Voyager... Lire...

30 juin 2018

"Heart and Science" de WIlkie COLLINS

books_heartscience_seaside

Heart and Science de Wilkie Collins

Kindle Editions, 1882

Carmina arrive d'Italie pour vivre chez Mrs Gallilee, la soeur de son défunt père. A contre coeur, sa nourrice de toujours doit la laisser après l'avoir accompagnée à Londres pour retourner s'occuper de son mari en Italie. Dès son arrivée, Carmina est tombée sous le charme d'Ovid, éminent médecin, lors d'un spectacle d'Opéra. Le jeune s'avérera être son cousin, fils d'un premier lit de Mrs Gallilee. Tout semblerait pour le mieux dans le meilleur des mondes pour la jeune fille, mais non, nous sommes dans un roman victorien alors rien ne peut être si facile. Ovid est malade, il préparait même son départ lorsqu'il a rencontré la jeune fille, pour prendre un bol d'air frais et consolider sa santé fragile. Après moultes hésitations et promesses d'amour, il quittera la jeune fille pour le Canada avec dans l'idée de revenir auprès d'elle dès qu'il se sentira mieux. Carmina reste alors avec sa tante, son oncle et ses deux jeunes cousines. Sa tante aime la science, elle se dit cultivée et intelligente et aborde le monde qui l'entoure comme un amas de cellules et de formules scientifiques. Sa vie est alors organisée de la même façon, au plus rapide, au plus efficace, sans aucun sentiment. Son grand ami est d'ailleurs le docteur Benjulia qui aime a torturer les cerveaux à l'aide de son scalpel, ceux des animaux comme ceux des humains, pour le "bien" de la science. La pauvre Carmina se sent bien seule dans cet univers, surtout que sa seule utilité du point de vue de sa tante est sa bourse bien remplie !

Voici de nouveau un roman quelque peu étonnant de la part de Wilkie, l'un de ses derniers romans. J'ai appris, grâce à ce roman, que Wilkie était un grand défenseur des animaux (Wilkie, on était fait pour être de super amis, je t'assure!) et qu'il dénonçait haut et fort la vivisection, objet de ce roman. Ici c'est la science et la culture qui s'opose. D'un côté nous avons les personnages qui appréhendent tout ce qui vit autour d'eux comme un cas d'étude, de l'autre il a y a ceux, au coeur tendre et à l'humanité exacerbée, qui aiment et doivent se protéger de ces fous furieux du premier clan.

Le clan "savants fous" est composé de délicieux personnages machiavéliques. Il sont méchants et comploteurs mais apportent tellement de rebondissements et de comique dans le roman, ils sont hallucinants et ridicules (big up pour Benjulia et sa cuisinière, peut-être le meilleur passage du roman - tellement affreux et cynique!) Et puis on a les gentils amusants aussi, et ici je décerne la palme d'or à Mr Gallilee, tout gentil, effacé, marrant et attachant. Je l'ai adoré lui aussi !

Ce roman est l'un de mes préférés de Wilkie Collins à ce jour, j'ai passé de bien agréables longues heures parmi ces pages. La mauvaise nouvelle, c'est que l'heure ou je vais devenir orpheline de Wilkie n'a jamais été aussi proche.

Voici donc ma deuxième participation pour le Mois Anglais durant lequel j'ai brillé de mon absence... Mais grâce à Wilkie Collins, j'ai au moins repris goût à la lecture, alors ce mois anglais n'aura pas été inutile malgré tout pour mois !

18582148_2132543820305332_7321379583382259820_n


06 juin 2018

"The Fallen Leaves" de Wilkie COLLINS

books_fallenleaves_ybcw

The Fallen Leaves de Wilkie Collins

Kindle éditions, 1879

Amelius Goldenheart est obligé de s'exiler quelque temps à la demande de sa petite communauté utopienne américaine à cause sa relation ambiguë avec une femme plus âgée. Il arrive à Londres pour "purger sa peine". A son arrivée, il se présente à la famille Farnaby auprès de laquelle il possède une lettre d'introduction. Il tombe sous le charme de Regina, la nièce de M. Farnaby et sous l'emprise de l'apparente folie de Mrs Farnaby : Elle le charge d'une mission, profiter de son jeune âge, parcourir le monde et la société pour retrouver sa fille perdue dont elle a été séparée à la naissance.

Si Regina répond favorablement à ses avances et à sa demande de mariage, elle ne semble pas très pressée de mettre leur projet à exécution. Ça semble même l'amuser de le faire miroiter. D'autant plus que son oncle pense qu'Amelius doit peaufiner sa fortune avant de le trouver digne d'épouser sa nièce.

Cela va se compliquer lorsque Regina va être obliger de partir au vert avec son père pour des raisons de santé et qu'Amelius va rencontrer Simple Sally dans la rue. Pauvre jeune fille un peu simple, exploitée et prostituée par son père. L'instinct utopien d'Amelius va le pousser à sauver la jeune fille de la rue et de la précarité en devenant ainsi pour Sally un véritable dieu sur terre.

C'est un roman très humaniste que nous signe ici Wilkie en mettant en scène son personnage le plus candide (façon Voltaire.) Amelius, comme son nom l'indique, et ce n'est pas un hasard bien sûr, a un coeur d'or et est rempli de bons sentiments, de justice et d'équité. Il pense qu'avec de bonnes intentions, le monde autour de lui ne peut pas tourner autrement que rond. Il l'apprendra à ses dépens lorsqu'il pense augmenter un peu sa fortune en donnant des conférences humanistes (enfin ça s'arrêtera à une seule et unique) à la bonne société londonnienne (Mr Farnaby ne s'en est pas encore remis, le pauvre.) Bref, Amelius ira de désilusions en désilusions... heureusement que ses bonnes actions envers Sally permettent encore à son bon coeur de s'exprimer de tout son saoul.

Un bon roman, un peu étonnant car engagé, de la part de mon Wilkie qui a réussi à me remettre (à petit rythme, certes) sur le chemin de la lectuer, comme le vieux copain bienveillant qu'il a toujours été à mon égard.

Cela me permet de signer ENFIN mon premier billet pour le Mois Anglais que "j'organise" avec ma copine Lou durant tout le mois de juin.

Vous pouvez retrouver le récapitulatif de Lou ICI.

logo 2018

 

30 mai 2018

Mois Anglais - Saison 7 !

Encouragée par ma copine Lou qui semble refuser catégoriquement que 1) je disparaisse à jamais de la blogosphère 2) je ne l'accompagne pas pour cette nouvelle édition, me voici de retour sur le blog pour la septième édition du traditionel Mois Anglais.

Je vous demanderais néanmoins de faire preuve de beaucoup de patience à mon égard car cela risque d'être compliqué pour moi étant donné que je n'arrive plus à lire depuis quelques mois et pour plein d'autres choses...

Mais, ce n'est pas une raison pour que cela vous prive de la fête annuelle qu'est le mois anglais ! Alors merci à Lou de ne pas m'avoir laissé dans mon coin quand je lui ai dit : "le mois anglais... mouais... mais moi je suis un peu larguée en ce moment..." (Bisous Lou, pour tout, t'es vraiment une amie <3)

Cette introduction pour justifier le fait... que je vais totalement pomper le message de présentation de Lou pour le Mois Anglais :)

mois anglais 2014_13.jpg

Le Mois anglais fait son grand retour, pour une 7e saison qu'on espère de nouveau riche en émotions !

Vous vous languissez devant votre service à thé Elizabeth II ? Vos magnets Kate & William viennent d'accueillir de nouveaux voisins en l'honneur de Harry & Meghan ? Vous compulsez frénétiquement vos Agatha Raisin depuis des mois ? Vous regardez avec nostalgie votre parapluie jaune canari ? Ce sont des signes qui ne trompent pas : vous vous languissez du Mois anglais. Ça tombe bien, le revoilà !

Sortez recettes de scones, mugs Spice Girls, albums de vacances et romans anglais... et venez fêter l'Angleterre au mois de juin ! Pas de gadgets kitsch à la maison ? Ce n'est pas grave, notre tea room vous est ouverte, alors venez prendre un bon petit thé, farfouillez dans nos piles de livres et savourez ce moment cozy avec nous !

Le voyage débutera le 1er juin 2018 et durera tout le mois.

mois anglais 2014_14.jpg

Lou et moi sommes donc très heureuses de vous retrouver cette année encore, et espérons que vous serez toujours aussi enthousiastes après ces nombreux voyages littéraires et virtuels ensemble en Angleterre.

Billets libres, lectures communes, comme chaque année il y en aura pour tous les goûts. Le seul mot d'ordre: fêter l'Angleterre sur nos blogs. 

Pour vous inscrire, nous vous invitons à laisser un commentaire à la suite de ce billet et sur le blog de LouN'hésitez pas non plus à nous y laisser les liens vers vos billets de présentation pour que nous puissions les relayer plus facilement.

Vous pouvez également rejoindre notre groupe facebook, où on papote déjà de plus en plus depuis quelques semaines.

Et que diriez-vous de nous proposer de nouveaux logos? Chaque année votre créativité nous impressionne !

le mois anglais, le mois anglais 2017

Les thèmes envisagés (n'hésitez pas à en suggérer d'autres ou à annoncer votre participation si vous le souhaitez déjà) - rien n'est ancré dans le marbre, on peut faire évoluer ces rendez-vous:

- LC Jonathan Coe (idéalement Testament à l'anglaise) : 1er juin

- Album jeunesse avec le challenge Je lis aussi des albums de Sophie Hérisson : 2 juin

- Cuisine anglaise avec les Gourmandises de Syl : 3 juin

- Roman policier (choix libre) : 4 juin

- RDV SF / fantasy / surnaturel (roman ou BD avec fantômes, vampires, sorcières...), adulte ou jeunesse : 5 juin

- La région anglaise de votre choix à l'honneur: 6 juin

- Lecture en VO : 7 juin

- Recueil de nouvelles au choix : 8 juin

- Album jeunesse avec le challenge Je lis aussi des albums de Sophie Hérisson : 9 juin

- Cuisine anglaise avec les Gourmandises de Syl : 10 juin

- OU Bord de mer (roman, film, photos... n'importe où sur la côte anglaise) : 10 juin

- Journée victorienne (films, romans, écrits à l'époque ou se déroulant sur la période) : 11 juin

- Let's meet Agatha - soit Agatha Frost (Peridale Café), Agatha Raisin ou Agatha Christie : 12 juin

- Rendez-vous au campus (campus novel, film, photoreportage oxbridgien...) : 13 juin

- Roman jeunesse : 14 juin

- Read-a-thon sur 3 jours : du vendredi 15 juin (00h01) au dimanche 17 juin (23h59)

- Album jeunesse avec le challenge Je lis aussi des albums de Sophie Hérisson : 16 juin

- OU Un roman de J.P. Delaney (La Fille d'avant...) : 16 juin

- Cuisine anglaise avec les Gourmandises de Syl : 17 juin

- Jane Austen (livre de l'auteur, adaptation TV, biopic, livre sur Jane Austen etc) : 18 juin

- OU Un vintage classic (début xxe aux 70's) - Mitford, Waugh, Sackville West... : 18 juin

- Ghost story (livre/film/série ; Ghost tour si vous y avez participé) : 19 juin

- Anna Hope : 20 juin

- Ironie et humour anglais (roman ou nouvelle au choix) : 21 juin

- Susan Hill : 22 juin

- Album jeunesse avec le challenge Je lis aussi des albums de Sophie Hérisson : 23 juin

- Cuisine anglaise avec les Gourmandises de Syl : 24 juin

- Roman historique : 25 juin

- Kate Morton : 26 juin

- OU Un classique (XIXe ou avant) : 25 juin

- Hommage aux suffragettes : 27 juin

- Virginia Woolf (livre de l'auteur, adaptation TV, biopic, biographie) OU Cercle littéraire woolfien incluant Vita Sackville-West, E.M Forster, TS Eliot... :  28 juin

- Peter Ackroyd : 29 juin 

Rois, reines, princes et princesses d Angleterre (ça va du livre historique au roman en passant par des reportages sur des châteaux royaux, votre collection d'assiettes royal family et vos avis sur les robes des mariages royaux depuis la superbe meringue so 80's de lady Di) : 30 juin

Ce programme est bien sûr indicatif, vous pouvez participer à un ou plusieurs rendez-vous ou librement suivre vos envies tout au long du mois, à votre convenance. Profiter du mois anglais est le maître mot !

N'hésitez pas non plus à participer vos photos et anecdotes, on a toujours hâte de les savourer !

mois anglais 2014_4.jpg

Posté par Cryssilda à 18:04 - - Commentaires [18] - Permalien [#]
Tags :

22 mars 2018

"Ric-Rac" d'Arnaud LE GUILCHER

20180322_184659[16754]

Ric-Rac d'Arnaud Le Guilcher

Editions Pocket, 2015, 249 pages

Jeanyf vit avec son père Pierryf dans le coin paumé de La Soule, quelque part en France. Pierryf a récemment perdu sa mère d'une longue maladie alors il court, court, court, des kilomètres à travers la forêt, pour se vider la tête. Son père, lui, décide de se "soigner" en transformant leur maison en "Palais à Yvette" (vous comprendrez que Yvette est la mère de Jeanyf et l'épouse de Pierryf.) Jeanyf a quatorze ans et il rêve de devenir joueur de foot... le problème, il ne grandit plus depuis la mort de sa mère. Trop petit, il risque de se faire virer de sa formation. Entre autres personnages farfelus dans le roman, il y a Jackyf, son oncle, herboriste douteux et son mystique cousin de Soubiron, une puanteur ambulante qui a vu la vierge.

Voici posée l'ambiance un peu loufoque de Ric-Rac, c'était d'ailleurs dans cet espoir que j'avais ouvert ce livre, vu qu'en ce moment, côté lecture, c'est le calme pratiquement plat. Chose promise, chose due, je me suis alors beaucoup amusée car des personnages loufoques se mettent par définition dans des situations loufoques (faut dire que c'est la norme dans ce village perdu que ni la guerre, ni la libération n'ont remarqué!) Alors imaginez un peu lorsqu'un qu'un club SM prend possession d'un manoir du coin!

Par contre, je ne m'attendais pas du tout à lire un livre sur le deuil, le deuil d'une mère (oui, je ne lis pas les quatrièmes pages de couverture) sinon je ne l'aurais certainement pas ouvert maintenant. Mais oui, c'est un livre sur le deuil, sur comment on essaie de gérer le vide qui s'empare de nous à la perte d'une maman. Et forcément ça me parle, et forcément ça me chamboule. Jeanyf court, mois je marche, je fais du sport, je ne m'arrête plus (ceux qui me connaissent savent que ce n'était pas dans mes habitudes.) Pierryf se fait un tatouage de sa femme sur le coeur, tout seul, haha ! Scène mémorable du livre! Et j'ai un tatouage récent en mémoire de ma mère (ma façon à moi de rendre la douleur physique, certainement.) Bref, quand on père sa mère, son épouse, on déraille et on essaie de garder la tête au-dessus de l'eau. C'est mon cas et c'est le cas des personnages de ce roman.

Et ce roman, avec son petit air de comique, remue des choses, fait réfléchir... à la suite pour nos disparus, à la suite pour nous... et ça chamboule. 

Et, c'est certainement, juste un réconfort que je m'invente mais je m'en fous... quand mon oncle est parti, j'avais vraiment l'impression que mon oncle me mettait des livres sous les yeux parmi toute sa bibliothèque dont j'avais héritée, pour me réconforter. Là, j'ai l'impression que c'est ma mère qui m'a fait choisir là, au hasard, ce livre que j'ai acheté depuis plus d'un an...

Si mon blog vous plombe, désolée, vous n'êtes pas obligés de le lire :)

Posté par Cryssilda à 19:19 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : ,

10 mars 2018

"La griffe du diable" de Lara DEARMAN

51PKQgtFbnL

La griffe du diable de Lara Dearman

Traduit de l'anglais par Dominique Haas et Stéphanie Leigniel

Éditions Robert Laffont - La Bête Noire, 2017, 405 pages

Jennifer est revenue de Londres sur son île natale de Guernesey suite au décès de son père. Également parce que de vieux démons la poursuivent depuis Londres. A Guenersey pourtant, d'autres vielles angoisses la hantent. Jennifer est journaliste et alors qu'elle enquête pour écrire sur une jeune femme fraîchement noyée, elle réalise qu'il y a des éléments quelque peu louches, comme cette fatalité pour des jeunes filles blondes à se noyer dans la mer de façon trop cyclique. Elle va s'entêter à suivre ses pistes, plutôt discrètement car on lui demande bien gentiment de passer rapidement à autre chose, en particulier son chef. Mais ces histoires la hantent, elle a décidément bien du mal à tourner la page lorsque quelque chose la titille. 

Grâce à son enquête, elle va se replonger dans l'histoire de son île, emportant le lecteur avec elle dans l'atmophère bien particulière de Guenersey, une île entre deux cultures et deux pays.

J'ai bien aimé ce roman, en particulier le personnage de Jennifer qui est une jeune femme comme tout le monde, et non pas une super woman comme ça peut arriver dans ce genre d'intrigue. Elle est fragile et tourmentée mais c'est aussi la raison pour laquelle elle se plonge dans ce mystère qui finalement a beaucoup de points communs avec ses cicatrices personnelles.

J'ai également aimé l'atmophère insulaire et découvrir un peu plus la vie sur Guenersey dont je ne sais finalement pas grand chose. J'aim toujours les histoires qui se passent sur des îles (car j'aime les îles, qu'elles soient pluvieuses ou pas) avec cette impression de huis clos et de fatalité.

Mais, même si j'ai passé un bon moment de lecture avec ce roman, je n'ai finalement pas été emportée plus que ça. Je l'ai "juste" lu avec plaisir et je le retrouvais bien volontiers lorsque j'avais un peu de temps et la tête à lire (ce qui est un peu compliqué en ce moment.) J'ai tout de même été un peu dépaysée et ça me plaît car c'est toujours ce que j'attends un peu d'un livre.

Ce livre entre dans le Challenge Bristish Mysteries organisé en mars par Lou.

3754795695

Posté par Cryssilda à 23:19 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , ,


30 décembre 2017

"Le livre de Noël" de Selma LAGERLÖF

9782742703043FS

Le livre de Noël de Selma Lagerlöf

Traduit du suédois par Marc de Gouvenain et Lena Grumbach

Éditions Acte Sud, 1994, 155 pages

Ce court livre de Noël et une compilation de plusieurs contes publiés par Selma Lagerlöf au cours des années dans différents livres ou revues. Elles ont été rassemblées ici pour leur esprit de Noël. Le recueil rassemble neuf contes qui ont tous à voir avec les légendes ou traditions de Noël. En passant par la tradition d'offrir des livres à Noël dans les pays nordiques pour les lire ensuite ensemble jusqu'au bout de la nuit (belle tradition), l'enfance de Jésus et de Judas, la légende de Sainte Luce et autres contes magiques.

Lorsque j'ai commencé ce livre, j'ai vu sur Goodreads quelqu'un se plaindre que c'était bien trop rempli de "bondieuseries" et cela m'a un peu refroidie... Heureusement que je ne me suis pas laissé trop influencer car j'ai passé un très bon moment avec ce recueil. Oui, il y a un côté sacré et religieux dans la plupart de ces récits... en même temps, si on lit un livre de Noël, on peut quand même s'y attendre un minimum. Et cela ne me dérange finalement pas, j'aime même assez ça. Ça me donne toujours l'impression de replonger dans l'enfance, lorsque Noël était encore douillet et magique.

J'avais découvert Selma Lagerlöf l'année dernière durant Décembre Nordique avec Le violon du fou et j'avais été séduite par son style et son univers qui m'avait beaucoup fait penser à l'atmosphère de Baricco. Je la retrouve ici avec plaisir même si cette fois elle se plie plus au genre du conte traditionnel. Je ne désespère par de lire Nils, mais ça ne sera pas encore pour cette année ! (mais j'ai grand espoir pour Décembre Nordique 2018.)

Livre lu (en retard!) pour la LC de Noël dans le cadre de Décembre Nordique.

Logo Décembre Nordique

Posté par Cryssilda à 23:24 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : , ,

29 décembre 2017

"Homme sans chien" de Håkan NESSER

105581_couverture_Hres_0

Homme sans chien de Håkan Nesser

Traduit du suédois par Esther Sermage

Éditions Seuil Policiers, 2013, 477 pages

C'est bientôt Noël et un rendez-vous annuel pour la famille Hermanson : Les anniversaires du père et de sa fille Ebba, née à vingt-cinq ans d'écart. Cette année, c'est donc l'anniversaire des 105 ans. Soixante-cinq ans pour le père et quarante pour la fille. C'est l'occasion pour les parents de réunir toute la famille dans leur maison avant qu'ils ne la vende pour aller se réfugier en Espagne. C'est que Robert, leur fils, a un peu saboter la réputation de la famille en participant à une télé-réalité du genre de Kho-Lanta. Sa prestation lui vaut maintenant le surnom de Robert le branleur, je vous laisse imaginer pourquoi... La famille se réunit alors, plus par devoir que par véritable envie de se retrouver... Au cours du weekend anniversaire, Robert disparaît, puis Henrik, le fils aîné d'Ebba.

J'avais déjà lu un roman de Håkan Nesser mais je en m'en souvenais pas du tout, j'ai cru emprunter un "auteur découverte" pour moi à la bibliothèque en prenant ce livre un peu au hasard, juste parce que c'était nordique. Mais j'avais déjà lu son Eva Moreno que j'avais aimé mais sans plus. Je m'attendais alors à une histoire sans plus là aussi mais j'ai été bien emportée dans l'intrigue. 

C'est un polar d'ont l'enquête n'en finit plus de piétiner jusqu'à un évènement inespéré au milieu de roman. C'est le premier livre d'une série avec l'inspecteur Gunnar Barbarotti et je l'ai trouvé bien amusant ! (même si pas très doué au premier abord) Il ne croit pas en dieu mais décide quand même de mettre dieu à l'épreuve pour qu'il lui prouve son existence. Le livre est alors parsemé de ses petits challenges qu'il lui lance.

L'intrigue est bien menée même si, comme je l'ai dit plus haut, cela piétine mais on ne s'ennuie par une seconde à suivre cette histoire entre enquête policière, manipulation et secrets familiaux. C'est que nous avons assez d'élèments dès le début pour vaguer à nos propres spéculations et la première partie du roman ne fera qu'apporter de l'eau à notre moulin jusqu'à ce que cela s'accélère d'un coup.

Un bon roman que je recommande aux amateurs de polars nordiques.

Lu pour la LC du jour consacrée à la Suède dans le cadre de Décembre Nordique.

Logo Décembre Nordique

Posté par Cryssilda à 14:50 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : , , ,

26 décembre 2017

"Le jour où les zombies ont dévoré le Père Noël" de S.G. BROWNE

9200000033378149

Le jour où les zombies on dévoré le Père Noël de S.G. Browne

Traduit de l'anglais par Laura Derajinski

Mirobole Editions, 2014, 252 pages

Andy Warner est un zombie. Il a perdu sa vie de respirant lors d'un accident de voiture auquel sa femme n'a pas survécu. Lui, c'est un réanimé, ni mort ni vivant. Il débute le roman dans un institut dans lequel on teste les zombies pour découvrir la raison de leur résistance à la mort. Andy est le spécimen le plus étonnant du troupeau de zombies en étude, celui qui répond le mieux aux stimuli et aux expériences. Sauf qu'il en a ras-le-bol de cette vie de rat de laboratoire alors il décide de se faire la mâle avec ses compagnons d'infortunes non respirants. Il ne s'en sort pas trop mal et parvient à ne pas se faire rattraper, empruntant un costume de Père Noël pour passer inaperçu en cette période festive de fin d'année. Zombie oui, étrange Père Noël également mais qui va restaurer la magie de Noël pour une petite fille bien malheureuse. Un Père Noël zombie efficace, c'est toujours mieux qu'un vrai Père Noël qui l'oublie tous les ans.

Ce livre est aussi un manifeste pour réhabiliter la réputation des zombies trop souvent malmenée dans les films d'horreur ou autres romans. En vrai (!), les zombies ne sont pas des masses sans cerveau qui se déplacent pour aller croquer de l'humain. C'est juste des corps en putréfaction avec un cerveau qui ont besoin d'un peu de bonne chair humaine pour ne pas tomber en décrépitude. Andy, lui, a tout d'un humain qui subit sa condition de zombie. Il est drôle, attendrissant mais... oui... zombie tout de même. Alors parfois, ben il mange son voisin, ben voilà, il n'y peut rien !

Voici un roman assez amusant et qui se lit très vite. Par contre, je m'attendais à quelque chose de plus déjanté encore, de plus inattendu. Mais ça reste très sympa à lire en cette période de fête, même pour quelqu'un qui n'est pas passionnée de zombies au quotidien.

LC prévue depuis un an mais ça ne n'empêche pas d'être en retard et même d'antidater mon billet avec A Girl. 

Posté par Cryssilda à 14:01 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : ,

22 décembre 2017

"La terre des mensonges" de Anne B.RAGDE

la terre des mensonges

La terre des mensonges de Anne B. Ragde

Traduit du norvégien par Jean Renaud

Éditions 10/18, 2011, 352 pages

A l'approche de Noël, le village de Tromdheim doit faire face à la disparition de plusieurs villageois. Tout d'abord, un jeune homme se pend, puis nous assistons à l'agonie de Anna Neshov, la mère de famille, noyau de la ferme des Neshov. La famille éclatée doit alors se retrouver autour de cette disparition : Thor qui a toujours vécu avec ses parents et qui a repris l'exploitation familiale. Il élève maintenant des porcs, à part son travail, il n'a pas grand chose à part sa fille Thorum qui réapparaît à l'annonce de la maladie de sa grand-mère qu'elle n'a jamais connu et que lui même ne connaît pas. Margido, lui, vit toujours dans les alentours mais il a coupé les ponts avec sa famille, il dirige maintenant les pompes funèbres du village. Erlend, lui, vit à Copenhage avec son ami. Il a quitté la Norvège pour vivre librement sa sexualité.

A l'annonce de la maladie de Anna, tout ce petit monde se réunit malgré leur distance. Ils n'ont pas envie de se retrouver, de se parler, de se confronter à tout ce qui a pu les séparer. Avec Anna autour, dont on comprend bien vite que les jours sont comptés. Sans oublier le père absent, en filigrane, et dont le lecteur a oublié le nom.

Quel roman ! J'ai vraiment adoré cette fresque familiale qui aborde le deuil avant tant de justesse. La mort d'Anna est une façon pour la famille de rouvrir toutes les blessures, de se confronter à tous les non-dits et à tous les tabous accumulés au long des années. Il est évident qu'Anna est la centre de la famille, celle qu'il ne faut pas contredire et qui va par conséquent faire éclater sa famille, éloignant tous ceux qui ne veulent pas se soumettre à ses décisions (d'ailleurs, le seul qui reste à la ferme, Thorn, est celui qui a choisi la ferme à sa fille.)

Les histoires de ces personnages sont passionnantes. On s'attache à chacun d'entre eux, pourtant ils sont tous un peu bizarres, comme torturés par le passé. Pourtant, ils sont chacun intéressants et intriguants. On sent très vite que la mort de la mère va faire resurgir les non-dits et éclater les mensonges et les secrets. 

C'est un roman très bien écrit, bien pensé, et dont l'intrigue est parfaitement menée.

J'avais acheté le tome 2 l'année dernière pour une LC durant Décembre Nordique. Cette année, je n'ai pas pu commencer par le tome 2 et je me rejouis maintenant de l'avoir dans ma PAL !

Livre lu pour la LC du jour consacrée à la Norvège dans le cadre de Décembre Nordique.

Logo Décembre Nordique

 

Posté par Cryssilda à 20:36 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags : , ,

17 décembre 2017

"La lettre à Helga" de Bergsveinn BIRGISSON

9782757840795

La lettre à Helga de Bergsveinn Birgisson

Traduit de l'islandais pas Catherine Eyjölfsson

Éditions Points, 2013, 125 pages

Alors qu'il approche la fin de sa vie, Bjarni écrit une dernière lettre à son seul grand amour, Helga. Il revient sur sa jeunesse, son mariage raté qui l'a laissé sans enfant, son travail comme éleveur de brebis dans la campagne hostile. Le texte est la longue lettre qu'il adresse, avant qu'il ne soit trop tard, à Helga. Elle résonne comme une longue vie de regrets pour cet homme qui n'a jamais su dire qu'il aimait et qui s'est acharné à vivre une vie convenable et honnête malgré ses erreurs.

Voici un roman qui m'a laissé de marbre... Il est bien écrit, je ne peux pas le nier... certains aspects m'ont plus comme la relation de l'auteur à la nature ainsi que les descriptions de la vie à la dure dans la campagne islandaise. Par contre, je me suis souvent ennuyée, je ne suis pas parvenue à m'intéresser à son histoire d'amour. Je n'ai pas compris son acharnement à refuser cet amour, je n'ai pas compris non plus la fin du texte. Quand je dis que je n'ai pas compris, je veux dire que je n'ai pas réussi à me mettre à sa place pour comprendre ses motivations et son attitude. Et même si j'ai lu ce roman la semaine dernière, je ne sais déjà plus trop quoi en dire... et ça veut tout dire justement...

Heureusement que c'est un court texte car je pense que je l'aurais abandonné si j'avais dû y passer plus de temps. Rendez-vous manqué pour moi !

Livre lu pour la LC du 15/12 (oui, billet tardif!) consacrée à l'Islande dans le cadre de Décembre Nordique.

Logo Décembre Nordique

Voici le dix-huitième livre de l'année sorti de ma vieille PAL pour le Challenge "Objectif PAL" d'Antignone.

objectif pal

Posté par Cryssilda à 21:52 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : , ,