est une folle aventure à Edimbourg parmi ces quatre personnages hauts en couleur ! Les comédiens sont toujours excellents et Irvine Welsh passe même nous faire un petit coucou !

Et ce qui était génial, c'est de sortir de la salle de cinéma et de se retrouver dans les décors du film :)

logo kiltissime

 

Posté par Cryssilda à 20:50 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

03 mars 2017

"T2 Trainspotting (Porno)" de Irvine WELSH

Trainspotting

T2 Trainspotting (Porno) de Irvine Welsh

Traduit de l'anglais par Laura Derajinski

Éditions Points, 2017, 689 pages

Dix ans après la fin du premier Trainspotting, nous retrouvons Edimbourg et sa joyeuse bande de tarés : Spud, Renton, Begbie et Sick Boy. On les avait laissés à Londres alors qu'ils venaient de gagner un sacré pactole suite à la vente de deux kilos d'héroïne. Renton avait profité du sommeil du juste de ses camarades pour s'échaper avec le magot.

Au début de ce nouvel opus, Spud est toujours un peu à l'ouest. Il vit avec sa copine et leur petit garçon. Renton est gérant de boite de nuit à Amsterdam. Begbie est enfin relâché de prison et Sick Boy vient de revenir à Edimbourg pour reprendre le pub de sa tante, le Port Sunshine, dans le quartier de Leith.

Sick Boy est pris d'une bouffée d'ambition et voit grand pour son Port Sunshine... ben le problème c'est qu'il emploie une vieille serveuse et que ses clients sont des piliers de bar pas très recommandables... Alors, quand on lui propose de tourner des films porno à l'étage de son pub, ses yeux brillent et ses rêves de dollar l'emportent sur.... tout le reste, c'est à dire, pas grand chose. On a des comédiens, c'est à dire ceux qui veulent bien, dont une étudiante, Mel, qui rêve de devenir star et qui fera tourner la tête à Sick Boy, ce qui peut être compliqué quand on partage ce genre de projets.

Renton, lui, veut faire amende honorable et rembourser ses anciens copains pour sa supercherie d'il y a dix ans. Spud avait eu sa part du gâteau, et ce qu'il en a fait (plein de poudre blanche) pousse quand même Renton à se poser des questions. Lui est clean maintenant, il essaie de vivre une vie plus ou moins rangée à Amsterdam. Quand on lui dit de revenir en Écosse pour participer au projet fou de son ancien copain, il n'hésite pas longtemps, d'autant plus qu'on lui confirme que, faut pas avoir peur, ce taré de Begbie est toujours en train de croupir en prison (oui, ils ne sont pas toujours très net dans cette bande de copains, c'est souvent l'amour vache...)

Spud... ah j'ai adoré le personnage de Spud dans ce deuxième tome ! Je ne me souviens pas qu'il ait été aussi attachant dans le premier, j'en garde surtout le souvenir du benêt du film à vrai dire. Là, il essaie vraiment de ne pas merder. Il aime sa copine, ferait tout pour son petit. Il veut rester clean, même si ce n'est pas facile, il veut faire quelque chose de sa vie, s'en sortir, s'inventer des projets. Il décide alors de préserver la mémoire de son quartier, Leith, en écrivant un livre sur l'histoire des lieux, des gens qui les peuplent etc... Et ce n'est pas facile quand on a jamais mis les pieds dans une bibliothèque d'oser en pousser la porte. J'ai adoré son cheminement intérieur, son grand coeur, son honnêteté, sa simplicité.

Enfin, Begbie, est plus fou-taré-dangereux que jamais. Il se cherche, ne s'assume pas bien et surtout, il déborde de violence et d'idées meurtrières à propos de Renton. Je n'aimerais certainement pas le croiser dans une ruelle obscure d'Edimbourg, ce bon vieux Begbie !

Voici donc l'univers Trainspotting réinstallé, et voici de nouveau un texte remarquable d'Irvine Welsh. Je n'ai pas encore eu le courage, cette fois ci, de lire le roman en anglais tellement ça doit être un casse-tête à comprendre, même si on a l'habitude du slang écossais. Ce roman sent l'Écosse du revers de la carte postale, l'Écosse populaire, l'Écosse de la galère. Ça sent la bière, le froid, la pluie. Ça sent les embrouilles et pourtant ces compères bien douteux nous semblent bien sympathiques. On les voit foncer droit dans le mur et on embarque avec eux pour voir à quelle vitesse ils vont l'atteindre. Car oui, il ont dix ans de plus, mais n'ont pas forcement acquis plus de maturité (sauf Spud!)... Ils marchent tous sur un fil, parfois pas dans le même sens, parfois à plusieurs au même endroit, au dessus d'un gouffre, dans une belle pagaille. Alors, aucun doute, ça va partir en vrille, et ça va faire mal !

Et qui d'autre qu'Irvine Welsh pouvait rendre avec tant de talent cette ambiance si particulière à cette bande de copains... Son style est précis, juste, efficace, direct. Il n'y va pas par quatre chemin pour nous raconter son histoire, il n'a pas peur de mots et ne ménage ni ses personnages, ni ses lecteurs. Les personnages vivent dans l'urgence, l'urgence de vivre, l'urgence de faire quelque chose, l'urgence de sortir de l'eau puante, stagnante et poisseuse qui leur colle aux semelles depuis leur enfance. Ça peut être cru, mais pas gratuitement et sa prose ne tombe jamais dans la vulgarité gratuite.

J'ai commencé ce roman avant de partir à Edimbourg le mois dernier car je voulais absolument lire le livre avant de voir le film là-bas. Je n'ai pas réussi à le terminer avant d'aller au cinéma... je vous raconte pas le bazar dans ma tête ! J'ai fait comme une lecture en deux dimensions ! En tous cas, j'ai adoré ce roman, pourtant si loin de mon univers habituel. Trainspotting, 1 et 2 ainsi que les deux films (je vous parle du n°2 bientôt sur le blog) me fascinent et m'enthousiasment totalement !

Livre lu dans le cadre du "Mois Kiltissime" qui se tient durant tout le mois de mars !

logo kiltissime

Posté par Cryssilda à 22:00 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , ,


01 mars 2017

"L'Antiquaire" de Walter SCOTT

walterscott02

L'Antiquaire de Walter Scott

Kindle Editions, 1816

Alors qu'il se trouve à Edinburgh et qu'il doit rejoindre Fairport, l'Antiquaire Oldbuck fait la rencontre de Lovel. Ils doivent prendre la même voiture qui décidément n'est pas très ponctuelle. Ils feront tout le chemin ensemble et Oldbuck, qui s'est pris pour affection pour le jeune homme, invitera bientôt Lovel dans sa propriété de Monkbarn pour lui parler d'archéologie et lui montrer ses différents trésors. Oldbuck est un vieil excentrique qui vit avec es deux "femelles" (!), sa soeur et sa nièce. C'est un historien et archéologue du dimanche qui voit des vestiges partout, et surtout là où justement il n'y en a pas. Un touriste est une évènement dans ce petit village de pêcheurs du nord est de l'Ecosse, alors il s'empresse d'inviter son voisin Sir Arthur et sa fille, Isabelle, pour avoir l'occasion de festoyer (et de se mettre en valeur!) Il s'avère qu'Isabella et Lovel se connaissent déjà... De fil en aiguille, Hector, le neveu de Oldbuck se fâche tout rouge et provoque Lovel en duel... Alors que le vieux vagabond Eddie Ochiltree, personnage phare de ce roman, erre dans la lande et se mêle des moultes intrigues de ce roman.

Il est bien difficile de résumer ce roman tellement justement on est dans le romanesque le plus extrème : Les intrigues se succèdent et s'entortillent les unes autour des autres. Il devient parfois difficile de définir une véritable trame pour le roman. Pour autant, ça se lit vraiment bien ! J'ai retrouvé le rythme et l'humour de Walter Scott que j'avais tant aimé dans La fiancée de Lamermoor (même si j'ai un peu moins aimé L'Antiquaire.) Il y a néanmoins parfois des longueur lorsque Oldbuck s'enflamme sur ses découvertes archéologiques... Il ennuie son entourage et ses lecteurs par la même occasion.

Ce roman présente une multitude de personnages hauts en couleur et du coup on suit leurs intrigues avec beaucoup d'intérêt et de curiosité. Comme je le disais, il n'y a aucun moyen de deviner la direction de l'intrigue, alors on reste en haleine si tant est que toutes ces diversions ne nous dérangent pas trop. Ça ne me dérange jamais trop du moment que cela reste amusant et intéressant, Walter Scott est très fort pour cela.

On a néanmoins beaucoup de mal à s'attacher à ce vieux bougre de Oldbuck. Vieux misogyne, il traite les femmes ("Les femelles" donc) en général et en particulier celles de son entourages comme de simples éléments de décor utiles à son petit confort personnel. Au bout d'un moment, ce n'est même plus marrant, on a juste envie de le remettre illico à sa place. Par contre, Eddie, pauvre vagabond sans le sou, est plus humain, plus juste et apparaît comme un personnage bien plus riche. Alors que Oldbuck est un vieux pingre, Eddie se contente de juste ce qu'il faut pour sa survie : un vieux manteau, un peu de paille dans une grange pour dormir, et juste de quoi se mourir. C'est le grand sage du roman et le personnage le plus sympathique à mon goût.

Le roman se passe dans une petite ville de pêcheurs écossaise que Walter Scott appelle Fairport. C'est en fait la petite ville d'Arbroath que j'ai pu visiter il y a huit ans de cela. Ceci a donc apporté une nouvelle dimension à ma lecture, j'essayais, à l'aide de cartes et de mes photos, de suivre les personnages dans leur aventures dans la lande ou au bord de la mer, tout m'imaginant très bien les paysages qu'ils traversaient.

664 Arbroath

Un roman qui m'a alors réconcilier avec Walter Scott. On était pas vraiment fachés mais j'avoue que Waverley m'avait bien fait comprendre que ce n'était peut-être pas une très bonne idée de lire l'intégralité de ses romans.

Livre lu dans le cadre du "Mois Kiltissime" qui se tient durant tout le mois de mars !

logo kiltissime

Posté par Cryssilda à 08:00 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : , ,

28 février 2017

Mois Kiltissime (Billet Récapitulatif)

Demain débute un mois de kiltissimitude sur mon blog.

Je ne sais pas trop si le mois Kiltissime sera très suivi cette année, je n'ai vraiment pas eu le temps de rameuter les foules ! Mais tant pis, je fais avant tout ce mois pour moi et me plonger dans la douceur des pluies des Highlands.

Je vais publier tout au long du mois, mais peut-être sous un rythme un peu moins soutenu que les autres mois thématiques car je suis débordée de travail. Mais j'ai déjà commencé tranquillement et douilletement mes lectures et visionnages du pays du Kilt.

Je suis ravie si vous m'accompagnez cette année encore dans cette nouvelle aventure et je vous remercie de déposer tous vos liens en commentaires du présent billet pour que je puisse faire la liste récapitulative (avec plus ou moins de régularité, ça, ça ne change pas non plus! ;-) )

Je vous souhaite un excellent voyage en Ecosse en ce mois de mars !

logo kiltissime

 

Posté par Cryssilda à 21:38 - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags :

08 février 2017

"Les Liaisons dangereuses" de Pierre CHODERLOS de LACLOS

les liaisons dangereuses

Les Liaisons dangereuses de Pierre Choderlos de Laclos

Éditions Folio Classique, 1782, 488 pages

Depuis que je suis professeur parmi les professeurs, je rencontre des gens avec lesquels j'ai plus de points communs qu'avec les architectes ("Quoooii? Tu va lire ce livre ??? Mais il est groooos!".) L'année dernière, en particulier, j'ai rencontré une grande lectrice et nous sommes devenues "des gorilles littéraires mutuelles". Cherchez pas, en gros, on s'offre des livres, régulièrement, parmi ceux qu'on a vraiment envie de se faire découvrir.

J'ai traîné pour le lire, prise dans le feu de flux de livres qui m'arrive chaque mois... mais le premier livre qui m'a été déposé dans mon casier fut Les Liaisons dangereuses que je n'avais encore jamais lu (j'ai de sacrées lacunes en classiques français.) Pour moi, Les Liaisons dangereuses, c'était encore la parodie des Inconnus (et une chanson douteuse de je ne sais plus qui, qui m'a certainement pourrie un peu ma lecture!)

La Marquise de Merteuil et son correspondant, le Vicomte de Valmont, s'échangent de nombreuses lettres sur leur prouesses amoureuses et sexuelles. Ils ont été amants et ont depuis décidé de vaquer à leur occupations de leur côté, séduisant, manipulant, s'amusant... sans manquer de s'en rendre compte mutuellement à tout instant. Leur rivalité est manifeste, c'est à celui qui sera le plus malicieux pour piéger ses proies et s'en sortir indemne. C'est bien sûr plus facile pour Valmont, c'est sûr que lorsqu'on est un homme au dix-huitième siècle, on a déjà le droit de s'amuser bien plus qu'une femme ! La Marquise de Merteuil n'en est alors que plus machiavélique encore, elle qui doit se cacher, consommer sa proie tout en sauvant les apparences et sa réputation.

Si cela n'engageait qu'eux, on ne leur en tiendrait pas trop rigueur... Mais bien sûr, il n'y a pas de libertinage en solitaire, et les premières victimes sont les personnes sur lesquelles ils ont jeté leur dévolu : La Présidente de Tourvel du côté de Valmont, et de nombreux hommes du côté de la Marquise.

Mais, et ce qui est le plus "choquant", mais délicieusement choquant et divertissant pour le lecteur, ce sont les autres victimes qui sont vues comme des pions par les deux manipulateurs. En particulier la jeune Cécile Volanges à laquelle la Marquise prévoit un avenir et une "formation" qu'elle ignore totalement. La Marquise et Valmont aiment à jouer avec leur entourage comme avec des marionnettes à coups de mensonges et de manipulations.

Il ne faut pas oublier l'élément "roman épistolaire" que j'ai beaucoup aimé. Il n'y a pas de narrateur omniscient, juste des lettres écrites et envoyées entre les différentes victimes et les manipulateurs, sans schéma installé, en fonction des aventures heureuses ou malheureuses qu'ils vivent. J'ai adoré les échanges entre la Marquise et Valmont et la surenchère dans le jeu, la manipulation, la médisance, la jalousie.

L'attitude des deux personnages principaux dans ce roman est sans appel et révoltant mais c'est tellement amusant ! Pour moi, dans un roman, tout est permis ! Autant dans l'écriture que dans la lecture (je me souviendrai toujours d'une prof au lycée qui nous disait "il ne faut pas avoir peur des mots"), ce qui me permet de rire à des choses qui me révolteraient dans la vraies vie. Alors j'ai beaucoup ri, je me suis amusée de leur manigances, je me suis même mise à essayer de trouver ce qu'allaient être les suivantes. J'ai adoré le personnage de la Marquise de Merteuil, ne serait-ce que pour son féminisme exacerbé dans une époque où cela n'existait pas. En face, j'ai adoré la répartie, l'esprit, la rhétorique de Valmont. Il a toujours une pirouette pour s'en sortir. Son discourt est fin, futé, affûté, hilarant.

Ma seule déception, c'est que l'auteur ne soit pas allé jusqu'au bout et je regrette la fin moralisatrice du roman qui, pour moi, permet à l'auteur de s'en sortir sans trop de dommages face à la société.

Enfin, je suis ravie d'avoir découvert ce classique grâce à mon gorille littéraire. C'est un roman jubilatoire, révoltant, étonnant, intelligent. Pour ma prochaine aventure, mon gorille m'a offert La bête humaine de Zola, alors suite au prochain épisode !

les lectures du gorille

Et voici mon le quatrième livre sortie de mon immense et vieille PAL pour le Challenge "Objectif PAL" d'Antignone.

objectif pal

Posté par Cryssilda à 12:34 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
Tags : , ,

05 février 2017

"Une banale histoire" de Anton TCHEKHOV

une banale histoire

Une banale histoire (Fragment du journal d'un vieil homme) de Anton Tchekhov

Traduit du russe par Edouard Parayre, revu par Lily Denis

Editions Folio, 1971, 132 pages

Nicolaï Stepanovitch est un vieil et imminent professeur de médecine russe. Il aime à enseigner dans de grands amphithéâtres remplis d'étudiants avides de ses connaissances. Il vit avec sa femme et sa fille, son fils est parti en garnison quelques part en Russie. Il sait qu'il est à la fin de sa vie, il se pense atteint d'une maladie mortelle en phase terminale, mais il n'en parle à personne et surtout il refuse de se soigner. Nicolaï semble désabusé. A la maison, il ne reconnaît plus sa femme envers laquelle il éprouvait une telle passion lorsqu'il était jeune. Sa fille est puérile et superficielle. Il ne trouve que quelques réconforts chez Katia, sa fille adoptive dont il a obtenu la garde à la mort de son meilleur ami alors qu'elle n'était âgée que de sept ans.

Cette nouvelle est alors un extrait du journal de ce vieil homme. Il nous confie sa maladie, sa peur de sa mort, inévitable, qui se rapproche à grands pas. C'est le bilan d'une vie, avec tous ses regrêts et ses désillusions. Un bilan bien péssimiste au demeurant. Nicolaï comprend soudain que la plus grande jouissance de sa vie, il la trouvait à travers son travail, en enseignant, en cherchant, en rencontrant des gens instruits. Il comprend alors que sa vie personnelle est d'une banalité affligeante, entouré de personnes sans intérêt.

J'ai beaucoup aimé ce texte, je m'y suis beaucoup retrouvée sur certains points, en particulier ce qu'il disait sur l'enseignement et sur l'importance de s'épanouir dans sa vie professionnelle au détriment de sa vie personnelle parfois. Et puis, j'aime ce style, je suis toujours emportée par les textes de Tchekhov. C'est profond et léger à la fois, tragique mais qui nous arrache immanquablement des sourires.

Une belle réussite que cette nouvelle.

Ceci est ma deuxième lecture russe en l'honneur des journées du livre russes qui se sont tenues ce week-end à Paris.

14449003_655070344669277_7701624329916419623_n

Et voici mon le troisième livre sortie de mon immense et vieille PAL pour le Challenge "Objectif PAL" d'Antignone.

objectif pal

Posté par Cryssilda à 22:15 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : , ,

04 février 2017

"J'ai tué" de Mikhaïl BOULGAKOV

Jai-tue-et-autres-recits_6636

J'ai tué de Mikhaïl Boulgakov

Traduit du russe par Jean-Louis Chavarot et Françoise Flamant

Éditions Folio, 1997, 104 pages

Ce livre rassemble trois nouvelles : Le Brasier du Khan, L'île pourpre et J'ai tué.

Voici un livre qui traîne depuis très longtemps dans ma PAL et que j'avais dû acheter pour avoir un premier aperçu de l'auteur, vu que je ne l'avais jamais lu avant. Et vu que ce week-end ce sont les Journées du livre russe à Paris, j'avais décidé de lire russe. Je devais aussi me rendre au salon mais cela ne va finalement pas être possible, prise aujourd'hui d'un gros coup de fatigue (début de vacances effect, très certainement).

Malheureusement, j'ai fait un bien mauvais choix pour commencer mon week-end russe... je me suis littéralement ennuyée avec ces trois nouvelles... J'étais même à deux doigts de ne pas chroniquer ce livre, mais j'avais promis de parler de livres russes et je n'avais pas d'autres chroniques sous la coude. Je serai plus organisée pour l'édition 2018 !

Les trois nouvelles sont très ancrées dans l'histoires russes et c'est très compliqué de suivre si on ne connaît pas en détail les différentes révolutions et trahisons qui ont eu lui en Russie. Parfois, ce n'est pas dérangeant, on arrive à suivre... Mais là.... j'ai fini par ne plus m'y retrouver et nbe plus lire que d'un oeil. Mais c'est un recueil, alors à la fin de la première nouvelle, j'était pleine d'espoir ! Surtout que L'île pourpre est une parodie de Jules Verne. Hé bien, que nenni, même ennui.... qui s'est confirmé par la dernière nouvelle.

J'enchaine maintenant sur un court livre de Tchekov, avec lui, je pense prendre moins de risques, je le connais et d'habitude j'aime. Alors à plus tard ou à demain, et je vous en donnerai des nouvelles !

livre russe 2017

 

Et voici mon le deuxième livre sortie de mon immense et vieille PAL pour le Challenge "Objectif PAL" d'Antignone.

objectif pal

Posté par Cryssilda à 20:46 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags : , ,