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30 octobre 2014

Lord Arthur Savile's Crime / The Sphinx Without a Secret / The Model Millionaire de Oscar WILDE

Lord Arthur Savile's Crime / The Sphinx Without a Secret / The Model Millionaire de Oscar Wilde

(Ces nouvelles se trouvent normalement dans le recueil Lord Arthur Savile's Crime and Other Stories avec Le fantôme des Canterville et Le portrait de Mr W.H. mais j'ai déjà lu plusieurs fois Le fantôme, et une fois Le portrait, donc j'ai fait mon tri.)

Dans le cadre du Challenge Oscar du 160ème, je vais essayer de lire toutes les nouvelles et toutes les pièces d'Oscar Wilde que je n'ai pas encore lues (je passe les essais et la poésie car je n'aime pas ça.) Ça ne va pas être très compliqué car finalement, comparé à d'autres victoriens à tendance barbue, il n'a pas écrit tant que ça.

Voici pour commencer trois nouvelles :

Lord Arthur Savile's Crime

Arthur Savile a tout pour être heureux ! Il ne vit pas dans le besoin et est sur le point d'épouser son grand amour, Sybil. Lors d'une soirée chez Lady Windermere, il fait la connaissance d'un voyant qui lui prédit un crime sanglant dont Arthur serait l'instigateur. Arthur ne veut pas imposer ça à sa promise, et s'il se marie, il faut que son crime soit derrière lui pour ne pas imposer ça à Sybil. Il va alors repousser le mariage et etnter d'assassiner quelques membres de son entourage pour passer à autre chose ! Sauf qu'il est un bien piètre tueur, et que la chance n'est jamais vraiment de son côté.... et je me suis beaucoup amusée à suivre ses échecs ! Pauvre Arthur !

Lord Savile est une nouvelle très amusante malgré le thème du meurtre latent, justement parce Arthur n'a rien d'un tueur et qu'il a bien du mal à assumer son destin. Le thème est bourrée d'Oscarismes, d'humour et de dérision, ce qui, alliés à l'intrigue, nous permet de passer un très bon moment.

The Spinx Without a Secret

Cette nouvelle est peut-être la moins étonnante des trois. Une jeune homme croise une beauté dans un taxi de Londres alors qu'il est sur le trottoir. Il tombe immédiatement amoureux et le destin veut qu'il la rencontre à nouveau et qu'il puisse la courtiser. Mais, la jeune dame semble mener une vie cachée que le jeune homme ne va pas supporter et il cesse tout contact sans pour autant pouvoir oublier la belle.

Comme je disais, il n'y a rien d'extraordinaire à cette histoire mais si je l'ai lue avec plaisir, pas d'humour paticulier non plus.

The Model Millionaire

Un jeune homme (vous remarquerez comme j'ai oublié le nom de tous les personnages) rend visite à son ami peintre. Celui-ci est en train de faire le portrait d'un sans-abris miteux et pitoyable. Le jeune homme, indigné par l'état du malheureux, va lui glisser une pièce dans la main pendant la brève absence du peintre. Mais, il faut se méfier des apparences et des étrangetés de certains dans notre société.... qui était vraiment ce pauvre homme ?

Ici on retrouve l'Oscar Wilde que l'on connaît, celui qui fait des réflexion sur l'art, des pirouettes avec les mots et avec les situations, qui crée des situations cocasse ou embarrassantes pour ses personnages.

 

J'ai beaucoup aimé ces trois nouvelles mais j'ai une grande préférence pour la première, plus longue et plus travaillée.

oscar


29 octobre 2014

Mois de novembre : Mois Molière !

Il est une petite ville de banlieue (nichée en plein milieu du 9.3.) où il fait bon vivre et où j'ai la chance d'habiter. Une légende planne sur la ville, installée sur la propriété de l'ancien château : Molière est venu y jouer ! On en est fiers, les profs sont ravis de l'annoncer aux élèves depuis des générations.

Le Château du Raincy (qui n'existe plus)

Le Raincy c'est sympa, mais souvent il ne s'y passe... rien ! Alors, un jour que je descendais l'une des nombreuses côtes de la ville, mon oeil a été attiré par...

Hein, que, quoi ?!?

Hé oui, la légende est avérée, Molière a joué son Tartuffe pour la première fois au Raincy en 1664 ! Et pour célébrer les 150 ans de l'évènement, ma ville va vivre au rythme de Molière pendant tout le mois de novembre ! Pièces, films, concert baroque, théâtre sont au programme de ce mois ! (sachez que j'assiste à presque tous les évèvements, alors si vous voulez vous joindre à moi....)

J'ai pas le choix, mon blog va également vibrer au son de Molière au mois de novembre et je vous propose de vous joindre à mois si le coeur vous tente en lisant des pièces, en visionnant des films... tout tout tout est accepté !

Vous pouvez vous inscrire en commentaire de ce billet, ou nous étonner en postant un lien par-ici au cours du mois ! 

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28 octobre 2014

"Contes d'Irlande" de Françoise RACHMUHL

Contes d'Irlande de Françoise Rachmuhl

Illustrations de Thomas Carretero

Éditions du Jasmin, 2014, 127 pages

Comme son titre l'indique, ce recueil rassemble un certain nombre de contes tirés de la culture et des croyances irlandaises. Le recueil est divisé en quatre parties : Contes merveilleux, Légendes celtiques, Finn McCool and les Fianna, Rencontre avec le petit peuple. Ce livre mélange alors des récits simplifiés de la mythologie irlandaise (l'histoire de Cuchulainn) et des histoires tirées de croyances populaires (les léprechauns par exemple).

Aux recoins de ces pages, vous rencontrerez alors des princesses trop belles qui s'enfuient par amour, des vilaines et jalouses sorcières, des reines qui veulent avoir le plus beau taureau, des léprechauns taquins, le grand cuchulainn (lui, je l'adore, son histoire est vraiment à lire dans sa version longue tellement c'est hallucinant et amusant!), des histoires de princes et de princesses transformés en cygnes pour huit cent ans. Les textes sont joliment illustrés à l'instar de la couverture du livre (voyez comme elle est belle!)

Ce recueil est un très bon moyen d'aborder le monde particulier du folklore irlandais pour les enfants. C'est aussi un ravissement pour les grands que de se replonger dans ce monde merveilleux. J'aurais aimé baigner dans ces légendes lorsque j'étais petite !

L'occasion pour moi avec cette lecture de me replonger dans la culture irlandaise que j'aime tant tout en découvrant les Éditions du Jasmin. J'ai encore un livre de Contes de Grèce en réserve et ce sera cette fois la découverte totale pour moi !

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26 octobre 2014

"L'animal est un personne" de Franz-Olivier GIESBERT

L'animal est une personne de Franz-Olivier Giesbert

Éditions Fayard, 2014, 190 pages

J'ai fini récemment l'excellent No Steak d'Aymeric Caron, que j'ai en fait mis un an à lire. En effet, j'ai dû faire une pause de six mois tant ce qu'il nous mettait devant les yeux me paraissait inacceptable. Même si j'ai pris une claque avec ce premier livre, je n'ai pas pu m'empêcher d'acheter et de lire L'animal est une personne sur le même thème : La maltraitance animale en générale, et plus particulièrement dans les élèvages puis les abattoirs.

Ce livre est un travail moins ambitieux que celui d'Aymeric Caron dans No Steak. Franz-Olivier Giesbert reprend souvent les mêmes thèmes et les mêmes entrées qu'Aymeric Caron pour soutenir la cause : Des personnages historiques ayant soutenu ou pas la cause animale, le point de vue des philosophes, les religions, les abattoirs, l'abbatage rituel (grrr....) ... mais tout est simplifié et du coup, plus abordable pour des gens qui ne sont pas forcément sensibles à tout ça. Ce livre peut alors être une porte d'entrée à la sensibilation sur la cause animale.

Si No Steak était clairement un travail poussé et référencé de journaliste (bien qu'Aymeric Caron s'exprime bien volontiers des raisons de ses choix tout au long de son livre), L'animal est une personne ressemble plus à un cri du coeur de la part de Franz-Olivier Giesbert, c'est sa sensibilité qui s'exprime. C'est comme s'il nous balançait son livre de dépit pour nous ouvrir enfin les yeux. Il part de sa relation privilégiée avec les animaux dans son enfance pour se construire et construire son sentiment de respect envers les animaux et du coup son rejet de la consommation de viande (même si comme il le dit, devenir végétarien n'est jamais quelque chose de facile pour ceux qui en font le choix.)

J'ai lu ce livre avec intérêt, mais c'est que j'ai souvent eu une impression de déjà-lu du fait d'avoir presque enchainé deux livres sur le même sujet. Mais c'est encore une fois un livre utile et que j'aimerais mettre devant les yeux de ceux qui se raillent de nos choix.

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24 octobre 2014

"La sauvage" de Jenni FAGAN

La sauvage de Jenni Fagan

Editions Métailié, 2012, 314 pages

Titre original : The Panopticon, traduit de l'anglais pas Céline Schwaller

Anais vient d'être placée dans une maison d'accueil pour jeunes cas sociaux, ce lieu s'appelle le Panopticon. Elle doit rester ici, sous le contrôle d'éducateurs en attendant de voir si l'agent de police qu'elle aurait frappé va sortir du coma. Elle nous raconte sa vie dans ce centre dans lequel elle se fait des amis, tous aussi à la dérive qu'elle, plongés dans la drogue, l'incompréhension et la solitude. Sous couverts de flashbacks, elle reviendra sur sa vie d'éccorchée vive, sur le meurtre de sa mère adoptive dont elle ne s'est jamais remise, sur son décrochage scolaire et sur ses rêves qui la font tenir. Anais est persuadée qu'elle est le personnage central d'une expérience, qu'elle est née à partir d'éprouvettes et qu'on l'observe sans relâche, qu'on se moque, qu'on la tire vers le bas, qu'on essaie de lui voler ses rêves la nuit quand elle dort.

Ce roman est un récit d'une force incroyable dont on ne peut en aucun cas sortir indemne. Le style peut être très trash, mais des flocons de rêves sont placés par-ci par-là, des regards sur la nature, des espoirs, les ambitions d'Anais le rendent bien plus doux. Comme le dit Angus, l'assistant social d'Anais, c'est une jeune fille qui a souffert, qui a du mal avec les codes compliqués de la société (comment peut-on trouver sa place dans la société quand on imagine qu'on a pas de parents, qu'on est le fruit d'une expérience de laboratoire?) mais qui a un grand coeur. Je me suis beaucoup attachée au personnage d'Anais, je me suis même beaucoup identifiée à elle car, même si on a pas grand chose en commun, elle a des remarques très justes et que je partage souvent : "Ce qui veut dire qu'on vient tous de nulle part. Un grand putain de rien du tout sur lequel on aura jamais de réponse et ça me tracasse. J'ai envie de demander à la caissière du Tesco quand elle dit : ça fera 4,97 livres, j'ai envie de lui dire.. On est au milieu de l'univers, en ce moment même, à cette minute précise ! Ça vous tracasse pas ?" p.109 (Moi aussi ça me tracasse.)

Comment ne pas être touchée par ces anniversaires qu'elle s'invente, loin des centres d'accueil ? Ou bien par tous ces rêves parisiens où elle aurait une maman qui lirait des livres, où elle pourrait louer une petite chambre dans une ruelle et admirer la ville ? Anais a des rêves, et ces rêves, quand on y réfléchit bien, c'est notre réalité à nous, celle de la plupart d'entre nous qui, malgré nos vies parfois difficiles, on a tous nos problèmes, avons peut-être une famille, des frères et soeurs.... simplement une maman dont on sait qu'elle nous a mis au monde.

Anais se raccroche également beaucoup à la nature et aux animaux. Une multitude de créatures imaginaires l'entourent, un chat qui vole en particulier. Elle appréhende la nature de la même façon que moi, est sensible au bruit du vent dans les champs, elle est végétarienne, elle aime les grands espaces si différents de son quotidien au centre d'accueil "Il faudra [...] que je me trouve un endroit loin, hyper loin - où je puisse me sentir chez moi. Peut-être un igloo. Je pourrais être l'Eskimo solitaire, l'amie des balaines e des phoques. Sauf que je crois pas que les Eskimos soient particulièrement sympas avec les baleines et les phoques. Je crois qu'ils se contentent de les tuer à coups de couteau, de les écorcher, de les manger et de porter leur peau" p.185 On sent qu'il ne faudrait pas grand chose pour qu'elle retrouve le droit chemine, si seulement elle n'avait pas si souvent besoin de la drogue pour rêver plus encore.

Anais n'a que quatorze ans mais elle risque d'être enfermée jusqu'à ses dix-huit ans au moins, son seul ami est en tôle, sa mère adoptive assassinée, et ses amis de centre d'accueil sont des toxicos, des mères filles, des bipolaires... Néanmoins, on a confiance en la jeune fille et le livre nous donne tout plein d'espoir pour elle.

Ce livre est un grand coup de coeur pour moi ! Je voulais le lire, puis je voulais plus, puis je voulais... J'avais un peu peur du thème mais j'ai finalement été scotchée à ma lecture dès les premières lignes. J'ai dévoré ce livre, tout en passant le temps nécessaire sur chaque page. Il y a longtemps qu'un livre ne m'avait pas embarquée et captivée de la sorte. Malgré l'intrigue peu joyeuse, j'ai trouvé que c'était un très beau livre, j'ai aimé le style, j'ai aimé la personnalité d'Anais... et j'ai aimé l'humanité profonde qui ressort de chacune de ses pages. Vivement le prochain livre !

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20 octobre 2014

"The French Governess's Story of Sister Rose" de Wilkie COLLINS

The French Governess's Story of Sister Rose de Wilkie Collins

Éditions Leonaur (tiré du recueil The Collected Supernatural & Weird Fiction of Wilkie Collins, texte de 1856 qui apparait également dans le recueil orignal After Dark qui existe en français sous le titre Quand la nuit tombe), 103 pages.

Monsieur Danville s'apprête à prendre pour épouse la jeune, jolie et naïve Rose. Rose n'a plus que son frère comme seule famille, celui-ci a promis à sa mère de veiller sur sa soeur sur son lit de mort. Le mariage a lieu à Rouen et Trudaine, le frère de Rose, a bien du mal à faire confiance à son futur beau-frère. Le mariage a lieu et, par la suite, Trudaine ne demeurera jamais bien loin de sa soeur, au cas où. Les jeunes mariés s'installent d'abord à Lyon puis à Paris et la révolution éclate. Dans ce climat de terreur pour les anti-républicains, Rose et son frère vont être accusés de trahisons et devenir candidats à la guillotine... Monsieur Danville, quant à lui, va faire preuve de sa plus grande perfidie à cette occasion.

Je continue mes lectures des fictions de Wilkie Collins et je découvre cette longue nouvelle dans mon recueil. J'ai été surprise de trouver une histoire qui se passe entièrement en France, avec des personnages français pendant la révolution française ! Mais il est vrai que Wilkie aimait beaucoup la France. L'intrigue se déroule à Paris, à Lyon et même à Meaux !

Et là, j'avoue que je me suis trouvée un peu bête car Wilkie nous dépeint une période de l'histoire française que pour ma part je connais très mal ! Il semble en savoir bien plus que moi... Mais j'ai aimé ce qu'il en a fait, il s'est appuyé sur les évènements de l'époque pour créer des personnages et une intrigue qui lui ressemblent sans aucun doute : Un histoire de mari qui cache une double personnalité, la gentille Rose, le frère qui veillera sur elle, la trahison, la mort etc.... Il y a même un personnage comique comme on les aime sous le nom de la veuve Duval, vieille, pipelette et de mauvaise foi.

Du bon Wilkie Collins encore une fois !

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18 octobre 2014

"Histoire d'un escargot qui découvrit l'importance de la lenteur" de Luis SEPULVEDA

Histoire d'un escargot qui découvrit l'importance de la lenteur de Luis Sepulveda

Illustrations de Joëlle Jolivet

Éditions Métailié, 2014, 94 pages

C'est l'histoire d'un jeune escargot un peu curieux qui aimerait bien avoir un nom et savoir pourquoi les escargots sont si lents. Lui et sa colonie vivent dans un grand chanmps, sous les dents-de-lion dont ils se régalent. Ses aînés se moque de lui pour tant de curiosité inutile alors il décide de partir à l'autre bout du prés pour assouvir sa quête de savoir. Le problème c'est qu'il avant très lentement... heureusement, la lenteur est toute relative, et lorsqu'il rencontre une tortue qui décide de l'aider en le transportant sur son dos. Bien vite, il découvre le danger que son espère court ! De l'autre côté du champs, un tapis épais et noir a été installé, et de l'autre côté, des maisons sont en construction ! Que se passera-t-il quand les humains commenceront à bâtir sur le pays de la dent-de-lion ?

Voici une très jolie histoire pour les enfants et pleine de bons sentiments et de bon sens. Cette histoire est une ode à la nature pour les enfants, un livre empreint d'écologie. Les animaux prennent la parole et explique le danger couru par leur environnement et leur habitat naturel. C'est également une histoire sur le courage et l'importance de toujours chercher à voir plus loin que le bout de son nez.

Le livre est aussi très joliment illustré.

C'est un très beau livre pour enfant qu'il me tarde de partager avec ma petite cousine.

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16 octobre 2014

Challenge "Oscar du 160ème"

oscar

Aujourd'hui, il y a 160 ans, naissait le talentueux Oscar Wilde à Dublin. Je ne pouvais pas laisser passer cet anniversaire sans organiser quelque chose en sa mémoire... c'est pourquoi je vous propose de lire des livres d'Oscar Wilde avec moi pendant un an, soit jusqu'au 16 octobre 2015, jour de ses 161 ans.

Vous pouvez également regarder des adaptations cinématogrophiques et le partager avec nous sur vos blogs !

Vous pouvez vous inscrire en commentaire de ce billet. Un billet récap' ne saurait tarder pour que vous puissiez me faire part de vos liens.

Un groupe Facebook existe, si vous voulez nous rejoindre.

Bonnes lectures et surtout..... Be Wilde !

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15 octobre 2014

"Brilliant" de Roddy DOYLE

Brilliant de Roddy Doyle

Éditions Mcmillan Chrildren's books, 2014, 257 pages

A Dublin, tout va mal ! Un nuage de tristesse semble s'abattre sur la ville, les gens perdent leur sourire en même temps que leur emploi. Oncle Ben, qui n'a plus les moyens de garder sa maison, il s'instale alors chez Raymond et Gloria et leur parents. Pour les enfants, le jeu, le soir, c'est de se glisser sous la table de la cuisine le soir pour écouter la conversation des grands. C'est alors qu'ils entendent parler du gros chien noir de la dépression qui se balade dans la ville pour voler le bonheur des dublinois. Quand toute la famille va se coucher, ils de glissent hors de la maison pour aller chasser ce fameux chien. Petit à petit, ils seront rejoints pas tous les enfants du voisinages à la chasse du même chien à travers la ville, aidés par les animaux nocturnes. Même mes animaux du zoo rallieront à la cause !

Voilà un très joli roman jeunesse qui peut se lire à deux niveaux. Je n'ai aucun doute que cette fable ravira les enfants (je n'ai pu tester que sur mon chien, mais bon, les gros chiens noirs, même pas peur, alors....), c'est tout à fait le genre d'aventures dont on rêve en tant qu'enfants. Pour l'adulte que je suis, j'ai lu cette histoire comme un souffle d'espoir pour les irlandais avec la force de sa culture et de ses enfants. Comme le dit à plusieurs endroits Roddy Doyle, les enfants sont le futur du pays. Si on les décourage, si on leur fait sentir que ce sont de gros nuls, il n'y a plus aucun espoir !

J'ai beaucoup aimé le rapport de ce texte à la culture irlandaise. Roddy Doyle n'a pas pu s'empêcher de semer par-ci par-là, du parlé local.... ce qui a d'ailleurs donné son titre à ce texte : Brilliant. "Brilliant", si sousvent utilisé par les irlandais pour tout et n'importe quoi. Roddy Doyle espère rappeler que le peuple irlandais est brillant, bien plus fort que le gros chien noir qui tente de les écraser.

Roddy Doyle était l'auteur que nous devions lire ce mois-ci pour le Challenge Un an en Irlande. J'avais peur, très peur, très traumatisée que je suis par le souvenir d'une mauvaise traduction de l'un de ses romans... Ce roman m'a redonné confiance dans mon avenir littéraire avec cet auteur !

Chat de bibliothèque a lu The Commitments...

Le mois prochain, nous lirons un livre de Sam Millar !

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13 octobre 2014

"No Steak" d'Aymeric CARON

No Steak d'Aymeric Caron

Éditions Fayard, 2013, 358 pages

Si vous ne connaissez pas Aymeric Caron, laissez-moi vous situer le personnage : C'est le chroniqueur écolo de gauche que vous pouvez voir tous les samedis soir dans l'équipe de On est pas couché de Laurent Ruquier. Je regarde souvent cette émission, enfin souvent le début, puis je m'endors quelques minutes après l'arrivée de l'invité politique (bon maintenant que le replay fonctionne chez moi, ça simplifie les choses). Il a le dont d'énerver beaucoup de gens Aymeric Caron, mais pas moi, car on a clairement souvent les mêmes points de vue, en particulier en ce qui concerne l'écologie et la cause des animaux (contrairement à Mme Salamé, qui pourrait 1/ arrêter de gesticuler, elle  finir par frapper son voisin 2/ Arrêter d'énoncer trois fois la même question pour finir avec une assertion avant de laisser la parole à l'inviter qu'elle veut interroger.)

Ce livre, c'est tout d'abord son parcours de végétarien, des premiers questionnements à l'engagement total pour la cause. Dans un premier temps, il nous explique sa prise de conscience, ébauche une "définition" qui parlera soit aux végétariens, soit à ceux en devenir (le chapitre où il explique les différentes phases, c'est tellement ça!!!). Il confronte ensuite son engagement à la science, à l'histoire, à la philosophie, à la religion pour, non pas essayer de nous convaincre, mais pour nous expliquer que manger de la viande, c'est tout d'abord cruel, mas aussi inutile.

Bien sûr on ne lit pas ce livre par hasard, du coup, c'est un peu dommage que ceux qui s'y plongent soient ceux qui sont déjà convertis à la cause... Néanmoins, je vous recommande la lecture de ce livre, ne serait-ce que pour vous ouvrir les yeux et comprendre aussi pourquoi certains font ce choix. Comprendre au lieu de se moquer ou de faire des blagues sur d'énormes côtes de boeuf saignantes, ce serait déjà un grand pas pour nous (Je ne vous aimais déjà pas Mme Salamé, mais vous avez plongé dans le cliché type de celui qui veut pas comprendre et qui énerve tous les végétariens samedi dernier.)

Car oui, je fais partie de cette minorité, du moins à au moins 95%. Aucun cadavre d'animal ne passe ma porte (sauf quand j'invite, malheureusement)... Je mange parfois (trèèès rarement) de la viande au restaurant, mais je privilégie le poisson. Je ne me souviens pas avoir mangé de l'agneau de mon plein gré un jour dans ma vie et je refuse de manger du veau.... bref, personne ne me fera manger des bébés ! (et plus personne ne tente d'ailleurs.) Et pourtant, j'aime la viande (bon pas tout, faut pas abuser quand même) mais ma culpabilité de participer à cette maltraitante, à ces tueries suffit à me calmer. On a beau se moquer de ma sensibilité, je mets au défis tous les mangeurs de viande que je connais d'aller dans un abattoir et de continuer à en manger ensuite (moi je ne tente pas l'expérience, je vais finir en larmes pendant des jours, ou bien au poste de police pour avoir voulu libérer des animaux) (ça m'a déjà traversé l'esprit sur un aire d'autoroute.)

Bref, sincèrement, et surtout pas pour essayer de démontrer que j'ai raison, mais je me sens bien mieux depuis que je ne mange plus de viande et que je mange bio (oui, mon autre bataille, l'environnement, tout ça). Et dès que je me lâche (genre dans les semaines de folie de l'éducation nationale) (genre la semaine dernière) et que je mange des pizzas ou des trucs du genre, je carbure au motilium tellement je suis malade.

Bon ok, je ne parle pas trop du livre là, mais il m'a parlé bien sûr, et conforté dans mes choix. D'ailleurs, samedi dernier, dans On est pas couché, j'ai découvert un autre livre qui va me parler, c'est L'animal est un personne de Franz-Olivier Giesbert (Mme Salamé, il est pas très fort pour vous culpabiliser, il dit juste la vérité! Ne prenez pas ça pour une figure de style et ouvrez les yeux!!), dont je vous parlerai bientôt ici-même.

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