Voyager... Lire...

25 mai 2016

Challenge Amérique Latine en 28 livres !

J'ai de la chance d'avoir deux amies aussi folles que moi, prêtes à se lancer en moins de deux dans des challenges ou autres aventures de dingue autour d'un cocktail (d'une polonaise ou d'une île flottante viennoise)...

Avec A Girl From earth, nous écumons les restos usons nos chaussures sur la route des écrivains européens depuis quelques mois. Notre principe, et il est d'or : Un livre = un pays = un resto !

Mais ce n'était pas encore assez... Notre soif découverte livresque et culinaire nous a propulsé dans le "Challenge Amérique Latine en 28 livres !" et, pour l'occasion, nous avons embarqué Lamalie dans notre sillon !

Le principe, comme pour le challenge UE : On lit un livre, ce qu'on veut, du pays que l'on veut, à notre rythme et une fois que c'est bouclé pour nous trois : Hop! Mojitos (sans petits morceaux de menthe dedans!), enchiladas, guacamole, patates douces, bananes plantins tout ça, tout ça, tout ça !

Voici la liste de pays et territoires sur lesquels on s'est mises d'accord (merci A Girl!) et mes prévisions de lectures (mais je suis moins organisée que A Girl) :

  • Argentine : La traduction de Pablo de Santis
  • Bolivie
  • Brésil 
  • Chili : Les détectives sauvages de Roberto Bolaño
  • Colombie : Les réputations de Juan Gabriel Vasquez (qui appellent un bis!)
  • Costa Rica
  • Cuba : Hérétiques de Leonardo Padura (qui appellera un bis aussi)
  • Equateur
  • Guatemala
  • Haiti
  • Honduras
  • Mexique : En Ultimo Lector de David Toscana
  • Nicaragua
  • Panama
  • Paraguay
  • Pérou
  • République dominicaine
  • Salvador
  • Uruguay : Scipion de Pablo Casacuberta
  • Venezuela
Territoires et pays parfois associés à l'Amérique latine :
  • Belize
  • Guyane
  • Guadeloupe
  • Martinique
  • Porto Rico : La casa de la laguna de Rosario Ferré
  • Saint-Barthélemy
  • Saint-Martin
  • Saint-Pierre-et-Miquelon

C'est un challenge informel donc vous pouvez embarquer avec nous dans cette aventures mais il n'y aura pas de récap, de date butoir tout ça... Mais vous pouvez bien sûr, comme nous, célébrer l'Amérique Latine avec un mojito ou autre dès que je vous avez terminé une lecture !

Je suis preneuse de toutes suggestions de lecture !

Hasta la vista !

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19 mai 2016

"Contes de Grèce" de Gilles DECORVET

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Contes de Grèce de Gilles Decorvet

Éditions du Jasmin, 2011, 109 pages

J'avais lu il y a quelques temps des Contes d'Irlande de la même éditions et j'avais très envie de me plonger dans ces contes grecs en l'honneur de notre année grecque (que je n'ai pas oublié, soyez pas mauvaises langues!)

Ce livre rassemble une série de contes de tradition orale. L'auteur nous explique qu'il les raconte lors de lectures avec des enfants alors il a pris quelques libertés tout en restant fidèle à l'histoire originale. A la fin de chaque conte, il nous est indiqué de quelle région grecque l'histoire provient.

J'ai beaucoup aimé ces contes qui mettent très souvent en scène des Reines, des Rois, des Princes et des grands seigneurs et leur histoire d'amour, ou celles de leurs enfants. Il règne une atmosphère de magie et de féerie dans le livre, on rencontre par exemple la reine des oiseaux et des sirènes, ou encore un beau prince maudit qui a pris la forme d'un serpent, de faux-bébés vraies vieilles sorcières etc...  Un monde de contes de fées tel qu'on le connaît ici aussi, en France.

A la fin, tout se finit toujours bien et les personnages sont heureux et le peuple, là-bas, plus heureux encore ! (cette formule que l'on retourne à la fin de chaque conte m'a beaucoup amusée!)

Une belle lecture alors qui nous fait voyager et nous replonge dans l'univers magique de l'enfance.

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16 mai 2016

"Ma vie de pingouin" de Katarina MAZETTI

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Ma vie de pingouin de Katarina Mazetti

Traduit du suédois par Lena Grumbach

Éditions Gaïa, 2015, 270 pages

Il faut croire que je n'en ai pas fini avec Katarina Mazetti, ou avec la Suède, au choix ! Quoiqu'il en soit, je ne vois vraiment pas comment je pouvais ne pas acheter de façon totalement compulsive impulsive ce roman (alors que je cherchais des sud-américains, il ne faut pas chercher! Vraiment pas!) Ceux qui me connaissent un peu savent que les pingouins et moi, c'est une longue histoire, et qu'ils s'appellent tous Micha. Pingouins, manchots, même combat ! Bref, j'aime les pingouins, j'aime le mot (qui sonne quand même bien rigolo) et j'aime ces petites créatures marantes. Alors forcément, Katarina Mazetti qui a déjà attiré mon attention + pingouins, ben moi je ne peux pas résister!

Un groupe très hétéroclite de suédois décide de partir en voyage avec pour but ultime, une croisière en Antarctique pour observer les manchots/pingouins et autres créatures du froid. Chacun a son but caché dans ce voyage : L'un mettre fin à sa vie, l'autre mettre fin à la vie d'une autre, une autre veut vivre avant de ne plus pouvoir le faire, une autre encore, vieille baroudeuse du troisième âge qui ne peut se résoudre à rester sédentaire ne serait-ce que deux mois, d'autres viennent à la chasse aux veufs... Une belle brochette d'être bien différents à l'image des nombreux animaux et oiseaux qu'ils vont observer au cours de leur croisière.

Quelques personnages se détachent et prennent de l'importance au cours de l'intrigue : Wilma et Tomas, deux personnages attachants aux tempéraments bien opposés, Alba la fameuse baroudeuse qui ne veut pas se laisser piéger ni par la vie, ni par le temps (de toutes façons, elle mourra le jour de ses cent-vingts ans, un point c'est tout !)

Autant le dire d'entrée, j'ai adoré ce roman ! C'est du feel-good juste fait pour moi, c'est à dire : Les pingouins, le voyage, les paysages, les animaux, la nature, l'Antarctique. Bref, c'est le voyage que je rêverais de faire ! Et puis c'est cocasse, touchant, émouvant, parfois les personnages sont énervants, bref tous ces touristes sont criants de vérité, dans toute leur ambivalence. Ce roman en ennuiera certainement certains, mais pour moi, il y a tous les ingrédients d'un bon roman.

Katartina Mazetti utilise de nouveau l'altérnance de points de vue pour raconter son histoire. Elle le dit en introduction, elle n'est pas à l'aise avec la narration omnisciente, alors c'est sa façon de s'en sortir et brillamment. Ce que j'aime, et que j'avais déjà remarqué dans Le mec de la tombe d'à côté, c'est que ce n'est pas du tout répéter les mêmes scènes d'un nouveau point de vue, il y a des ellipses qui permettent d'avancer dans la narration comme dans un roman plus traditionnel. En introduction, elle nous prévient également que l'on peut picorer son livre dans le désordre, parfois ne pas ouvrir les portes de certaines cabines. Je ne sais pas si cette méthode fonctionne vraiment, je suis une fille très linéaire, mais ses conseils m'ont bien amusée. Elle a un style, une fluidité dans l'écriture et un humour auxquels j'adhère totalement.

J'ai également beaucoup aimé les trois personnages centraux, décidément l'auteur dépeint des personnages qui me parlent beaucoup à un point que c'en est perturbant ! (ça fait quand même deux fois que j'ai l'impression qu'elle s'inspire de quelqu'un de mon entourage, c'est effrayant!) Tomas et Wilma qui se trouvent malgré les icebergs qui les séparent... Alba qui est à mourir de rire avec son petit carnet et ses listes tendant à caser les humains du bateau dans des catégories animalières.

Enfin, c'est un roman très écolo, il y a de nombreuses réflexions sur l'avenir de la planète, sur notre tendance à l'autodestruction ou la destruction conscientes (que ce soit celle de la nature ou celle des humains.)

Petit extrait significatif :

"- Tu t'es lancé dans le docu animalier gore ? ai-je murmuré. Des canards assassins mangeurs de cadavres ? Je ne savais pas que les canards faisaient des choses pareilles. Petits monstres, contentez-vous donc des plantes aquatiques et du potamot !

[...]

- Cette espèce de canard mange de la chair morte, a-t-il dit. Ils ont développé des dents, au fil des millénaires. Il n'y a pas de quoi s'offusquer. Toi aussi, tu manges de la chair, bien que tes ancêtres aient probablement été de paisibles végétariens ! Et contrairement à ces petits canards, tu pourrais te satisfaire de plantes, si tu voulais. Eux ne le peuvent pas, il n'y a pas assez de végétation ici pour eux !"

Bref, j'ai fait un excellent voyage en Antarctique sur ce bateau !

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14 mai 2016

"Le Caveau de famille" de Katarina MAZETTI

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Le Caveau de famille de Katarina Mazetti

Traduit du suédois par Lena Grumbach

Éditions Babel, 2005, 260 pages

Après ma lecture enthousiaste de Le Mec de la tombe d'à côté, je ne pouvais QUE lire Le Caveau de famille, la suite, pour retrouver Benny et la Crevette.

Désirée, à la fin du précédent volume, comptait sur Benny pour lui faire un enfant. Ils ne devaient avoir que trois essais, si ça ne marchait pas, chacun continuerait sa route. SI ça fonctionnait, hé bien idem. Ça marche mais Benny ne veut pas que Désirée élève sa progéniture en la laissant devenir un rat de bibliothèque, il a bien d'autres projets pour le bébé ! Désirée finit par venir s'intaller à la ferme et la vie à deux, qui n'est vraiment pas un long fleuve tranquille, débute pour nos deux amoureux.

Peut-être que j'en attendais trop, peut-être que c'est juste la nouveauté ou l'effet de surprise et de découverte qui n'étaient plus là... ou peut-être que c'est juste le fait que je ne l'ai pas lu en Suède (oui, pourquoi pas?) mais j'ai trouvé ce livre décevant et peu convaincant...

Si dans le premier tome on s'amuse des différences de Désirée et Benny et que l'on comprend parfaitement cette attirance irraisonnée, ce n'est plus vraiment le cas dans ce deuxième tome... Benny devient très con bien étriqué maintenant que Désirée vit avec lui, il ne fait plus trop d'efforts, il l'a enfin cette femme qui va s'occuper de lui et l'aider à la ferme! Il la laisse se démerder jongler avec les enfants, le travail, les tâches domestiques et son boulot de bibliothécaire, c'est que lui, il est fatigué avec le travail à la ferme !

Ce n'est plus passionnel, ni fusionnel, d'ailleurs, maintenant, leur moments d'intimité ne se résument plus à grande chose... et c'est cette passion qui faisait tenir le couple dans le tome 1. Là, ben c'est juste une histoire de couple pas très sympa, qui ne s'entendent pas vraiment, qui ne partagent pas grand chose et qui continuent à faire des enfants... et je me suis sérieusement demandé pourquoi Désirée ne se barrait pas vite fait, bien fait ! Du coup, ça ne marche plus et, j'avoue, qu'à partir de la deuxième partie du livre, j'ai commencé à m'ennuyer... Ce n'est plus crédible, plus amusant, ni pour nous, ni pour les personnages... Si c'est là la vision du couple de Katarina Mazetti, ben ça craint....

Voià, une grosse déception ! Je sais pourtant qu'il ne faut jamais lire les suites, mais je n'ai pas pu m'en empêcher.

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12 mai 2016

"Les réputations" de Juan Gabriel VASQUEZ

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Les réputations de Juan Gabriel Vasquez

Traduit de l'espagnol par Isabelle Gugnon

Éditions Points, 2014, 191 pages.

Javier Mallarino est un caricaturiste de renom de la presse colombienne. D'un trait de crayon, il se gausse des politiciens et autres personnes publiques, il dérange, il peut détruire une réputation. Il fait ce métier depuis vingt ans et il atteint aujourd'hui le sommet de sa gloire en étant décoré d'un célèbre prix, marchant sur les pas de son idole Ricardo Rendon. Tout le monde connaît ses dessins mais, paradoxalement, personne ne le connaît lui et il peut continuer à se balader incognito. A vrai dire, cela ne lui arrive pas très souvent, divorcé et solitaire, il vit dans une grande maison en haut d'une montagne avec seul lien avec le monde, les journaux qu'il reçoit et épluche tous les matins avant d'aiguiser sa plume et préparer son dessin pour l'édition du lendemain. Il est assez content et fier de sa carrière mais, au cours de la cérémonie, il rencontre une journaliste qui va remettre ses convictions en question.

Drôle de sentiment en ouvrant ce roman en ayant l'impresion de lire un texte en réaction à la tuerie de Charlie Hebdo. Comme en France, pour des raisons différentes, les journalistes et autres caricaturistes sont régulièrement menacés en Colombie et c'est le cas de Javier dans le livre. Quoiqu'il en soit, il ne se laisse pas intimider et poursuit ses critiques et dénonciations acérées. Une grosse partie du roman porte alors sur la liberté d'expression et sur les convictions de ce caricaturiste.

Mais, l'intrigue ne s'arrête pas là... et c'est, en deuxième partie, à l'homme et à sa conscience que nous serons confrontés. Sûr de lui, Javier ne cessera néanmoins de remettre en question ce qu'il sait et les mécanismes étranges de la mémoire qui peut nous inventer des souvenirs auxquels on croit comme si c'était la réalité : "La mémoire est vraiment bizarre : elle nous permet de nous souvenir de choses que l'on a pas vécu." (p.25) Comme un leitmotiv dans le roman, Javier met en doute sa mémoire, ses souvenirs, ses convictions.... tout ce sur quoi s'appuie son travail de caricaturiste.

J'ai beaucoup aimé ce roman que j'ai lu dans le cadre du Prix du Meilleur Roman des Lecteurs Points. Je n'avais pas lu la quatrième page de couv' (j'aime à ne pas savoir ce que je vais lire) et je ne m'attendais vraiment pas à la tournure qu'allait prendre l'intrigue, tout à coup. Et tant mieux ! Même si la première partie m'a plu, je ne sais pas si j'aurais autant aimé lire un livre qui ne parle que du milieu de la presse. Une bonne découverte pour moi !

J'ai également triché et lu ce livre dans le cadre de notre nouveau challenge livres / restos dans lequel on se lance avec mes amies A Girl et Lamalie : Lire un roman (au moins) de chaque pays d'Amérique Latine ! Hop, c'est fait pour la Colombie ! (hooo ne râlez pas les filles, je ferai un bis!)

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10 mai 2016

Men and Chicken (film)

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Men and Chicken

Film danois de Anders-Tomas Jensen

Sortie le 25/05/2016, 1h44

Avec Mads Mikkelsen, David Dencik, Nikolaj Lie Kaas, Nicolas Bro, Søren Molling, Rikke Louise...

A la mort de leur père, Elias et Gabriel découvrent qu'ils ont tous les deux été adoptés, qu'ils ont le même père mais pas la même mère et que leur père biologique, centenaire, est encore en vie sur une petite île danoise. Evelio, le père, est un généticien (fou) de renom. Il n'en faut pas plus à Gabriel (l'intello des deux) pour embarquer son frère (un boulet) à la rencontre de leur père. Sur place, ils vont trouver trois autres frères (signe distinctif, ils ont tous un bec de lièvre!) dans une vieille demeure, des animaux ont envahi les lieux, c'est dégueulasse, ça pue (on l'imagine) et la bâtisse tombe en décrépitude. Evelio, quant à lui, est inaccessible, se reposant dans sa chambre, à l'étage, dont on leur interdit l'accès.

La rencontre entre les cinq frères ne se fera pas dans la joie et la bonne humeur.... la violence et la bestialité règnent dans le domaine : On règle ses compte à coup de gamelles énormes et d'animaux empaillés. Si ça va pas, on purge sa pénitence enfermé dans une grande cage, et surtout, surtout, à table on ne rigole pas avec l'animal dessiné au fond de son assiette !

Il faut bien le dire, Gabriel hallucine et a bien du mal à trouver sa place parmi sa fratrie de bolos. Ici, on mange, on se bat, on se tape des poules (ça leur fait pas mal hein, c'est par là que sortent les oeufs!) en attendant l'arrivée improbable de filles.

Ils sont a priori auto-suffisants, mange leur "bétail" boivent le lait de leur vaches etc... et, my god! Vous n'imaginez pas jusqu'à quel point ils sont auto-suffisants et tout ce que ça implique pour ces garçons ! (enfin, seul le spectateur et, peut-être, Gabriel en comprendront la mesure!)

Un film que j'ai beaucoup aimé et qui m'a fait beaucoup rire. C'est hallucinant, décalé, dérangeant.... on se demande jusqu'où ça va aller tellement on va de surprises en surprises ! De l'humour cinglant, loufoque, barré comme je l'aime dans le cinéma nordique. Ce film est une réinvention folle de L'île du Docteur Moreau (qui n'est pourtant pas mon livre préféré, loin de là!) et j'ai aimé cette fantaisie délirante.

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08 mai 2016

Le MOIS ANGLAIS is BACK !

Le Mois anglais est de retour, pour la cinquième année consécutive ! Préparez déjà vos valises, sortez vos parapluies, vos tasses de thé, vos recettes de scones, vos intégrales de Dr Who, vos souvenirs de voyage et vos romans anglais : le voyage débutera le 1er juin 2016 et durera tout le mois.

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Lou et moi sommes très heureuses de vous retrouver à cette occasion.

Billets libres, lectures communes, comme chaque année il y en aura pour tous les goûts. Le seul mot d'ordre : fêter l'Angleterre sur nos blogs.

Pour vous inscrire, nous vous invitons à laisser un commentaire à la suite de ce billet et sur le billet de lancement de Lou. N'hésitez pas non plus à nous y laisser les liens vers vos billets de présentation pour que nous puissions les relayer plus facilement.

Vous pouvez également rejoindre notre groupe facebook, sur lequel ont déjà été proposées de nombreuses idées de lectures communes.

*****

Voici d'ailleurs la liste très tentante des rendez-vous prévus en juin - vous pouvez continuer à proposer d'autres suggestions dès maintenant :

  • Un roman qui se passe à Londres - également LC du Blogoclub de Lecture (titre retenu par le Blogoclub : Black-out  de John Lawton) : 1er juin
  • (Vieilles) dames indignes ou indignées - Willa Marsh, Mary Wesley, Nancy Mitford, Barbara Pym, Agatha Christie, Elizabeth Taylor, Stella Gibbons... : 3 juin
  • Meurtre à l'anglaise (ou plus prosaïquement Polars anglais) : 5 juin
  • Autour de Jane Austen (romans, adaptations, biographies, austeneries...) : 7 juin
  • Campagne anglaise (lectures ou films se déroulant principalement à la campagne ou dans de petits villages anglais, photos de voyage...) : 9 juin
  • Auteurs anglais d'origine étrangère : 11 juin
  • Connie Willis, Sans parler du chien : 13 juin
  • Victoriens anglais (Les soeurs Brontë, Wilkie Collins, Dickens, Gaskell, George Eliot, Thackeray, Trollope...) :  15 juin
  • Sherlock Holmes, l'original et les produits dérivés (les titres/films mettant en avant Arthur Conan Doyle rentrent aussi dans cette LC): 17 juin
  • Rois et Reines d'Angleterre : 19 juin
  • Un écrivain contemporain au choix : 20 juin
  • Angela Huth :  21 juin
  • George Orwell : 23 juin
  • Théâtre anglais, tous siècles confondus (Shakespeare, Elisabéthains, Tom Stoppard, Nell Leyshon...) : 25 juin
  • Anita Brookner : 27 juin
  • Agatha Christie : 28 juin
  • Littérature enfantine ou adolescente ou adaptations sur grand et petit écran (Winnie, Beatrix Potter, Paddington Bear, Gruffalo, Neil Gaiman, Harry Potter, Roald Dahl, Mary Poppins...) : 29 juin

 

*****

Mais aussi...

Nous vous proposons de nouveau cette année de participer à la création des logos. Eh oui, on A-DO-RE vos logos, qu'ils soient chics, drôles, kitsch, vintage... Nous espérons que cette année encore vous serez prêts à libérer le créateur ou la créatrice qui sommeille en vous pour vous amuser à concocter les logos les plus anglais.

Vous pouvez les ajouter sur le groupe facebook ou les envoyer à nos deux adresses mail : myloubook@yahoo.com et cryssilda@hotmail.com.

*****

Enfin, suivez nos blogs et le groupe dans les prochaines semaines, car nous avons prévu quelques surprises pour vous gâter en ce nouveau Mois anglais...


Rendez-vous le 1er juin !

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06 mai 2016

"Academy Street" de Mary COSTELLO

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Academy Street de Mary Costello

Traduit de l'anglais par Madeleine Nasalik

Éditions Points, 2016, 2015, 189 pages

Tess vit dans un petit village irlandais avec sa grande famille et ses parents. Son père est propriétaire d'une ferme et le bonheur semble planer sur cette maison remplie d'enfants. Mais, alors que Tess a sept ans, sa mère meurt soudainement. Rien ne sera plus pareil à présent pour la petite fille, son père est accablé par la tristesse, son petit frère, encore bébé, est confié à une tante. Tess, tout en grandissant, essaiera de se trouver une place dans sa famille meurtrie. Ce dont elle est sûre, c'est qu'elle veut une vie à elle, une famille. Ce qu'elle ne réalise pas tout de suite, c'est qu'elle s'ennuie mortellement en Irlande, surtout dans ces ambiance familiale un peu morne. Après une formation d'infirmière, elle part à New York vers d'autres horizons, sa grande soeur Claire est déjà sur place et la vie semble lui sourire. Elle voudra croire à l'amour et tombera rapidement amoureuse, puis enceinte... et pourtant cet amour sera loin de lui apporter la vie dont elle rêvait en Irlande.

A travers l'histoire de Tess, somme toute bien banale, c'est la vie d'une femme irlandaise que l'on nous raconte, empreinte de sa culture et de l'Histoire qui se déploie autour d'elle, en filigrane (comme la mort de Kennedy, ou plus tard, les évènements du 11 septembre.)

Ce roman est loin d'être une histoire hors du commun, l'auteur raconte simplement l'histoire d'une femme irlandaise qui, comme tant d'autres, a tenté sa chances aux États-Unis et qui n'en a pas pour autant tiré une destin des plus glorieux ni forcément plus heureux que si elle était restée en Irlande. Mais, cette histoire est bien racontée, toute en justesse et avec beaucoup de respect pour Tess. Le style est beau et on se retrouve a dévorer ce livre d'une traite. Nous considérons très vite Tess comme une amie qui nous confie son histoire, comme elle le fait auprès de sa voisine de palier.

On comprend vite que, tout au long de ce roman, Tess est en perpétuelle quête d'un nouveau foyer, dans le sens de "home" en anglais, douillet comme celui qu'elle a connu lorsqu'elle était enfant en Irlande : "Elle s'étonne d'être aussi heureuse. Heureuse dans son lit, dans cette maison. Avec l'herbe et les dépendances et les champs autour d'elle. C'est ici qu'est sa place. Au plus profond d'elle-même elle sait qu'il n'y a aucun endroit qu'elle aime plus au monde." (p. 43)

Un très beau roman que j'ai lu dans le cadre du Prix du Meilleur Roman des Lecteurs de Points 2016.

Prix meilleur roman points

 

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04 mai 2016

Brooklyn (Film)

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Brooklyn

Film de John Crowley, écrit par Nick Hornby et adapté du roman de Colm Toibin du même nom.

2015, 1h33

Avec Saoirse Ronan, Domhnall Gleeson, Emory Cohen...

Eilis vit dans un petit village irlandais avec sa soeur et sa mère dans les années 1950. Elle travaille dans une petite épicerie d'une vieille bonne femme désagréable. Sa famille donnerait tout pour la jeune Eilis et quand sa soeur s'arrange pour la faire partir à New York, elle prend le bateau pour se construire une vie meilleure aux États-Unis. Aidée par le prêtre de la communauté irlandaise sur place, elle occupera une chambre dans une pension, trouvera un travail de vendeuse dans un grand magasin et reprendra avec brio des études de comptabilité, le soir. Elle découvrira également l'amour avec un italien, le jeune Tony. Tout suit son cours pour la jeune Eilis jusqu'au jour où elle est rappelé en Irlande pour des problèmes de famille. D'un coup vont se confronter la fraîche américaine et sa nouvelle vie avec son pays, ses racines, sa famille. La jeune fille sera alors face à ses doutes et devra faire de douloureux choix.

J'avais adoré le roman de Colm Toibin il y a quelques années et j'appréhendais de voir le film de peur d'être déçue. Il n'en a pas été le cas, j'ai trouvé le roman très bien adapté même s'il y a quelques petites modifications par rapport à l'intrigue initiale. Eilis est très convaincante et a le ton juste, tout comme les autres comédiens. Le film ne tombe pas dans la simple comédie romantique comme ça aurait pu être le cas et la problématique de la communauté irlandaise à l'étranger est bien rendue. Plus d'une fois le film m'a fait penser à mon groupe d'amis irlandais à Paris, très intégrés mais avec leur coeur toujours en Irlande.

Il y a plein de très beaux passages, en particulier celui de Noël parmi la communauté irlandaise, les chansons en gaélique etc...

Un très beau film qui m'a fait beaucoup pleuré ! Je ne sais pas si c'était la fatigue mais je me mettais à pleurer dès que Eilis s'y mettait !

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02 mai 2016

"Les jonquilles de Green Park" de Jérôme ATTAL

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Les jonquilles de Green Park de Jérôme Attal

Éditions Robert Laffont, 2016, 213 pages

Tommy est un jeune garçon qui vit à Londres en 1940. Il habite avec sa mère qui travaille dans une usine d'ampoules et son père, un véritable savant fou, ainsi que sa grande soeur Jenny. C'est la guerre et les bombes tombent sur Londres. La vie de la famille de Tommy est rythmée par les sirènes, signal qu'il faut se mettre aux abris. Mais qu'importe, Tommy va vivre son enfance à fond sur ce terrain de jeu géant, va comploter avec ses copains et même tomber amoureux ! Mais malgré son insouciance d'enfant, la guerre se rappellera à lui bien plus souvent que nécessaire.

Je me sens encore assez novice dans la lecture des romans de Jérôme Attal car ce n'est que le deuxième livre que je lis de l'auteur. Même si j'avais aimé son précédent, Aide-moi si tu peux, je l'avais abordé comme une grande farce, une parodie de roman policier avec de nombreux rappels aux années de notre enfance. Un roman agréable à lire, amusant, mais qui ne reste pas très présent une fois le livre fermé.

Je m'attendais alors à un livre du même genre... et il en a été bien différemment entre moi et Les jonquilles de Green Park cette fois ! Je suis tout d'abord toujours très sensible aux romans qui se passent en temps de guerre, et plus encore quand cela concerne le deuxième conflit mondial. Et puis, ce roman se passe à Londres, autre point positif pour moi dès le départ. J'aime également beaucoup les récits d'enfants. Ici, c'est le jeune Tommy qui nous raconte son blitz londonien avec toute la candeur et l'insouciance dont seuls sont capables les enfants pendant la guerre. Bien sûr il se rend compte que les bombes tombent mais il ne semble les compter qu'à mesure que ses amis disparaissent à la campagne ou ailleurs.

Le roman laisse alors beaucoup de place à la magie et à la beauté malgré le contexte affreux. Il y a en particulier une soirée de Noël burlesque et féerique dans le sous-sol d'un vieux Lord tordu, et puis le père de Tommy, personnage sympathique et fou qui va arroser sa famille de fantaisie. Tommy vit dans son petit monde, entourés de ses comics et de super-héros, dont le père va d'ailleurs s'inspirer créer (du moins y penser) à grosse machine pour sauver tous les enfants de Londres (hahaha!). Dans le monde des super héros, tout est tellement simple ! D'ailleurs Tommy sera un grand romancier plus tard, il le sait !

La vois enfantine de Tommy permet à Jérôme Attal d'exprimer son histoire tout en images, en poésie. L'auteur avoue aimer imaginer des phrases que les lecteurs relèveront et garderons précieusement... c'est un pari réussi dans ce roman !

Un extrait que j'ai particulièrement aimé : "Maman affirme que même si demain à cause de Jerries il arrive qu'on n'ait plus de confiture à poser sur la table pour le petit déjeuner, et bien, on se fera pas pour autant des tartines de néant, mais on tartinera nos toasts avec le souvenir de la confiture ou, mieux encore, avec la promesse de son retour." (p.58)

Un très beau moment de lecture donc, et un très joli livre sur la guerre et sur la magie l'enfance.

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