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09 décembre 2016

"Morte la bête" de Lotte et Soren HAMMER

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Morte la bête de Lotte et Soren Hammer

Traduit du Danois par Andreas Saint-Bonnet

Éditions Babel Noir, 2011, 527 pages

C'est la rentrée et deux enfants d'une école danoise découvrent dans le gymnase cinq corps d'hommes, pendus, émasculés à la tronçonneuse. On s'interroge tout d'abord sur le concierge de l'école, un bien singulier personnage, alcoolique, dégueulasse et peu recommandable. Sur les raisons de ces meurtres et à cause des mutilations des victimes aux organes génitaux, l'opinion publique a bien son avis : Les victimes sont forcément des pédophiles ou autres prédateurs sexuels. La rumeur va bon train, bien plus vite que l'enquête criminelle. C'est le vieux Konrad Simonsen qui mènent l'enquête en compagnie d'une pelleté d'autres flics dont j'ai bien rapidement oublié les noms. Sauf la Comtesse dont on ne saura certainement jamais vraiment pourquoi on la surnomme de la sorte.

L'enquête traîne et s'embourbe rapidement embourbant le lecteur avec elle... J'ai rapidement perdu tout intérêt pour ma lecture même si je suis allée jusqu'à la page 400 avant de jeter l'éponge avec ravissement... Je me moquais clairement de savoir le pourquoi du comment sur ces meurtres. Je me foutais d'en découvrir plus sur le concierge, certainement le criminel, et son organisation sanglante. Je n'en pouvais plus d'entendre parler de la Comtesse sans savoir pourquoi on s'entête à l'appeler comme ça ! D'ailleurs, je crois dur comme fer qu'il n'y a aucune véritable raison de l'appeler comme ça... sinon que ça fait toujours bien, dans un polar, d'avoir des personnages auxquels on donne des surmons stylés, ça donne toute une ambiance de polar, vous comprenez ! Sauf que ça m'a profondémentr agacée ! Ce serait de toute évidence passé si l'histoire avait été des plus palpitantes... mais c'est malheureusement bien loin d'êre le cas... et c'est quand même bien dommage pour un polar, vous l'avouerez volontiers.

Voilà, vous l'aurez compris, je ne recommande pas ce roman.

Livre lu pour la LC du jour "Polar danois" dans la cadre du Challenge Décembre Nordique.

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07 décembre 2016

Meurtres à Sandhamm (Série)

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Meurtres à Sandhamm

Série suédoise de Marcus Olsson, 2010

Avec Jakob Cadergen, Alexandra Rapaport, Anki Lidén, Lars Amble...

Voici que les dieux vikings sont avec nous pour ce décembre nordique ! Et vu que j'ai commencé à préparer ce mois thématique cet été (je vous écris depuis la canicule!), je vous parle aujourd'hui de cette série diffusé sur Arte en août et qui a retenu, bien entendu, toute mon attention !

Saison 1 adaptée de La Reine de la Baltique de Vivaca Sten

J'ai lu ce livre il y a quelques mois, lors de mon voyage en Suède... et le peu que l'on puisse dire, c'est que j'avais trouvé beaucoup de défauts à ce roman... si bien que je n'ai pas voulu m'embarquer dans la suite. Donc, je partais sur la série avec un paquet de préjugés...

L'histoire : Un homme est retrouvé noyé dans l'archipel de Stockholm, au large de l'île de Sandhamm. Il n'y a aucune piste, on ne sait pas pourquoi ce gars discret et sans problème se retrouve mort ici. Thomas est chargé de l'enquête et sur les lieux, il retrouve Nora, son amie d'enfance, par hasard. L'enquête est toujours au point mort quand la soeur de la victime est retouvée morte, elle aussi, sur la même petite île de Sandhamm.

La série passe bien, passe mieux... Les côtés maladroits du livre y sont lissés. Par contre, il y a des éléments qui ont été supprimés. Il y avait tout une histoire autour de l'humeur grincheuse de Henrik, le mari de Nora... elle n'apparait nulle par ici, du coup, de mari un peu reloud et égoïste, il passe pour un simple gros con gueulard... c'est quand même un peu différent dans le livre. Mais oui, comme ça, ça laisse la place pour l'histoire d'amour qui s'installe entre Thomas, le flic, et Nora. Parce qu'il faut l'avouer, Thomas est tout mignon, pas trop l'image des flics que l'on retrouve dans les romans d'habitude.

Saison 2 adaptée de Du sang sur la Baltique de Viveca Sten

Pour cette nouvelle saison, je n'avais pas lu le roman auparavant et je crois que ça m'a permis de mieux apprécier la série.

C'est l'été à Sandhamm et le mari de Nora, Henrik, participe à une frégate. Son équipe la gagne mais alors qu'ils sont en train de sabrer le champagne, l'un des équipier, le vice-président de la Royal Swedish Yatching Society est tué d'une balle. C'est Thomas Andreasson qui sera de nouveau chargé de l'enquête. Il retrouvera son amie Nora qui est, une fois encore, embarquée dans cette affaire d'homicide.

J'ai préféré cet épisode au premier, comme je le disais, certainement parce que je n'étais pas passé par la case roman auparavant et que je n'ai pas passé mon temps à guetter les moindres défauts, ceux que j'avais repérés dans le roman.

Les personnages semblent plus "humains" dans cet opus, en particulier Henrick qui n'est plus un gros con qui gueule mais qui devient un personnage plus profond, presque sympathique. N'enpêche que Nora continue de s'éloigner de lui malgré ses efforts... il faut dire qu'il est difficile de résister à Thomas ! (parole de moi! mdr) Je reprocherais juste à Nora, cette fois, de sourire bêtement... dès qu'elle voit Thomas (même si son mari est près d'elle... hum...) ou encore le soir quand elle boit son café tranquille alors qu'il y a eu un meurtre dans la journée.

Bon après j'ai perdu ma rigueur dans les billets... mais il y a une saison 4 et 5 je crois, et ça continue d'être bien. La relation entre Thomas et Nora continue d'évoluer de façon intéressante. Les intrigues sont bonnes, les paysages jolis.

Une bonne série nordique d'été ! (car il ne neige jamais) (mais ça peut vous réchauffer aussi en hiver!)

Série regardée dans le cadre du Challenge "Décembre Nordique" et pour le billet commun "Séries Nordiques".

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05 décembre 2016

"Hygge" de Louisa THOMSEN BRITS

Hygge

Hygge de Louisa Thomsen Brits

Photographies de Susan Bell

Traduit de l'anglais par Isabelle Chelley

Éditions Robert Laffont, 2016, 190 pages

Quand on voyage dans les pays scandinaves, on a souvent l'impression d'être plongés dans une bulle duveteuse. Ce fut mon cas quand je suis allée en Suède, et c'est ce que j'entends de la part d'autres voyageurs dans les autres pays nordiques. Mais d'où vient ce sentiment particulier ? C'est ce que nous explique ce livre sous forme d'un essai philosophique autour de la notion de Hygge.

Le "hygge" est un mot danois dont il n'existe aucune traduction en français. Le hygge est tout un concept, un art de vivre qui explique cette atmosphère particulière dont nous pouvons faire l'expérience en Scandinavie. C'est une philosophie pour soi-même, pour appréhender la vie en essayant de trouver de bons côtés à chaque aspect de la vie pour ne plus subir notre vie mais la vivre avec plus de plaisir, plus de légèreté. C'est également une mouvance de tout un peuple qui vise à installer une ambiance paisible et accueuillante que ce soit avec des étrangers, comme avec ses amis, sa famille, ses collègues.

Le hygge nous sera alors expliqué dans des petites parties qui rassemblent tous les aspects de la vie. Le livre nous donnera des exemples pour "hygger" (se sentir bien, se sentir mieux à chaque instant) tout comme des pistes pour que le hygge soit le plus effectif possible... le choix des couleurs, l'importance de nos petits riens quotidiens, le choix d'objets réconfortants, l'écoute du monde et de la nature.

J'ai aimé découvrir cette philosophie de vie qui n'est d'ailleurs pas très éloigné de ce que j'essaie de mettre en place, jour après jour, dans ma propre vie. J'ai par contre trouvé ce livre très répétitif. Je ne sais pas si c'est un choix délibéré de l'auteur, ou si c'est la forme du texte qui veut ça car je n'ai pas l'habitude de lire ce genre de livre, mais on a l'impression que parfois, ça tourne en rond... J'ai bien compris que c'était une volonté de spiralité, revenir sur des éléments pour en approfondir certains, mais les répétitions m'ont quand même dérangée.

J'ai également eu l'impression de lire le manifeste d'une secte parfois, surtout avec la déclinaison du mot "hygge" à toutes les sauces à travers le livre. On ne peut pas s'mpêcher de sourire en lisant des choses telles que "on peut hygger tout seul dans son lit." :-)

D'autre part, le livre est bien joliment illustré par des photographies très hygge et très agréables à regarder.

Un livre qui nous présente une belle philosophie, malgré ses petits défauts, et qui ne peut nous faire que du bien !

Livre lu dans le cadre du Challenge "Décembre Nordique".

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04 décembre 2016

Vill du fika ?

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Lors de mon voyage à Stockholm en avril dernier, j'ai totalement adhéré à leur concept de "pause café" appelée chez eux le "fika". Concept bienvenu quand on passe sa journée à gambader à travers la ville dans le froid.

Le fika, c'est une habitude sociale en Suède, on se retrouve autour d'un café (ou d'une boisson chaude, mais eux, ils aiment le café!) et d'une pâtisserie... le plus souvent, un kanelbulle (petite brioche à la cannelle).

Il faut que je vous dise que, depuis un voyage au Québec il y a plus d'une dizaine d'année, je ne pouvais plus voir la cannelle en peinture ! (à cause d'une tourte à la pomme/cannelle d'une fête de village totalement écoeurante ! Genre une épaisse couche de substance gluante... beurk!) Le problème, c'est que si on veut teste les spécialités suédoises, et en particulier leur pâtisseries, on peut difficilement éviter la cannelle...

J'ai pris sur moi, je me souviens bien, dans le petit supermarché près de mon hôtel... et j'ai acheté mon premier kanelbulle (faute d'autres gâteaux sans cannelle, faut dire!) et hoooo ! que c'est bon ce truc !

Alors voilà, je fus fin prête pour les fika et je m'en suis donné à coeur joie pendant tout le séjour ! Dur dur retour à Paris alors, c'est que des kanelbullar, on en trouve pas à chaque coin de rue...

Il fallut alors que je me mette aux fourneaux, car le fika (bon à Paris, je prends un thé avec), c'est addictif !

Tout ça pour vous présenter aujourd'hui "ma" recette de Kanelbullar (que j'ai en fait volé sur le site VisitSweden.com) :

Recette pour 25 kanelbullar

10_7_tina_stafrén-cinnamon_buns-2936%20(1) (leur photo!)

Ingrédients: 35 g de levure, 100 g de sucre, 300 ml de lait, 1 œuf, 120 g de beurre, 1 cuiller à thé de sel, 1 cuiller à soupe de cardamome moulue, 750 g de farine de blé.

Fourrage : 100 g de beurre amolli, 50 g de sucre, 2 cuillers à soupe de cannelle

Dorure : 1 œuf , 2 cuillers à soupe d’eau, sucre perlé

Préparation

1. Émietter la levure dans une jatte et délayer dans quelques cuillerées de lait.

2. Faire fondre le beurre, verser le lait par-dessus. Ajouter les autres ingrédients et travailler la pâte au robot pétrisseur pendant dix minutes.

3. Laisser lever la pâte recouverte, à la température ambiante pendant 30 minutes.

4. Étendre la pâte au rouleau sur environ 3 mm d’épaisseur et 30 cm de large. Étaler le beurre amolli par-dessus.

5. Mélanger le sucre et la cannelle et en parsemer la pâte.

6. Rouler la pâte dans le sens de la longueur et couper le rouleau en 25 morceaux environ. Les mettre avec la surface coupée vers le haut dans des moules de papier.

7. Poser sur une plaque et laisser lever sous un linge environ une heure ou jusqu’à ce qu’ils aient doublé de volume.

8. Battre l’œuf avec l’eau, en badigeonner délicatement les petites brioches et saupoudrer de sucre perlé (j'ai pas trouvé à Monop' et j'ai mis du sucre roux, ça fonctionne bien aussi !)

9. Cuire au four (220 °C) pendant 5-6 minutes.

10. Laisser refroidir sur une grille.

Délicieux également à consommer tiède!

****

Je vous raconte mes galères? Allez, on y va !

Bon, je suis pas une cuisinière régulière... même si quand je m'y mets, je suis assez satisfaite de mes résultats... Mais, dès que je découvre de nouveaux ingrédients, ça peut devenir compliqué pour moi... Dans cette recette, j'ai fait la connaissance avec la Cardamome... Et vu que je fais mes courses à Monop', je n'en ai pas trouvé de moulue, juste des complètes... Et ça ressemble à une cosse, et quand on ouvre y'a plein de petites boules... Déjà, je me suis éclaté les ongles à ouvrir les cosses... mais après, comment moudre les petites boules?! Dans mon grand bol pour faire mes soupes... hum, d'accord, mais comment récupérer les trois ou quatre grammes de poudre ensuite ? Heureusement qu'il fallait du lait dans la préparation, hein, sinon, j'y serais encore !

Sinon, ça a plus au moins roulé (c'est ce cas de la dire!), sauf ma pate qui s'émiétait trop au départ (et vu qu'il faut l'étaller puis l'enrouler, ben c'était juste pas possible!) (mais en fait, je crois que je m'étais planté dans la dose de lait dès le départ!!).

Bref, la pâte a fini par être parfaite, il restait plus qu'a badigeonner généreusement et à rouler, puis à couper ! Bon, je suis pas bien douée pour ça, on dirait... mais disons que c'était la galère du débutant du kanelbulle...

N'empêche que voici le résultat, pas vraiment comme la photo initiale (on sent bien la galère du roulage, n'est-ce pas?), un peu trop compacts par rapport aux vrais des pâtisseries suédoises, mais vraiment vraiment bons !

IMG_20161031_135542[360] (ma photo!)

Sinon, depuis, j'ai aussi découvert qu'on pouvait en déguster à l'Institut Suédois de Paris et, je vous le donne en mille, chez Ikea !

IMG_20161130_152638[359] (mon fika de mercredi dernier chez Ikea)

En plus, et ça je ne savais pas (je vais pas très souvent chez Ikea, faut dire), il y a une épicerie suédoise dans le magasin, alors : A moi les kanelbullar surgelés en cas d'envie irrésistible !!! :)

Alors, et vous, "vill du fika?" (ça vous tente une pause café à la suédoise?) (oui, j'apprends le suédois, mais ça, ça fera l'objet d'un autre billet!)

Billet publié dans le cadre du Challenge "Décembre Nordique".

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03 décembre 2016

"Quand le destin s'emmêle" de Anna JANSSON

Quand le destin

Quand le destin s'emmêle de Anna Jansson

Traduit du suédois par Anna Karila

Éditions Robert Laffont, 2016, 339 pages

Angelika vit à Visby, une petite ville de l'île de Gotland au large de Stockholm. Elle tient un salon de coiffure qui a pour autre vocation de former des couples, de rendre les gens plus heureux en leur faisant croire de nouveau à l'amour. Dans son salon, il n'y a d'ailleurs que deux fauteuils, qu'elle essaie de remplir par des paires compatibles. Elle-même est très seule, son mari est mort sept ans auparavant, elle a maintenant quarante-huit ans. Elle est aidée, dans son salon de coiffure, comme dans sa deuxième activité, par Ricky, jeune homme un peu fou-fou-décalé.

Mais voilà, elle a beau y travailler avec le plus grand sérieux, ce n'est pas toujours facile de forcer les destins des gens... d'autant plus qu'elle se retrouve elle même à se pâmer devant un homme comme une ado de quinze ans, et bien sûr ce n'était pas dans ses plans. Sans parler de sa maison vendue à son insu par un imposteur et le jeune Ludwig qui habite par conséquent dans sa propre maison !

Ce roman est un joli défilé de personnages hauts en couleur (Son correspondant virtuel, Sinbad le marin au grand coeur), Magnus, son amoureux secret dont elle ne connaît même pas le vrai prénom ! Et Ricky, ha qu'il m'a fait rire Ricky ! Très original, totalement imprévisible, dont le passe-temps préféré est d'imiter les clients à l'aide d'une boule à thé. Angelika est elle-même très amusante et très attachante. C'est un sorte d'Agatha Raisin à la saveur suédoise, tout aussi maladroite et déjanté que sa copine anglaise.

Les situations sont également bien amusantes, c'est une successions de gags et de maladresses qui nous font bien souvent esquisser un bien large sourire.

Une bonne lecture douillette et feel good pour l'hiver, j'ai passé un très agréable moment avec ce roman !

Livre lu dans le cadre du Challenge Décembre Nordique.

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01 décembre 2016

"Les poètes morts n'écrivent pas de romans policiers" de Björn LARSSON

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Les poètes morts n'écrivent pas de romans policiers de Björn Larsson

Traduit du suédois par Philippe Bouquet en collaboration avec l'auteur

Éditions Le Livre de Poche, 2010, 451 pages

Jan Y. Nilsson vit sobrement sur son petit bateau de pécheur dans le port de Helsingborg, en Suède. C'est un poète, doué, mais qui passe quelque peu inaperçu noyé dans un marché de romans noirs suédois. Son éditeur, Karl Petersén croit en lui dur comme fer, il n'hésite d'ailleurs pas à publier ses recueils de poèmes à perte depuis plusieurs années. Un peu désolé pour Jan Y. qui ne fait que survivre de ses pauvres revenus (en effet, il dédie sa vie à la poésie, avoir un second travail ne ferait que l'éloignée du sens pur de la poésie), Petersén décide de proposer à l'auteur d'écrire un polar, celui qui fera exploser les ventes! Jan Y., rempli de doutes, se prend tout de même au jeu et écrit une histoire sur le monde de la finance, dénonçant les dérive du capitalisme. Alors que les contrats internationaux sont sur le point d'être signés, Jan Y. est retrouvé par son éditeur,  pendu dans son bateau. Un suicide, mais pourquoi ? Un Meurtre ? C'est Barck, agent de police portuaire, qui va être chargé de l'enquête. C'est d'ailleurs lui même un flic-poète ! (du dimanche, les deux.)

Au cours de l'enquête, on croisera également Tina, la muse de Jan Y. "un peu" excessive et l'un de ses meilleurs amis, Anders, lui aussi auteur de polar.

Ceci est sans conteste un livre déroutant mais quel livre ! Dès les premières pages se profile l'ombre d'un enquête qui aura bien du mal à avancer. Barck, chargé du dossier, ne fait qui piétiner, lui-même pris entre l'envie de faire son travail correctement et sa vision de lui comme, peut-être (haha), poète talentueux. Le moins que l'on puisse dire, c'est que c'est un bien piètre policier ! Il ne fouille pas trop, il ne veut pas déranger les gens et surtout ne pas du tout admettre que des gens qu'il trouve sympathiques puissent être impliqués. Des indices, il n'en a pas beaucoup faut l'avouer, mais il faut dire aussi qu'il ne sait pas trop comment s'y prendre pour les exploiter ! Voici donc un enquête qui se traîne, qui tourne en rond, qu'on aimerait nous même reprendre en main !

Autour de lui, les autres personnages essaient de découvrir la vérité, eux aussi, bouleversés qu'ils sont par le meurtre de leur ami... mais ils ont également du mal à garder la tête froide... entre Anders qui est chargé de terminer le manuscrit inachevé, Karl qui ne peut pas perdre ses gros contrats, et Tina qui est devenue la légataire testamentaire de Jan Y., chargée de gérer toutes les oeuvres de l'auteur. Et Brack, qui veut juste crier au monde, mais il ne fait que placer des petites allusions par-ci par-là, qu'il est un poète, que diable !

Ce livre est également, tout comme le manuscrit de Jan Y., un livre engagé. Björn Larsson dénonce, et pas qu'à demi mot, tout au long du roman, la censure que les auteurs doivent subir dans le monde au nom d'idéologies... "Une nuit, il avait rêvé qu'on le tuait d'une centaine de coups de son stylo et que son sang coulait noir comme de l'encre" (p.240)... ça rappelle bien des choses malheureusement... mais ici, l'auteur parle des grands romanciers comme Salman Rushdie, ou encore Roberto Saviano... de poètes comme Federico Garcia Lorca oui Guillaume Appolinaire... D'artistes qui sont mort ou sont menacés de morts du fait de leur oeuvres, de leur "verbe" ou de la folie du monde. Et ça donne bien envie de les lire et de les relire dans le monde dans lequel nous vivons. (Et il fait plein de références à des auteurs français, c'est que l'auteur aime et connaît bien la France, ça se voit!)

Mais il ne faut pas s'arrêter à ça, ce n'est pas un livre ennuyeux d'intellectuels qui aiment bavarder entre eux. Ce livre m'a tout d'une parodie de polar, du fait de son intrigue et de ses personnages un peu fous, tout d'abord, et par le concours de notre cher Brack, Don Quichotte moderne de la police suédoise, bien loin de l'image des enquêteurs nordiques ultra-efficaces dont on a l'habitude ! Ce livre est plein d'humour qui passe, entre autres, par les remarques totalement décalées de personnages face à la situation tragique qu'ils sont en train de vivre (Big up à Barck et à Tina dans cette catégorie!) J'ai beaucoup ri et parfois bien halluciné aussi !

C'est le deuxième roman de Björn Larsson que je lis, le premier fut Le cercle celtique et décidément, Björn Larsson c'est tout une ambiance duveteuse que j'aime. C'est bien simple, j'ai envie de lire tous ses livres, romans ou récits de voyage... de belles heures de lecture s'annoncent !

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30 novembre 2016

Mois Nordique, départ demain ! (billet récapitulatif)

Nous y sommes enfin ! Décembre Nordique prend son envol dès demain !

Logo Décembre Nordique

Je vous rappelle les rendez-vous prévus pour notre échappée :

Billets :

JOUR 1 :

JOUR 2 : JOURNÉE de la FINLANDE

Autres billets...

JOUR 3 :

Le 05/12 : LC Katarina Bivald

Le 07/12 : Séries tv nordiques

Le 09/12 : JOURNÉE du DANEMARK : LC Polar danois ou tout autre sujet !

Le 11/12 : LC Selma Lagerlöf

Le 13/12 : LC Romans historiques

Le 15/12 : JOURNEE de l'ISLANDE : LC Polar islandais ou tout autre sujet !

Le 16/12 : Lecture audio d'un auteur nordique avec Sylire.

Le 17/12 : LC Littérature jeunesse

Le 19/12 : LC Anatomie d'une nuit de Anna Kim avec A Girl.

Le 22/12 : JOURNÉE de la NORVEGE: LC Polar norvégien ou tout autre sujet !

Le 25/12 : Noël nordique (histoire ou conte de Noël)

Le 29/12 : JOURNÉE de la SUÈDE :  LC Polar suédois ou tout autre sujet !

Tous les dimanches, nous parlerons aussi cuisine !+

Il n'est pas trop tard pour nous rejoindre si le coeur vous en dit ! Pour un billet, deux, plus si affinités !

 

Si vous participez, je vous remercie de bien vouloir m'indiquer les liens vers vous billets en commentaires du présent billet ou sur Le groupe Facebook.

Je vous souhaite à tous un excellent Décembre Nordique ! :)

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11 novembre 2016

"1984 - Big Brother vous regarde" au Théâtre Ménilmontant

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1984 - Big Brother vous regarde d'après George Orwell

Adaptation : Alan Lyddiard

Mise en Scène : Sébastien Jeannerot

Avec Sébastien Jannerot, Hélène Foin-Coffe, Bernard Sender, Gregory Baud, Marie Giros, Loic Fieffe, Emilien Audibert, François Malleday.

Durée 1h40

Nous sommes en 1984, année fictive fictive et futuriste pour un livre écrit en 1948 par George Orwell. Nous sommes à Londres, du moins on pense le reconnaître, sous un régime totalitaire dirigé par Big Brother, celui qui a les yeux partout, qui vous espionne aléatoirement dans votre appartement, à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit, grâce à une caméra qui voit TOUT. Partout, jusque chez les gens, des écrans diffusent en boucle le visage de Big Brother ou des discours de propagande vantant le régime.

Winston refuse ce régime. Il veut lire, écrire, vivre, aimer. Lorsqu'il rencontre Julia, malgré le danger, ils tombent amoureux et décident de s'aimer... Mais pour cela, ils doivent impérativement se cacher.

1984 est le roman que j'ai le plus relu dans ma vie, sans jamais m'en lasser. Toujours effrayant, faisant bien malheureusement écho, de plus en plus souvent, à notre société de 2016. Quand j'ai vu passer les pubs pour la pièce, j'ai foncé sans réfléchir en embarquant deux amies avec moi.

Sur scène, les personnages évoluent autour d'écrans qui diffusent Big Brother, la propagande ou encore le gros complexe effrayant dans lequel vit Winston, souvent des scènes de torture aussi.

Contrairement à mes deux copines, les scènes filmées ne m'ont pas trop dérangées cette fois, parce qu'elles se justifient aisément. C'est tout le principe de fonctionnement de Big Brother, voir et être surveillé. Les scènes dépeignant l'environnent de Winston ne m'ont pas dérangée non plus.

Par contre, il y a une multitude d'autres choses qui m'ont beaucoup agacée....

La musique... digne d'un mauvais téléfilm de M6 et qui accompagne tout le spectacle.

La mauvaise qualité du son... Étant placées au fond de la salle, on a eu beaucoup de mal à comprendre ce que disaient les comédiens sur scène... il suffisant qu'en plus il y ait de la musique à ce moment là, et c'était complètement inaudible !

Il y a également eu THE big fail qui m'a fait beaucoup rire... Julia tend un gateau d'anniversaire à Winston avec une bougie allumée. En parlant, son souffle l'étend et Julia enchaîne quand même, coûte que coûte : "Mais souffle !"

Ensuite, l'image de la ville, de l'appartement de Winston ne sont pas conformes au roman. Dans le romain tout est justement bien propre, rangé, organisé. Sur scène, tout tombe en décrépitude. Pourquoi ?

L'histoire d'amour dangereuse est passionnée dans le roman... Ici cela ressemble juste à une histoire de coucheries. Pourquoi les personnages passent-il la pièce presque à poil devant nous ? D'une façon générale, la pièce est aseptisée, aucun sentiment n'est véritablement exprimé, aucune émotions ne nous gagne.

Enfin, alors que dans le livre tout est très bref, tranchant, sans appel... Un tiers de la pièce est consacrée à la torture de Smith, ce qui était absolument inutile et nous a laissé à arrière goût de surenchère ridicule et morbide.

L'instant émotion du spectacle, c'est le comédien Sébastien Jeannerot, victime des attentats du 13 novembre qui se confie au public lors des applaudissements alors qu'on est presque à la date anniversaire. Dommage qu'il ait eu besoin d'un discours pour nous faire passer ses idées, il avait entre les mains le texte parfait d'Orwell pour exprimer tout cela.

Sacrément déçue je suis.

A voir (ou pas!) jusqu'au 22 décembre au Théâtre Ménilmontant, 15 rue du Retrait, Paris 20ème.

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05 novembre 2016

Abluka de Emin Alper (film)

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Abluka - Suspicions (Titre original : Frenzy)

Film turc de Emin Alper

Sortie : 23 novembre 2016, 1h59

Avec Mehlmet Özgür, Tüllin Özen, Müffit Kayacan...

Prix spécial du Jury à la Mostra de Venise en 2016.

Kadi se voit proposer une sortie anticipée de prison. Il purge une peine de vingt ans et ne lui reste que deux ans à faire. En échange de sa libération, il doit fouiller les poubelles de la ville à la recherche de traces de substances explosives, pour aider les autorités à lutter contre le terrorisme. Il s'installe naturellement dans la petite ville où habite son jeune frère Ahmet qui ne se souvient pas vraiment de lui, il n'était âgé que  de six ou sept ans lors de l'arrestation de Kadi. Kadi s'installe dans un appartement loué par des amis d'Ahmet, à l'étage de leur maison.

Ahmet, lui, vit seul dans sa maison décrépite. Sa femme l'a quitté pour un autre homme avec ses deux enfants et dès le début du film, on sent que c'est un personnage qui est en train de partir à la dérive. Son boulot ne l'aide pas non plus à garder la tête froide, c'est le moins que l'on puisse dire... Chaque matin, il part en effet avec deux collègues pour sillonner la ville et abattre tous les chiens errants (mon dieu...)

En attendant, les bombes explosent dans la ville et Kadi semble être démuni malgré son travail acharné. Des rafles ont lieu, des dénonciations, et Ahmet perd petit à petit pied dès lors qu'il décide de sauver un chien et de le cacher dans sa maison.

Ce que j'aime avant tout dans les projections presse, ce ne sont pas les salles feutrées très agréables, ni les fauteuils bien confortables, ni voir les films très en avance... même si tout cela est une sacrée chance quand même. Non, ce que j'aime avant tout, c'est aller voir aveuglément des films des lors que l'on me les propose pour sortir de mes sentiers battus et faire de véritables découvertes.

Je ne serais certainement pas allée voir ce film de moi-même mais j'ai vraiment aimé me plonger dans cette histoire bien dérangeante. C'est un film turc mais ça ne se passe pas forcément en Turquie, c'est une histoire, hélas, qui peut arriver partout vu la période à laquelle on doit faire face. C'est l'histoire d'une petite ville qui a peur... peur des terroristes, peur de ses voisins tellement désemparés qu'ils cherchent à ce que cela cesse en voyant des signes qui n'existent pas forcément. Peur de la police, aussi désemparée que les habitants et qui s'essaie à des stratégies qui s'avèrent bien inefficaces.

Ce film se déroule sous nos yeux dans un climat de peur. Les personnages sont sous tension et la salle aussi. Tout se joue dans les images redondantes, de plus en plus redondantes, les sons discordants, les personnages abandonnés qui plongent dans la folie. Différents éléments qui créent une ambiance très tendue.

Un très bon film, pas très joyeux certes, mais efficace. Un film de notre temps et qui fait résonner de nombreux sentiments en nous, malheureusement, à l'image de ce que l'on vit actuellement.

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22 octobre 2016

Encore une fois, Arran...

J'ai un peu délaissé mes billets voyage ces derniers temps, le coeur n'y était probablement pas... Je dois encore vous parler de l'Allemagne, de la Suède... peut-être même que je n'ai pas publié mon billet Scottish 2015 ! Un jour peut-être... N'empêche qu'il faut que ça change, le nom de mon blog c'est Voyager... Lire... que diable !

Voilà donc... Arran, une nouvelle fois !

Ça faisait longtemps que je n'étais pas allée sur mon île et c'est avec un plaisir non boudé que je l'ai retrouvé en février dernier en compagnie de ma copine Lamalie.

Edinburgh - first night

Mais d'abord, arrêt à Edinburgh pour une belle soirée ! On rend visite à Rebus dans son pub (mais la cheminée était en braise, zut!), on se fait une visite by night, à l'aveugle ! On tombe dans l'antre de Frankestein. Fims lugubres en noir et blanc qui tournent en boucle, et Frankenstein lui-même qui arrive pour nous faire une petite danse ! On a kiffé !

DSCF6720 MOuhahahahAha !

Ca, c'était juste après une balade nocturne dans le cimetière à faire nos malignes ! Tout en sachant que des couches de squelettes reposaient sous nous... brr !

Arran  - Second day

Il est important de le préciser une fois encore, les gars de l'office du tourisme savent y faire pour nous accueillir, et ils se sont sacrément améliorés depuis leur lancé d'écureuils de jadis ! Arrivées en fanfare parmi une haie d'honneur de dauphins autour du ferry, malgré le temps chargé, voilà qui est de bonne augure. A peine les pieds sur l'île, un arc en ciel se déploie sur la mer, en face de notre hôtel de Brodick !

DSCF6778 Un arc en ciel, notre bateau, la mer, une voiture bleue.

Ni une, ni deux, nos valises déposées, après un premier verre arranais face à la mer, nous partons à l'assaut de l'île, à pied. Montagnes, moutons. Soudain, nous tombons sur la savonnerie de l'île et.... sur la fromagerie ! Et là, c'est le drame ! On entre, on évalue la situation et on ressort avec des fromages qu'on grignote, comme ça, à l'arrêt de bus ! (depuis, je fais la même chose en France, bref.) C'était juste le top du top, cette aventure ! Le bus arrivant, nous partons retrouver Lochranza (qui a décidé de fermer ses hôtels et autres b&b en hiver, je ne comprends pas pourquoi) pour tenter une visite de la fameuse distillerie (souvenez-vous, sans sa cafétéria, Isil aurait probablement fini par tuer un mouton joueur de foot pour survivre!). Dans le bus, c'est toujours aussi beau ! Les montagnes colorées, les zombiches qui gambadent, un peu de secousses, mais ça fait partie du voyage ! Dans le bus aussi, une expérience Ken Loach, on a vécu "La part de l'ange" de l'intérieur avec des cassos' en route eux aussi pour la distillerie... du coup, on a préféré attendre pour ne pas se retrouver dans le même groupe de visite qu'eux.... on a rencontré un chat, nous avons dégusté un sandwich sur le plus beau parking d'Ecosse, face aux montagnes, et après, ben c'était trop tard, les visites se terminent tôt en hiver à Lochranza.

DSCF6831 Un rai de lumière, que la montagne est belle !

Mais Lochranza, c'est bien plus qu'une distillerie, et on prend 123.000 photos au moins (à ajouter à ma collection de 698.000 déjà)... la montagne est belle, la mer aussi, le château toujours en ruine et le froid encore plus mordant que d'habitude ! Les huîtrier-pies sont là, mais j'ai beau guetter, pas de phoques ! (mais on s'en fout, on en a vu quelques uns depuis le bus!)

DSCF6866 Mais où sont les zombiches ??

DSCF6930 Zénitude...

Congelées comme des magnums, le bus nous amène ensuite vers Blackwater pour un incroyable couché de soleil et un pause pub bien méritée !

DSCF6967

Le soir, on est juste mortes alors on tente le resto gastro de l'hôtel les yeux à moitié fermés !

Arran  - Third day

Le lendemain, on achète de beaux gants rouges (l'un d'eux se trouve maintenant perdu quelque part dans les rues de Stockholm, pauvre doudou) et on part à l'aventure d'un nouveau chemin de rando ! Notre mission, si nous l'acceptons, partir à pied jusqu'à Lamlash, à travers la montagne ! Le temps nous épargne et nous voguons à travers la nature quand, soudain ! des signes mystérieux nous mènent hors du sentier... pour découvrir un campement peu commun de la zénitude ! Magique, tout simplement ! On cherche désespérément le stone circle indiqué sur ma carte (pourrie), on s'acharne, on s'acharne vraiment, mais on ne le trouve pas.

DSCF7005 De la musique en bois

DSCF7007 Au fond, une cabanne, on a flippé, on l'a ouverte. Bref, c'était des toilettes ! :-D

A Lamlash, on est ravies mais... mortes ! de fatigue, de froid, mais on kiffe trop la plage, le silence, le vent, les coquillages, les cygnes de mer. On se dit qu'on se trouverait bien un endroit un peu au chaud... alors on rentre dans un pub... THE pub : vue imprenable sur la mer, cheminée (un vrai pub a une cheminée), bière locale et fromages !!! (oui, on a une addiction certaine à ces petites choses.) Instant parfait. Juste PARFAIT.

DSCF7071 Des cygnes, au loin, des boudhistes.

DSCF7080 Isn't it perfect ?

On finit par s'arracher au lieu, à rentrer... On a prévu d'aller manger dans le pub de Bordick, mais on a trop traîné, on retourne à la brasserie de l'hôtel, on écoute Texas et on parle aurores boréales avec le barman. Le rêve, quoi !

Arran  - Fourth day

Le lendemain, lourd programme avant de rentrer à Edinburgh... On se lève aux horreurs pour aller voir THE stone circle de l'île. Y'a un bus pour y aller, un pour revenir avant le ferry. Genre, il est six heures du mat, on en peut plus, mais on ne se le dit surtout pas, et on se traîne jusqu'au bus. Du bus, on se traîne jusque dans un champs et d'un coup d'un seul, on oublie le froid, la fatigue, les horreurs matinales et on parle aux moutons qui nous ignorent royalement, mais c'est pas grave ! Au loin, un berger avec son chien rassemble les troupes ! Les montagnes resplendissent ! On kiffe trop ! et c'est rien de le dire ! Au bout du chemin, les vieilles pierres, une maison en ruine, encore des moutons, de la tourbe dans laquelle je m'enlise en prenant un raccourci, haha !

DSCF7137 Les moutons, c'est toujours sympa !

DSCF7185 Des vieilles pierres, de la tourbe, des montagnes.

Pis enfin on teste le pub de Brodick, excellent ! Au chaud, tout beau, tout bon... et là, c'est le drame ! Juste assez de temps, comme prévu dans notre planning, pour une virée en librairie ! Je voulais absolument TOUT leur rayon Écosse... j'en ai juste pris... deux ou trois... (pas lus à ce jour, mais c'est là et ça m'attend, et ça, c'est cool !)

20161022_132243_2__2_ Oui, c'est un peu improbable Glancoe et les Indiens...

Ferry, train, retour à Edinburgh, dîné de mortes vivantes à l'Albanach (j'aime ce pub!), pis on squatte le salon du l'hôtel et on picole un peu.... mais beaucoup moins que les gens d'à côté, d'ailleurs, y'a une fille qu'en a perdu de vue ses compagnons imbibés au cours de la soirée !

Voilà, c'est fini. Jusqu'à la prochaine fois ! Scotland rules !

Posté par Cryssilda à 13:41 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
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