Voyager... Lire...

22 juillet 2014

"Retour à Stonemouth" de Iain BANKS

Retour à Stonemouth de Iain Banks

Traduit de l'anglais par Patrick Imbert

Éditions Calman-Levy, 2014, 335 pages

Iain Banks est un auteur écossais que je n'avais jamais lu encore. Très touchée par l'annonce de sa maladie puis par sa disparation, je voulais découvrir son travail mais j'étais toujours un peu refroidie par le côté SF. Ce roman, de littérature dite "blanche" se déroulant dans une petite ville écossaise m'était alors tout destiné. Je me réjouissais de ce moment douillet-lecture-écossaise-comme-je-les-aime.

Stewart Gilmour vit à Londres et revient à Stonemouth pour les funérailles d'un vieux bonhomme qu'il a connu pendant ses balades dans les collines écossaises alors qu'il était gamin. Le vieil homme n'est autre que le patriarche de la mafia locale, et accessoirement le grand-père de l'ex de Stu. Dès les premières pages, on sent un certain danger, de la tension qui entoure le retour de Stu, et petit à petit on comprend que son exile était tout sauf volontaire. La fratrie de la famille Murston dicte les conditions et la durée du séjour du jeune homme qui est loin d'être libre de ses mouvements dans son bastion familiale. Le récit alterne entre ses retrouvailles avec sa famille, ses copains, ses ennemis, son village, et des flashbacks qui nous éclairent un peu plus sur les évènements qui l'ont défini comme persona non grata.

Loin de l'image de carte postale que l'on peut avoir de l'Ecosse, ce roman se rapprocherait plus des livres d'Irvine Welsh par les thèmes abordés. Nous sommes ici dans un joli petit village côtier près d'Aberdeen plongé dans une guerre des gangs. L'endroit est sous l'emprise de la mafia locale qui trempe dans la drogue et les meurtres et ce lieu qui semble idyllique n'est peut-être pas l'endroit parfait pour de paisibles vacances. Pour autant, le roman n'est pas trash à la Irvine Welsh, le style reste très doux et parfois ironique et amusant. L'intrigue est narrée du point de vue de Stu qui subit la famille Murston alors la tension que l'on ressent est plus sa peur à lui d'avoir à affronter les frères pour une raison qui nous échappe jusqu'à la moitié du livre.

Venons-en à mon avis.... hé bien on peut appeler cette lecture un rendez-vous raté ! Cette lecture m'a parue interminable alors que le roman avait absolument tout pour me plaire ! J'ai passé plus d'une semaine dessus, j'ai eu l'impression de lire un pavé. Le pire, c'est que je suis bien incapable d'expliquer ce qui m'a géné ! J'ai bien aimé le personnage de Stu, un peu genre "hé, c'est moi, je reviens de Londres et j'ai réussi, bande de ploucs!" alors qu'il fait totalement partie de la communauté. Il m'a amusée, ses maladresses aussi, beaucoup ! Le thèmes du livre ou le milieu ne m'ont pas dérangée non plus (disons que j'aime Irvine Welsh à qui je faisais référence plus haut!), le côté petit village un peu perdu au milieu de l'Ecosse non plus, vous vous en doutez... alors quoi ? J'ai trouvé le style de l'auteur très très très lent (du coup cette impression, et pas juste impression, de ne pas tourner les pages très vite). Et puis ça m'a agacé qu'il tourne autour du pot et qu'il ne nous révèle pourquoi Stu a été banni qu'au milieu du livre. On en peut plus d'attendre ! D'ailleurs j'ai lu bien plus vite la deuxième partie du livre (thanks God!)

Je suis alors très mitigée sur ce livre mais je suis contente d'avoir enfin découvert cet auteur que j'aurais lu de toutes façons, à un moment ou un autre (et j'aurais de toutes façons choisi ce livre également! Cherchez l'erreur!)

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15 juillet 2014

"Un ciel rouge, le matin" de Paul LYNCH

Un ciel rouge, le matin de Paul Lynch

Éditions Albin Michel, 2014, 288 pages

Traduit de l'anglais par Marina Boraso

Quand un nouvel auteur irlandais apparaît, je prends ! Sans même connaître le thème du livre. C'est qu'il y a des pays dont j'aime me tenir au courant ! J'ai ce livre sur les étagères depuis février mais j'ai attendu un peu pour le lire car, à cette période, j'avais déjà lu deux ou trois romans qui se passaient dans la tourbe, qui parlaient d'évictions et j'avais peur d'une lassitude qui aurait pu me faire passer à côté de ce livre. Et puis, alors que ça m'aurait certainement donné envie d'ouvrir ce roman plus rapidement, j'ai raté les deux rencontres avec l'auteur qui ont eu lieu à Paris (parfois, la vie de prof ce marie mal avec les rencontres culturelles parisiennes!) Bref, c'est les vacances et j'ai eu le temps de me plonger dans ce roman je l'ai lu en deux jours.

L'intrigue se passe en 1832. Coyle vit avec sa femme et sa petite fille (un autre bébé va arriver sous peu) dans la campagne d'Inishowen en Irlande. Ce sont de modestes gens qui travaillent dur pour s'en sortir. Quand son propriétaire lui faire savoir qu'il est expulsé, il voit rouge et décide d'aller lui causer. La tension monte très vite et Coyle tue par accident le propriétaire. Il doit alors abandonner sa famille et fuir pour sa vie. Il est traqué par trois hommes de main du propriétaire à travers l'Irlande dans laquelle il se cachera comme le fugitif qu'il est jusqu'à ce qu'il prenne une bateau pour l'Amérique.

Alors que, même si j'aime ça aussi, dans les romans irlandais tout est souvent très lent et calme, ce roman dénote de ce qu'on a l'habitude de lire de la part d'auteurs de ce pays ! Le livre est un roman d'aventure, Coyle est traqué et la tension est palpable à chaque page. Il finira par prendre un bateau vers l'Amérique et effectivement, dès les premières pages, ce roman m'a fait penser à un Western, en tout cas à un roman Américain si propice à des histoires de traques et de reglements de compte à travers la campagne et des étendues de vide. Mais ça n'en reste pas moins un roman profondément irlandais. Paul Lynch dépeint avec lyrisme la nature dans son pays, son ciel si particulier, la pluie, le vent, la tourbe, tout ce qui fait le quotidien des irlandais. Les passages qui parlent des éléments, que ce soit en Irlande ou en Pennsylvanie sont magnifiques, ils subliment la nature.

Ce livre est également un roman sur l'immigration et sur les colons qui partaient pour l'Amérique dans des conditions déplorables : Les voyageurs n'étaient jamais sûrs d'arriver en vie à destination après cette longue traversée. Le rythme du récit semble s'apaiser pendant cette traversée, comme une pause obligatoire tant pour le lecteur que pour Coyle. La nouvelle vie en Amérique, pleine de promesses dans l'imagination collective ne sera pourtant pas une réalité cuisante d'Eldorado pour ces irlandais réquisitionnés pour construire un chemin de fer dans des conditions qui ressemblent fort à l'esclavagisme (la fin du roman m'a indignée au plus haut point! Mais je n'en parlerai pas ici...)

J'ai déjà parlé du style plus haut quand l'auteur évoque la nature. Bien que l'histoire soit assez sombre, haletante, angoissante, c'est un livre qui se lit avec plaisir. On peut même dire que c'est un beau livre, une belle histoire grâce au style de l'auteur : Tout en douceur, plein d'humanité et de respect pour la vie, les gens, la nature, les animaux. On comprend que Coyle a eu un accident de parcours mais que c'est un homme bon qui subit dorénavant sa vie. L'auteur sème un peu le trouble dans l'esprit du lecteur lors des premières du roman en utilisant des flashbacks et des changements de point de vue... mais on s'yhabitue bien vite et j'ai trouvé que c'était un style très fin que l'auteur utilisait là. L'auteur crée alors une ironie dramatique entre ce que les lecteurs savent et ce que les personnages ignorent (et ça fend le coeur, croyez-moi!)

Je ne peux que vous recommander ce roman, certainement le meilleur et le plus étonnant que j'ai lu depuis le début de l'année. J'ai aimé le style, doux, fluide et très maîtrisé. J'ai aimé les thème abordés : l'Irlande, l'immigration, l'Amérique des pioniers. Un livre grandiose, un véritable coup de coeur !

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12 juillet 2014

RAT H+3

Bon, je m'y suis mise en retard... je suis pas une fille très ponctuelle, alors vous imaginez bien, en vacances !

J'ai commencé mon RAT à 11H, et je viens de terminer Un ciel rouge, le matin de Paul Lynch (il me restait 88 pages). Retenez ce nom (mais je vous en reparlerai), ce livre est magnifique, grandiose ! Un coup de coeur !

Bilan à 13h00 : 88 pages.

 

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RAT 10h-22h : C'est parti !

RAT c'est dur

Si tout va bien, à l'heure où vous lisez ce message, mon réveil a bien sonné, j'ai promené les chiens, et je suis retournée avec un grand thé au lait lire dans mon lit pour ce RAT !

C'est donc (normalement) parti pour 12 heures de lecture non-stop (mais oui). Je repasserai par ici vous dire si je survis à l'épreuve et plus régulièrement sur Facebook (parce que c'est plus simple!)

Bon RAT à tous les participants !

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11 juillet 2014

Un an en Irlande

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Au départ, il n'y a absolument rien entre l'Irlande et moi.... Mais mes frères m'y ont trainé une première fois... et une deuxième! Puis je me suis mise au gaélique irlandais (faute de cours de gaélique écossais à Paris) et j'ai rencontré une bande de joyeux irlandais (ou assimilés) qui ont pris une grande place dans ma vie !    

Donc, entre l'Irlande et l'Ecosse, mon coeur balance... et si je lance un challenge sur l'Ecosse, ma conscience me demande expressément d'en lancer un sur l'Irlande également !

Je vous propose donc de passer avec moi Un an en Irlande (aussi!).

Le challenge a été annoncé sur Facebook depuis un moment, désolée de ne l'avoir pas fait ici... j'ai alors retardé la date de la première LC.

Le principe est de lire un livre d'un auteur irlandais par mois en suivant le planning suivant pour la publication des billets :

  • 15 août 2014 : Samuel Beckett
  • 15 septembre 2014 : Keith Ridgway
  • 15 octobre 2014 : Roddy Doyle
  • 15 novembre 2014 : Sam Millar
  • 15 décembre 2014 : Liam O'Flaherty
  • 15 janvier 2015 : Colm Toibin
  • 15 février 2015 : Robert McLiam Wilson
  • 15 mars 2015 : Maggie O'Farrell
  • 15 avril 2015 : Oscar Wilde
  • 15 mai 2015 : Joseph Sheridan Le Fanu
  • 15 juin 2015 : Dermot Bolger
  • 15 juillet 2015 : James Joyce

Vous pouvez rejoinde le groupe Facebook pour parler de vos lectures, mais rien ne vous y oblige !

Donc vous pouvez vous inscrire pour l'intégralité des lectures (ce qui me ferait un immense plaisir) ou vous pouvez faire une LC par-ci par-là au gré de vos envie. Il suffira juste de me mettre votre lien en commentaire de cet article pour que je puisse vous suivre et faire le récap' !

Je vous ferai un logo par mois selon l'auteur mis à l'honneur.

Très beau voyage en Irlande à vous !

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10 juillet 2014

"The Firemaker" de Peter MAY

The Firemaker (Meurtres à Pekin) de Peter May

Éditions Quercus, 2005, 368 pages

Margaret, professeur de renom spécialisée dans les autopsies de corps calcinée aux États Unis, est invitée à Pekin pour donner une série de séminaires sur le sujet à des étudiants chinois. Son but est de fuir le cahot de sa vie personnelle et de voir du pays. Elle arrive en Chine sans rien connaître du pays et sans même prendre la peine de s'intéresser à quoique ce soit. Le jour de son arrivée, Li, flic, obtient une promotion et doit se charger d'entrée d'une série de trois meurtres qui ont eu lieu la même nuit. Le corps de l'une des victimes est retrouvé brûlé dans un parc par des enfants. Il va être demandé une faveur à Margaret, celle de procéder à l'autopsie. Malgré elle, elle va petit à petit se plonger dans les us et coûtumes chinois et commencer à comprendre ces gens étranges, en particulier Li avecqui rien ne s'annonce très simple.

Je vous parle souvent de Peter May mais j'avoue que ce qui m'a poussé à ouvrir un de ses romans un jour se résume en un mot : Écosse. Je connaissais bien sûr cette série chinoise mais je n'arrivais pas à me convaincre de me lancer... pourquoi, je ne sais pas.... Alors que j'étais passionnée d'Asie, et en particulier par la Chine dans ma prime jeunesse (j'ai été jusqu'à apprendre le chinois au lycée !), lire aujourd'hui des romans qui se passent en Asie ne m'intéresse plus du tout... limite me rebute. Mais bon, j'ai lancé une LC Peter May, et j'étais comme en rupture de ses livres écossais...

Et Ô ! Magie ! Dès les premières pages de ce roman, j'ai été prise dans le livre ! J'ai tout d'abord beaucoup aimé le personnage de Margaret et son incompréhension totale de la Chine. Ce choc des cultures, des deux côtés d'ailleurs, m'a beaucoup amusée ! Margaret n'est pas non plus l'américaine cliché qui ne juge un pays que par ses yeux d'américaine (elle est quand même prof de fac, hein!), mais elle s'en fout juste. Elle est là pour se changer les idées, et comme elle le dit, la Chine ou ailleurs, ce n'est qu'une question de hasard. Li, quant à lui, est très chinois coincé, obsédé par son travail et le respect qu'il doit à sa famille et en particulier son vieil oncle, retraité de la police, qu'il vénère. Entre les deux, c'est sûr que la cohabitation va être compliquée !

Il y a également une atmosphère bien particulière dans ce livre, Pékin est palpable et la lectrice intriguée (moi!) s'est retrouvée à chercher les lieux où se passent le livre sur internet (et puis il y a une histoire bien particulière entre Pékin et moi, et c'était comme retrouver un vieil ami que de lire ce roman... et c'en a fait pour moi une lecture bien personnelle).

L'intrigue est quant à elle très rythmée, pleine de rebondissements et il y a un certain nombre de passages où il faut s'accrocher car on se prend les évènements en pleine face sans trop comprendre ce qui nous arrive ! Et puis il y a cette plume de conteur que je retrouve toujours avec grand plaisir.

Enfin, les messages très écolos en filigrane : Il est en effet question de la vie (des savants fous) dans ce livre, mais la question est de savoir : la vie à quelle prix ? Devons-nous tout accepter sous prétexte de nourrir plus "efficacement" les gens ? (ceux qui me connaissent un minimum savent mon avis sur la question)...

J'ai passé un très bon moment avec ce roman, ce fut très dépaysant pour moi... et je me dis que parfois (et en particulier maintenant), je devrais effectivement avoir moins peur de me plonger dans des genres ou des thèmes que je connais moins, car ça fait finalement du bien !

Roman lu dans le cadre du Challenge "Un an en Écosse", pour la LC du mois de juillet consacrée à Peter May.

Julie a lu deux romans de la trilogie écossaise, et Iroise a lu le The Blackhouse qui en est le premier volume, Novelenn a lu Les disparues de Shanghai de la série chinoise également... d'autres billets devraient arriver en cours de mois...

(Le mois prochain, nous lirons un roman de John-chouchou Burnside!)

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The (presque) Lewis Trilogy de Peter May

Aujourd'hui, c'est avec plaisir que je prête mon blog à ma pota Julie pour la LC Peter May dans le cadre de Un an en Ecosse. (Mon billet à moi arrivera dans la journée.)

The (Presque) Lewis Trilogy. 

J’avais entendu parler de Peter May mais je ne l’avais jamais lu. Alors pour ce premier mois de UN AN EN ÉCOSSE, j’ai donc couru à la bibliothèque pour voir ce qu’ils avaient et j’ai donc lu The Lewis Trilogy. Enfin, presque, car ils n’avaient pas The Blackhouse (le premier livre). Cryssilda m’ayant affirmé que je pourrais suivre l’histoire malgré tout, je me suis lancée dans la lecture de The Lewis Man et The Chessmen. Et effectivement, j’ai pu suivre sans problème à un détail près : Ní fhíos agam cá bhfuil Artair. Il faudra que je lise The Blackhouse pour savoir. Sinon, je me suis tout simplement régalée, j’ai lu les deux livres en trois jours...

J’ai aimé le décor ; l’île de Lewis, les montagnes, les tourbières, les falaises, l’océan…Les gens parlent gaélique. Je vis dans l’Ouest de l’Irlande juste à côté d’une tourbière (pour ne pas dire en plein milieu) et j’ai visité Lewis en 2009. Il était très facile non seulement de me représenter les paysages mais aussi les sensations, les bruits, les odeurs…

J’ai aimé l’histoire. On apprend énormément sur l’ile et ses habitants, ses coutumes passées et actuelles. Finn Mcleod est un ancien policier tourmenté par son passé et une tragédie personnelle qui retourne sur son île natale et se retrouve à élucider des meurtres. Des vieux meurtres. Dans the Lewis Man on découvre le cadavre d’un jeune homme conservé dans la tourbe depuis les années 50 (j’ai déjà découvert un rat momifié, découvrir une momie humaine est devenu une de mes hantises), et on découvre l’épave d’un avion et son pilote disparus 15 ans auparavant dans The Chessmen. Les meurtres seront élucidés via souvenirs/flashbacks façon Coldcase. Restant dans les séries télé, je n’ai pu m’empêcher de me représenter Finn Mcleod avec la tête de l’acteur Iain Glen qui incarne Jack Taylor (pourtant, à part le fait d’être deux anciens policiers, les deux personnages n’ont pas grand-chose en commun).

Enfin, j’ai aimé l’écriture. C’est très rythmé, on ne s’ennuie pas une seconde. J’ai adoré le changement de narrateur, troisième personne pour le présent, première personne pour le passé (un vieil homme atteint d’Alzheimer dans The Lewis Man et Finn McLeod lui-même dans The Chessmen). À la fin de The Lewis Man, je m’étais fait la réflexion suivante à propos de l’un des personnages : « c’est un peu bête, pourquoi il n’a pas appelé la police ? » et j’étais un peu resté sur ma faim. Cependant, cette réflexion est reprise dans The Chessmen  et fait même l’objet d’une intrigue secondaire, donc au final, pas de déception. Et aussi, je ne sais pas comment cela a été traduit en français, mais « the clouds pregnant with rain » ; j’adore ! Un bilan très positif pour moi. Vivement le mois prochain !!!

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09 juillet 2014

Un an en Ecosse

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En ce début d'été, je vous propose un nouveau challenge pour passer avec moi Un an en Ecosse.

Le challenge a été annoncé sur Facebook depuis un moment, désolée de ne l'avoir pas fait ici, ce qui va poser un problème si vous vouliez participer à la première LC.

Billets de présentation de Novelenn et de Chat de bibliothèque.

Le principe est de lire un livre d'un auteur écossais par mois en suivant le planning suivant pour la publication des billets :

10 juillet 2014 : Peter May

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  • 1er août 2014 : John Burnside
  • 1er septembre 2014 : Ian Rankin
  • 1er octobre 2014 : Robert Louis Stevenson
  • 1er novembre 2014 : Alasdair Gray
  • 1er decembre 2014 : Irvine Welsh
  • 2 janvier 2015 : Walter Scott
  • 1er février 2015 : Dominic Cooper
  • 1er mars 2015 : Arthur Conan Doyle
  • 1er avril 2015 : Ron Butlin
  • 1er mai 2015 : James Matthew Barrie
  • 1er juin 2015 : Val McDermid

Vous pouvez rejoinde le groupe Facebook pour parler de vos lectures, mais rien ne vous y oblige !

Donc vous pouvez vous inscrire pour l'intégralité des lectures (ce qui me ferait un immense plaisir) ou vous pouvez faire une LC par-ci par-là au gré de vos envie. Il suffira juste de me mettre votre lien en commentaire de cet article pour que je puisse vous suivre et faire le récap' !

Je vous ferai un logo par mois selon l'auteur mis à l'honneur, voici le premier :

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J'espère que vous passerez une très belle année en Ecosse parmi ces auteurs !

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02 juillet 2014

"Rayon hommes" de Camille SAFERIS

Rayon hommes de Camille Saféris

Editions La Musardine, 2014, 292 pages

Zoé vient de larguer son gros naze de copain (qu'on se fasse larguer ou qu'on largue, c'est toujours un gros naze de toutes façons !) et elle décide de se mettre en pause question relations. C'est sans compter sa pote Vanessa, la nymphomane, en pause elle aussi (c'est ce qu'elle dit...) ! Elles décident d'aller faire du shopping ensemble pour se changer les idées quand elles découvrent le rayon hommes, tout juste ouvert, d'un grand magasin parisien. Le principe ? Les hommes sont exposés derrière des vitres avec une étiquette déclinant leur profil. Les filles choisissent et font un test de quelques minutes avec lui dans une cabine, histoire de voir si y'a connexion de phéromones etc... Si c'est concluant, elles peuvent le louer, et le ramener fissa en cas de malfaçon !

Vanessa a un coup de c.... foudre ! Oui foudre ! Pour l'un des mecs, mais Zoé l'avait vu en premier en pensant "que des conneries tout ça..." alors c'est Vanessa qui va se le taper et s'éclater, pendant que Zoé se tape des losers à l'essai.... qui finissent parfois par dormir sur le canapé d'ailleurs....

Pendant ce temps là, Barnabé a sa sex friend qui, elle, ne le considère pas trop comme ça.... et essaie, lui, de faire son marché parmi les clientes du rayon hommes dans lequel il est vendeur.

J'ai décidé d'accepter mon premier livre de La Musardine, pour voir.. et de participer par la même occasion au premier Mardi c'est permis de Stéphie (bon, on est mercredi, mais c'est un détail ! Car mardi c'était garderie de collégiens, puis fête de profs!) avec ce livre. Honnêtement, je m'attendais à du trash, ou bien à m'ennuyer, ou bien à du "tu veux lire du c.... je t'en donne!" mais j'ai été très agréablement surprise avec ce livre que j'ai lu pratiquement d'une traite en me marrant du début à la fin ! Ce livre est une bonne comédie et c'est finalement pas très éloigné de notre société actuelle ! Vanessa la fille chaude facile, Zoé qui veut quand même rester très digne mais qui n'en pense pas moins, et Barnabé le nounours maladroit qui tombe amoureux.

Pour ce qui est du sexe, c'est resté très soft je trouve ! L'auteur n'en rajoute pas, il décrit juste ce qu'il faut là ou d'autres romans plus décents (ahah) pourraient être plus imagés ou elliptiques. Du coup, c'est bien passé, sans vulgarité et avec beaucoup d'humour. Il n'y avait justement pas ce côté surenchère qui aurait pu me déranger.

Un livre très sympa et nickel à lire cet été pour rigoler un "bon coup" ! (ahah!)

Je signe donc ici ma première participation au Mardi c'est permis de Stéphie.

Mardi-c-est-permis

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24 juin 2014

"La deuxième vie d'Amy Archer" de R.S. PATEMAN

La deuxième vie d'Amy Archer de R.S. Pateman

Éditions Actes Sud, 2014, 346 pages

La fillette de dix ans de Beth et Brian a disparu, et cela fait dix ans dans quelques jours. Probablement enlevée puis tuée. Beth ne s'en est jamais remise, son mari a fini par la quitter pour essayer de se reconstruire une autre vie. Beth vit alors toute seule dans la maison qu'occupait toute la famille à Londres. Obnubilée par la disparition de sa fille, Amy, dont le corps n'a jamais été retrouvé, elle tente tout ce qu'elle peut pour essayer d'avoir des réponses, pour communiquer avec elle grâce à divers voyants et médiums. Un jour une femme qu'elle ne connaît pas cogne à sa porte. C'est la mère de la petite Esme de dix ans et qui ressemble à Amy à s'y méprendre... sauf que Amy devrait maintenant avoir vingt ans. La petite connaît des détails incroyables de la vie d'Amy, elle se croit la réincarnation de la petite... Hasard, supercherie, vérité ? Il faudra lire ce livre pour le savoir !

L'idée de départ est très bonne et le lecteur est pris entre ses convictions, sa rationalité et ce qu'on lui met sous les yeux. De plus, on a bien du mal à faire confiance à Beth, elle n'est pas très stable cette dame, c'est le moins que l'on puisse dire. L'histoire semble très vite prendre le tournant de la réincarnation etc... mais à chaque page, ou presque, tout est remis en question, comme si la raison cherchait à s'imposer.

On plonge alors dans une espèce de folie et de plus en plus de révélations et de détails troublants nous assaillent... et le lecteur doute beaucoup ! L'histoire nous est racontée du point de vue de Beth, du coup on tend à être de son côté et à tirer les mêmes conclusions qu'elle avec les éléments qu'elle découvre... jusqu'au moment où le lecteur se doit de mettre en doute l'honnêteté de Beth également... Est-elle la mère parfaite dont elle nous a elle-même brossé le portrait ?

J'ai bien accroché jusqu'à la toute dernière partie du livre ou je me suis dit : trop c'est trop ! L'auteur a mis trop de morbide, a accumulé trop d'évènements fâcheux... et ça donne une impression de grosse purée. Un autre aspect m'a également dérangée dans la dernière partie, le fait que Beth fonçait dans tout ce qui était paranormal au début, et d'un coup, elle rejette tout d'emblée ! Je comprends qu'elle puisse avoir des doutes, mais pour le coup elle est en position de rejet sans que cela ne nous soit vraiment expliqué, du tout, pour moi, ce n'était pas bien crédible (justement au moment où ses premières intuitions se trouvent confirmées... étrange!)

Un bon moment de lecture donc, mais si l'intrigue s'est essoufflée et que c'est devenu plus confus à la fin du roman.

logo année3

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