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20 novembre 2014

"Molière"de Laurent TIRARD et Ariane MNOUCHKINE

Molière (2007)

Réalisé par Laurent Tirard et Ariane Mnouchkine

Avec Romain Duris, Fabrice Luchini , Laura Morante...

Alors que Molière (Romain Duris) a vingt-deux ans et qu'il rêve de gloire, et s'entête à jouer dans des tragédies dans lesquelles il est très mauvais. Il finit par amasser de grosses dettes qui le mènent en prison. Rapidement, il a la visite de Monsieur Jourdain (Fabrice Luchini) qui lui propose un travail en échange de sa liberté. Bien sûr, Molière accepte. Monsieur Jourdain est un riche bourgeois, has been (oui un has been du 17ème siècle, y'en avait bien!) et il est amoureux d'une jeune et belle duchesse. Il demande à Molière de lui apprendre à jouer, car lui-même souhaite écrire une pièce et la présenter à sa dulcinée pour la séduire. Molière rejoint alors la belle demeure de Jourdain dans laquelle il se fait passer pour un prêtre en charge de l'éducation de sa fille. Là, Molière va rencontrer Elmire, la séduisante femme de Jourdain...

Ce film prend quelques libertsé dans la biographie de Molière. Alors qu'il a vingt-deux, on ne sait plus en effet ce qu'il a fait pendant quelques mois, c'est ici que le film invente son intrigue avec le parti pris que c'est une période majeure dans la vie du jeune homme et qu'elle va lui inspirer nombre de ses comédies.

Je ne suis pas une grande fan de Romain Duris en général, mais il faut avouer que c'est un jeune Molière très convaincant. Le duo qu'il forme avec Fabrice Luchini (enfore lui!) est mémorable : un jeune homme bien douée qui s'amuse de la situation et un homme défraîchi qui croit dur comme fer en son pouvoir de séduction, même sur une jeune femme déjà si convoitée. J'ai été ravie de retrouver Fabrice Luchini, toujours excellent dans des rôles qui jouent avec les mots.

Un très bon film que j'ai découvert avec beaucoup de plaisir grâce au mois Molière qui a toujours lieu en ce moment dans ma ville.

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16 novembre 2014

"Le Puits" d'Ivan REPILA

Le Puits d'Ivan Repila

Traduit de l'espagnol par Margot Nguyen Béraud

Éditions Denoël, 2014, 110 pages

Le livre commence dans un trou profond, au milieu d'une forêt. Deux enfants sont prisonniers de ce puits, un Grand et un plus Petit, on ne nous dira jamais leur nom, mais on comprendra très vite que ce sont deux frères. On croit comprendre qu'ils sont tombés dans ce trou après être allés faire des courses pour leur mère, le sac est près d'eux mais ils n'y toucheront sous aucun prétexte. Même après 97 jours, personne ne viendra à leur recherche, même pas leur mère qui pourtant doit attendre son fromage et son pain.

Les deux enfants vont d'abord chercher à sortir de ce trou, mais ils n'y parviennent pas... alors leur survie va s'organiser avec ce qu'ils ont autour d'eux, c'est à dire pas grand chose : des vers, de la terre, la pluie quand elle tombe, des racines... Le Grand se lance également dans de longues séances d'entrainement, il doit se muscler, il doit grandir, se fortifier, et souvent au détriment de la ration de lombrics de son petit frère. La mission du plus jeune, lui, est de ramasser les protéïnes de la journée tous les matins.

Les deux enfants vont rester 97 jours dans ce trou, l'intitulé des chapitres correspondants aux jours des prisonniers. Il en manque, on ne lit pas ce qui se passe au cours de ces 97 jours, il n'y a pas 97 chapitres.

C'est un roman très psychologique, les deux enfants perdent pied, le plus jeune qui est aussi le plus fragile, frôle la folie, perd ses mots, sa langues et ne parvient plus à s'exprimer ni à communiquer avec son frère. Le Grand a un projet qui'il garde secret mais qui lui permet de ne pas sombrer dans le désespoir ou dans la démence... C'est ce qui manque au petit, il attend et devient fou. Ils sont tous les deux réduits à l'état d'animal, l'important est la survie du corps même si l'esprit se perd.

Bien sûr, il n'y a aucune hygiène dans ce trou et au bout de cent jours, on imagine bien ans quels était ils sont, à manger des lombrics et à sucer des racines....

Jusqu'au dernières pages, ou presque, je n'ai pas bien compris la situation, comment ces deux enfants peuvent rester bloqués là sans que personne ne les recherchent. Pourquoi, également, ne piochent-ils pas dans la nourriture qui se trouvent dans leur panier ? C'est que les enfants en savent plus sur leur situation que les lecteurs.... c'est peut-être aussi ce qui les fait tenir.

C'est un roman effroyable qui scrute la nature humaine, celle de deux enfants.... Ils se détestent, ne se supportent plus, mais s'aiment plus que tout, l'un sans l'autre, ils ne survivraient pas. On imagine leur force de se mourir de choses immondes, c'est ça ou mourir... On comprend aussi leur désespoir, leur colère et leur peine.

L'auteur, pour moi, a voulu se mettre dans la pire des situations que deux enfants puissent connaître et imaginer leur quotidien dans tout ce qu'il y a de plus horrible. J'ai été fascinée par ce roman autant que terrorisée par cette histoire. Heureusement, c'est une fiction !

Et puis, ce roman a une portée écologique, c'est une allégorie de la terre qui n'en peut plus. Les deux enfants épuisent la terre autour d'eux comme les habitants de la terre le font avec la planète "Dans son rêve, le puits est aussi grand qu'une ville. Ses habitants sont affamés car la terre n'en peut plus" p.28 "A leurs pieds, des plaques profondes reflétaient un ciel noir, lourd de nuages se gonflant et se dégonflant tour à tour comme les poumons d'un océan" p.41 Mère nature est défaillante dans son rôle, mais à cause de quel dérèglement? Il y a clairement quelque chose de pourri dans ce roman.

J'ai également vu ce livre comme une critique de la télé réalité, d'émission du genre kho lanta : "Le Petit continue de mourir quelques jours encore tandis que son frère s'efforce de le maintenir en vie. Comme si ce n'était qu'un jeu" p.44 "L'eau, la vraie, est dehors. Celle-là n'est qu'un mensonge" p.47. Ce roman est une expérience... pour l'auteur comme exercice littéraire, pour les enfants qui sont observés par nous, la société, alors qu'on les a sciemment mis dans cette situation, dans le support du livre qui est censé être un divertissement.

Un premier roman très prometteur, Ivan Repila est sans conteste un auteur sur lequel il va falloir garder un oeil.

Et voici, par la même occasion, ma quatrième participation au Challenge Union Européenne en 28 livres : Espagne.

Challenge Europe

13 novembre 2014

"Le malade imaginaire" de MOLIERE

Le malade imaginaire de Molière

DVD de la Comédie Française

Avec  Jacques Charon, Jacques Eyser, Georges Descrières, Jacques Toja, Simon Eine, Françoise Saigner...

Cette fois, le mois Molière de ma ville m'a menée jusqu'à la médiathèque en ce samedi après-midi dernier pour assister à la projection du Malade imaginaire par la Comédie Française. J'ai retrouvé les comédiens mais pas la date à laquelle cette version a été jouée.

Le malade imaginaire, mais tout le monde connaît cette pièce (y-a-t-il vriment quelqu'un qui y aurait échapé à l'école ? C'est possible?), raconte l'histoire d'Argan, stéréotype de l'hypocondriaque. Il est soigné et taquiné sans cesse par sa servante, Toinette. Bien sûr, il y a une intrigue amoureuse : Angélique aime Cléante mais elle doit épouser le jeune médecin autiste (c'est comme ça que je l'ai vu dans cette version), hystérique et maladroit, Diafoirus. Et forcément, on a Béline, la méchante belle-mère profiteuse et perfide !

Nous avons ici un Argon peu ragoûtant, faut le dire.... Assez fort, râleur, et toujours malade ! (bien sûr!) à attendre impatiemment ses pilules et ses lavements. Bon on ne va bien sûr pas réinventer l'intrigue en même temps.... mais c'est vrai que le contraste est flagrant quand Béline vient le câliner ! Toinette (et je viens de voir qu'elle est décrite comme la meilleure Toinette de tous les temps), je l'ai trouvée un peu hystérique parfois avec son rire beaucoup trop théâtrale (ok on est au théâtre, mais là, je trouve que c'était un peu ridicule). Angélique, rien à redire, sauf que (et là c'est franchement en rapport avec Molière, vous en conviendrez).... qu'est-ce qu'elle a des airs à M.LeP !!(ça me ferait mal de la citer, là, texto sur mon blog, mais vous comprendrez!) Ok en plus jolie, mais même la voix a des similitudes !!!

Il paraitrait que tous ces comédiens sont des pointures, d'ailleurs la salle, majoritairement de pas ma génération, semblait les connaître tous ! Bon moi, je connais personne... en même temps, le jour où je reconnaitrait un comédien.... bref c'est pas trop la discipline dans laquelle je brille.

J'ai bien aimé cette version même si j'ai pu la trouver un peu vieillotte (les couleurs, le son, la toute petite scène.) La salle de la médiathèque était remplie, et ça fait plaisir ! Les gens se sont amusés, ont bien ri... dommage que ça n'attire pas un public plus jeune par contre... En tous cas, j'ai été ravie de retrouver cette pièce qui, je crois, fut ma première découverte de Molière jadis.

A noter, à la médiathèque, une très intéressante exposition sur le thème des jardins à la française de la princesse Palatine par Jeanne Muller, au temps de Molière et dans ma ville. Cette exposition est également l'occasion de découvrir la topographie et les strates géologiques de la ville (qui peuvent nous donner un semblant de réponse à l'inévitable question que l'on se pose quand on vit au Raincy : mais pourquoi est-ce que les trottoirs et les routes s'affaissent) (ma ville est un gruyère parfois visible quand on rentre tout bonnement chez soi) (la rumeur dit qu'on a déjà perdu un camion lors d'un éboulement) (bref on en rigole même si c'est pas marrant du tout.)

Prochaine escale demain soir avec la diffusion du film Molière avec Romain Duris. au Centre Culturel !

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11 novembre 2014

"Le détroit du Loup" d'Olivier TRUC

Le détroit du Loup d'Olivier Truc

Éditions Métailié, 2014, 410 pages

Nous sommes de retour en Laponie avec Nina et Klemet, les deux patrouilleurs de la police des rennes. Alors qu'un troupeau est en train de traverser un détroit, des rennes se noient et un éleveur perd la vie. Que s'est-il passé ? Quelqu'un aurait-il effrayé les bêtes pour provoquer la catastrophe ? En parallèle, le maire de la ville d'Hammerfest est retrouvé mort au bord de l'eau... ça commence à faire beaucoup pour une petite ville, surtout que l'écatombe va continuer. Hammerfest est une petite ville qui prospère grâce au pétrole, ce qui pose de sacrés problèmes quand la cohabitation doit se faire avec la transhumance des rennes.

Alors que j'avais peur de retrouver la copie presque conforme du premier opus, Le dernier Lapon, lu cet été (je m'étais d'ailleurs donné du temps entre mes deux lectures), j'ai eu la bonne surprise de retrouver certes, Nina et Klemet, mais avec une intrigue qui a su se renouveler. Alors que le précédent roman mettait plus l'accent sur la tradition et les croyances, ici on s'intéresse plus à la nature, à l'écologie et à la tradition des éleveurs de rennes qui sont mises en danger par les gisements de pétrole qui montent à la tête des habitants pour son argent facile. Bien sûr, la présence de l'industrie du pétrole se fait au détriment des pâturages des rennes. Et puis, il y a ces histoires de plongeurs dont on se sert pour que tout aille plus vite, au détriment de leur sécurité.

J'ai beaucoup aimé retrouver l'ambiance bien particulière de la Laponie ainsi que Nina et Klement alors qu'une amitié profonde semble s'installer entre eux. Alors que dans le premier tome les nuits étaient très longues, cette fois ce sont les journées qui n'en finissent plus et Nina a bien du mal à supporter cet ensoleillement quotidien.

Ce roman est également l'occasion pour Nina de renouer avec son père qu'elle n'a pas revu depuis son adolescence. Il étaient plongeur lui aussi... par contre, je trouve dommage que Nina prenne son enquête comme moyen d'approche, ça ne me semble pas très moral et à la place de son père, je l'aurais envoyé balader direct ! J'ai été presque choquée par son attitude...

A noter que j'ai beaucoup aimé le personnage de Tikkanen que j'ai vu comme une réécriture du personnage de Fagin dans Oliver Twist, Tikkanen qui chérit ses petites fiches comme Fagin ses bijoux.

J'ai de nouveau lu ce roman avec beaucoup de plaisir et d'intérêt et je l'ai autant aimé que le premier volume. J'adore cette ambiance que l'auteur réussi à recréer ! Vivement les prochains romans !

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09 novembre 2014

Il y a 25 ans...

Bien sûr j'avais entendu parler du mur de Berlin... mais c'est au collège que j'ai vraiment compris ce que c'était. Une ville coupée en deux, des familles séparées.... la guerre froide, tout ça... une période de l'histoire qui continue de me passionner et qui me passionnera toujours.

Il y a 25 ans, j'étais scotchée dévant ma télé....

Et il y a 5 ans, j'étais là, les larmes aux yeux...

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Et c'est tout.

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08 novembre 2014

"Alceste à bicyclette"

Alceste à bicyclette (2013)

Réalisé par Philippe Le Guay

Avec Fabriche Luchini et Lambert Wilson

Serge est un comédien à la retraite, ou plutôt en retraite sur l'Île de Ré où il a hérité une vieille maison en lambeaux... un peu à son image. Il s'est mis à la peinture et vit reclus ("oui j'ai un portable, mais personne n'a le numéro!) Son vieil "ami" Gauthier débarque un bon matin pour lui proposer de reprendre du service en jouant avec lui dans Le Misanthrope, à Paris. Serge n'est pas très chaud au départ, mais on sent bien que ça le titille, que ça lui fait du bien qu'on se souvienne enfin de lui. Les deux amis vont alors se lancer dans des répétitions pendant une semaine, se chamaillant sur le rôle qui leur serait attribué : Tous les deux veulent incarner Alceste. Gauthier est la star d'un téléfilm français (pourri) du style Urgence, il est un peu dépeint comme le beau gosse qui présente bien sur scène mais qui n'a pas trop de talent. Serge, quant à lui, est un amoureux des mots, de la littérature du théâtre et de Molière (j'adore quand il fait la morale à Gauthier sur sa diction, sur l'importance des syllabe, un pied manquant et on mutile le texte!), , il pense que tout naturellement le premier rôle lui revient.

Autour de ces répétitions, on voit doucement les deux personnalités des vieux amis se révéler : Serge reprend vie grâce au texte de Molière, reprend confiance en lui et sourit de nouveau. Gauthier, lui, apprend beaucoup de ses heures passées avec Serge, mais son côté beau gosse, grosse star, show biz reprend trop souvent le dessus et on comprend bien qu'il n'a pas grand intérêt en son amitié avec Serge, il veut juste qu'il accepte le rôle, il est en pleine transaction sur l'île !

Et puis il y a cette histoire de cette jolie italienne à la dérive qu'ils vont apprendre à connaître et à laquelle Serge va s'attacher...

J'ai beaucoup aimé ce film, les deux acteurs, Fabrice Luchini et Lambert Wilson sont parfaits dans leur rôle ! Je suis une grande admiratrice de Fabrice Luchini, de sa diction, de son humour... la scène où il fait une crise car le portable de Lambert Wilson ne cesse de sonner quand ils jouent Molière m'a fait mourir de rire, c'est tout à fait le genre de répliques que je pourrai sortir dans la vraie vie : "Non mais on est en train de jouer du Molière sur la sonnerie d'un portable ! Molière et un portable!!!!!!" J'adore !

C'est un film touchant et rempli d'humour, et puis les décors de l'Île de Ré sont grandioses ! La pluie, les belles plages, les virées en vélo, le calme... exactement le souvenir que je garde de mon séjour sur cette île ! C'est également un très bel hommage à Molière !

Bon je réalise que je n'ai jamais lu Le misanthrope et qu'il va falloir réparer ça au plus vite ! Cet après-midi, je file à la médiathèque pour voir une projection du Malade imaginaire par la Comédie Française !

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07 novembre 2014

"L'impromptu de Versailles" de MOLIERE

L'impromptu de Versailles de Molière

1663

C'est ce soir que j'assiste au premier évènement du mois Molière dans ma ville et je n'ai toujours pas trouvé le temps d'écrire mon premier billet (c'est dur la reprise...) !

Pour commencer mon mois Molière, j'ai lu une pièce que je ne connaissais pas, L'impromptu de Versailles. Cette pièce est une mise en abîme : On assiste à une répétition de pièce de théâtre. Molière joue son propre rôle et il essaie de diriger sa troupe qui n'a que quelques heures pour apprendre son texte et répéter avant d'être opérationnelle devant le roi.

Les comédiens bougonnent et n'ont pas trop envie de s'y mettre, c'est une parodie de pièce de théâtre... et on comprend bien vite que Molière s'amuse dans cette pièce à provoquer le public pour répondre à ses détracteurs qui trouvent que Molière ne fait pas du théâtre assez intelligent, assez abstrait et il ne se gène pas pour leur répondre "Je n'avais pas cru jusqu'ici que ce fût un sujet de blâme pour un comédien, que de peindre trop bien les hommes". Il va plus loin et prend la défense de son public, car pour lui, les critiques ne s'attaquent pas seulement à lui "Lorsqu'on attaque une pièce qui a eu du succès, n'est-ce pas attaquer plutôt le jugement de ceux qui l'ont approuvée, que l'art de celui qui l'a faite?"

Une courte pièce bien agréable à lire et idéale pour se replonger en douceur (non pas que ce soit douloureux!) dans l'oeuvre de Molière.

Sur ce, je pars au ciné pour voir Alceste à bicyclette.

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02 novembre 2014

"Les fantômes des victoriens " - Collectif

Les fantômes des victoriens

Traduit par Jean-Pierre Krémer

Éditions José Corti, 201 pages

Ce livre a pour avantage de rassembler des auteurs victoriens et des histoires de fantômes. En cette période d'Halloween (et parce que je n'avais encore pas de billet pour le Challenge Halloween traditionnel), ça tombe parfaitement ! Ce livre m'a été offert il y a des années par mes copines les Frogs, je l'avais picoré par-ci par-là (surtout quand on choisissait un auteur que je n'avais pas le temps de lire, c'est pratique les nouvelles!) mais je ne l'avais jamais lu en entier.

Ce recueil rassemble Wilkie Collins, Charles Dickens, Patrick Kennedy, Joseph Sheridan Le Fanu, Arthur Conan Doyle, Vincent O'Sullivan, Bernard Capes, Arthur Quiller-Couch, George Moore et EM Foster. Des auteurs parfois que je connais bien, d'autres qui m'étaient totalement inconnus.

Comme tout recueil de nouvelles, celui-ci est inégal, peut-être pas par la qualité des nouvelles, mais parce que les auteurs n'ont forcément pas tous le même style, et du coup, je ne les aime pas tous autant . A noter que j'ai cru une seconde m'être réconciliée avec EM Forster, mais non, il est toujours rasoir!

Nous avons alors ici des histoires de fantômes les plus variées ! Les fantômes annonciateurs de malheur, les esprits malins et maladroits, les fantômes narrateurs de leur propre mort, les fantômes alcooliques marrants, et des fantômes effrayants (mais pas trop quand même!) Parmi mes préférées : Neuf heures! de Wilkie Collins qui raconte la malédiction des hommes d'une même famille qui meurent chacun à neuf heures piles ! (mais les fantômes leur donnent des indices sur la date de leur mort, sinon c'est pas marrant) Le jeune homme, doit en plus mourir sous la lame de la guillotine (devinez donc dans quel pays!), Le fantôme de la chambre de la mariée de Dickens est bonne aussi, sauf que c'est un extrait d'un texte plus long que je connais, du coup je n'ai pas pu m'empêcher de voir tous les problèmes lié au fait d'extraire un texte d'un plus grand. L'histoire raconte la réclusion et la mise à mort à petit feu d'un jeune mariée par son mari assoifé d'argent et de vengeance. Le fantôme rebouteux d'Arthur Conan Doyle (un fantôme boiteux et alccolique qui demande de l'aide pour réparer sa jambe) m'a beaucoup fait rire, c'était une relecture et j'y ai pris autant de plaisir que la première fois. Je n'ai pas aimé Un théâtre dans la lande de George Moore, troooop lente, limite on se demande ce que fait le fantôme.... ni L'omnibus céleste de EM Forster, comme je l'ai dit, ça commençait bien, avec même un air d'Harry Potter avec ce jeune garçon qui prend un bus qui l'emmène parmi le pays des écrivains morts, mais ça devient vite rasoir quand l'auteur s'impose en moraliste de "tu liras ces auteurs, c'est bon pour toi!". Celles que je ne cite pas, je l'ai ai aimées aussi !

Un recueil bien agréable à lire !

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30 octobre 2014

Lord Arthur Savile's Crime / The Sphinx Without a Secret / The Model Millionaire de Oscar WILDE

Lord Arthur Savile's Crime / The Sphinx Without a Secret / The Model Millionaire de Oscar Wilde

(Ces nouvelles se trouvent normalement dans le recueil Lord Arthur Savile's Crime and Other Stories avec Le fantôme des Canterville et Le portrait de Mr W.H. mais j'ai déjà lu plusieurs fois Le fantôme, et une fois Le portrait, donc j'ai fait mon tri.)

Dans le cadre du Challenge Oscar du 160ème, je vais essayer de lire toutes les nouvelles et toutes les pièces d'Oscar Wilde que je n'ai pas encore lues (je passe les essais et la poésie car je n'aime pas ça.) Ça ne va pas être très compliqué car finalement, comparé à d'autres victoriens à tendance barbue, il n'a pas écrit tant que ça.

Voici pour commencer trois nouvelles :

Lord Arthur Savile's Crime

Arthur Savile a tout pour être heureux ! Il ne vit pas dans le besoin et est sur le point d'épouser son grand amour, Sybil. Lors d'une soirée chez Lady Windermere, il fait la connaissance d'un voyant qui lui prédit un crime sanglant dont Arthur serait l'instigateur. Arthur ne veut pas imposer ça à sa promise, et s'il se marie, il faut que son crime soit derrière lui pour ne pas imposer ça à Sybil. Il va alors repousser le mariage et etnter d'assassiner quelques membres de son entourage pour passer à autre chose ! Sauf qu'il est un bien piètre tueur, et que la chance n'est jamais vraiment de son côté.... et je me suis beaucoup amusée à suivre ses échecs ! Pauvre Arthur !

Lord Savile est une nouvelle très amusante malgré le thème du meurtre latent, justement parce Arthur n'a rien d'un tueur et qu'il a bien du mal à assumer son destin. Le thème est bourrée d'Oscarismes, d'humour et de dérision, ce qui, alliés à l'intrigue, nous permet de passer un très bon moment.

The Spinx Without a Secret

Cette nouvelle est peut-être la moins étonnante des trois. Une jeune homme croise une beauté dans un taxi de Londres alors qu'il est sur le trottoir. Il tombe immédiatement amoureux et le destin veut qu'il la rencontre à nouveau et qu'il puisse la courtiser. Mais, la jeune dame semble mener une vie cachée que le jeune homme ne va pas supporter et il cesse tout contact sans pour autant pouvoir oublier la belle.

Comme je disais, il n'y a rien d'extraordinaire à cette histoire mais si je l'ai lue avec plaisir, pas d'humour paticulier non plus.

The Model Millionaire

Un jeune homme (vous remarquerez comme j'ai oublié le nom de tous les personnages) rend visite à son ami peintre. Celui-ci est en train de faire le portrait d'un sans-abris miteux et pitoyable. Le jeune homme, indigné par l'état du malheureux, va lui glisser une pièce dans la main pendant la brève absence du peintre. Mais, il faut se méfier des apparences et des étrangetés de certains dans notre société.... qui était vraiment ce pauvre homme ?

Ici on retrouve l'Oscar Wilde que l'on connaît, celui qui fait des réflexion sur l'art, des pirouettes avec les mots et avec les situations, qui crée des situations cocasse ou embarrassantes pour ses personnages.

 

J'ai beaucoup aimé ces trois nouvelles mais j'ai une grande préférence pour la première, plus longue et plus travaillée.

oscar

29 octobre 2014

Mois de novembre : Mois Molière !

Il est une petite ville de banlieue (nichée en plein milieu du 9.3.) où il fait bon vivre et où j'ai la chance d'habiter. Une légende planne sur la ville, installée sur la propriété de l'ancien château : Molière est venu y jouer ! On en est fiers, les profs sont ravis de l'annoncer aux élèves depuis des générations.

Le Château du Raincy (qui n'existe plus)

Le Raincy c'est sympa, mais souvent il ne s'y passe... rien ! Alors, un jour que je descendais l'une des nombreuses côtes de la ville, mon oeil a été attiré par...

Hein, que, quoi ?!?

Hé oui, la légende est avérée, Molière a joué son Tartuffe pour la première fois au Raincy en 1664 ! Et pour célébrer les 150 ans de l'évènement, ma ville va vivre au rythme de Molière pendant tout le mois de novembre ! Pièces, films, concert baroque, théâtre sont au programme de ce mois ! (sachez que j'assiste à presque tous les évèvements, alors si vous voulez vous joindre à moi....)

J'ai pas le choix, mon blog va également vibrer au son de Molière au mois de novembre et je vous propose de vous joindre à mois si le coeur vous tente en lisant des pièces, en visionnant des films... tout tout tout est accepté !

Vous pouvez vous inscrire en commentaire de ce billet, ou nous étonner en postant un lien par-ici au cours du mois ! 

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