Voyager... Lire...

28 juillet 2016

Life is but shit spread by scatterbrains.

Je n'ai pas écrit de billets sur ce blog depuis quelques jours... refroidie que je suis par toute cette MERDE. Je lis, à peine, pas facile de se concentrer sur quoique ce soit alors qu'à tout moment un taré peut détruire une vie, des vies. Je zappe de livres en livres comme je zappe sur les chaînes infos.

Le 07 janvier de l'année dernière, on a attaqué mon enfance avec Cabu, une communauté et les SALOPARDS se sont réfugiés presque dans le jardin de ma belle-soeur. Le 13 novembre, alors que je fêtais égoïstement mon anniversaire, une amie de mon père écoutait de la musique au Bataclan quand elle s'est pris une balle. Le 14 juillet dernier, alors que naïvement je m'étais plus inquiétée pour la finale de l'Euro, on attaque MA fête nationale et le beau-frère d'une amie est encore aujourd'hui entre la vie et la mort. Hier, on tue un curé, nan mais sérieux ?

Ma famille est saine et sauve (MERCI) de ce cauchemar qui se déroule devant nos yeux depuis plus d'un an  mais comme beaucoup d'entre nous, les actes de ces CONNARDS ont éclaboussé ma vie. Oui, on connaît tous ou presque, une victime, quelqu'un qui connaît une victime etc.

Mes arrières grand-pères sont des réfugiés. Ils sont tous les deux venus en France pour les promesses que ce pays leur offrait : La liberté et l'égalité des chances. Ils ont aimé ce pays, ils l'ont RESPECTE. Si tu t'installes dans un pays, c'est la moindre des choses. Si t'aimes pas ce pays, s'il t'horripile à ce point, c'est simple TU TE BARRES et tu nous laisses vivre.

La France m'a donné les chances d'être ce que je suis : Grande gueule, fêtarde, lectrice, prof. Française.

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Je ne crois en rien mais je respecte tout. Aujourd'hui, comme souvent, je suis pourtant allée à l'église car c'est le seul endroit qui semble me convenir pour poser des bougies pour mes chers disparus. A chaque fois, je m'y sens bien, accueillie, chez moi. Car c'est ça aussi ma culture, quoique j'en dise. Je suis allée dans cette église vide poser mes deux bougies, les vitraux rayonnaient, l'orgue posait une ambiance duveteuse. Je ne comprends pas, je ne comprends rien à ce qui se passe et je n'ai qu'un chose à vous dire bande d'écervelés que vous êtes, vous, les amis de la faucheuse :

 

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23 juillet 2016

Mois anglais 2016 : résultat des concours

Nous avons eu le plaisir de vous proposer plusieurs concours dans le cadre du Mois anglais grâce à la gentillesse des éditeurs partenaires de nos deux blogs. Entre une fin d'année scolaire bien remplie pour Cryssilda, notre English teacher de choc, et l'agrandissement de la famille Lou, nous avons attendu juillet pour vous annoncer les gagnantes des quatre derniers concours.

Voici les résultats :

Gagnantes du concours nº2 - Editions Héloïse d'Ormesson : Le Célibataire de Stella Gibbons

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Romanza

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Gagnantes du concours nº3 - Editions Albin Michel : 1er tome des enquêtes d'Agatha Raisin, La Quiche fatale

Félicie

Estelle

Rachel

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Gagnantes du concours nº4 - Editions Points : Henry James, La coupe d'or (collection Signatures) / Stella Gibbons, Westwood / Elizabeth Gaskell, Mary Barton

Kathel

Jessica

Sylvie

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Gagnantes du concours nº5 - Editions du Nil / Robert Laffont : L'été avant la guerre d'Helen Simonson

Keisha

Jessica

Framboise

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Un grand bravo à vous toutes !

Il ne vous reste plus qu'à nous envoyer vos noms et adresses postales aux mails suivants : cryssilda@hotmail.com et myloubook@yahoo.com.

N'hésitez pas à nous proposer des lectures communes de ces livres si jamais vous le souhaitez, à la suite de notre billet ou sur notre groupe facebook...

Et surtout, nous vous souhaitons de belles lectures !

Have a lovely summer !

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17 juillet 2016

"El ultimo lector" de David TOSCANA

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El ultimo lector de David Toscana

Traduit de l'espagnol par François-Michel Durazzo

Éditions Zulma, 2009, 215 pages

Un beau matin, alors que le village d'Icamole souffre de la sécheresse, Remigio tombe sur le corps d'une petite fille alors qu'il tente de soustraire un sceau d'eau de son puits. Il sort le corps puis panique et fonce chez son père Lucio pour lui demander conseil. Ce n'était peut-être pas la meilleure chose à faire. Lucio s'occupe de la bibliothèque du village qui n'a plus rien d'officiel depuis que l'état a décidé de lui couper les subventions, faute d'emprunts. Lucio continue de se plonger dans les caisses de livres qu'on lui a envoyé il y a six ans, décidant si les romans doivent trôner dans sa bibliothèque ou pourrir en enfer. Et ses critères, sont singuliers, c'est le moins qu'on puisse dire ! Quoiqu'il en soit, ils font disparaître le corps en s'inspirant de romans que Lucio a lus. Bien sûr, au bout de quelques jours, des policiers débarquent dans le petit village mexicain.

Voici un roman particulier et plein d'originalité. L'auteur oscille entre réalité (c'est à dire l'histoire qu'il a créée, la réalité du livre) avec les lectures de Lucio. Lucio vit dans son petit monde, met en rapport les situations et les gens qu'il rencontre avec ses lectures, y cherche des signes, des similitudes... et mélange bientôt tout. Le lecteur a parfois lui-même du mal à savoir trier le vrai du faux. L'enquête des policiers est d'ailleurs très influencée par les délires de Lucio car ils ne connaissent pas le personnage. Lucio réinvente également l'histoire de son village.

C'est assez amusant, surtout quand il parle de livre et de ses petites manies... comme corriger les coquilles. Il faut savoir que les livres qu'il décide de censurer sont jeter sans scrupule dans une pièce noire, spéciale, remplie de cafards ! Car ils ne méritent que ça, être dévorés par des cafards !

Malgré tout, j'ai commencé à me lasser de toute cette folie au bout d'un moment. J'ai eu l'impression que ça tournait un peu en rond et que l'intrigue n'avançait plus. Il est également dommage de ne pas connaître le fin mot de l'histoire en refermant le livre.

Voici ma troisième lecture pour le Challenge Amérique Latine : Mexique.

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14 juillet 2016

"La traduction" de Pablo de SANTIS

La traduction de Pablo de Santis

Traduit de l'espagnol par René Solis

Éditions Suites Métailié, 2000, 156 pages

Miguel de Blast est invité à un colloque sur la traduction à Port-au-Sphinx (j'adore le nom!), un petit village sur la côte argentine. Il aime se rendre à ce genre de rencontres, c'est pour lui l'occasion de s'aérer un peu de la vie conjugale, de retrouver ses "collègues" et de renouer avec de vieilles connaissances. Très vite, la fête tourne au drame, un premier traducteur au bord du mysticisme est retrouvé noyé dans une piscine à l'abandon, à première vue, il y a plongé depuis le toit de l'hôtel. Tout le monde est très choqué, mais certains le semblent plus que d'autres et leur attitude est pour le moins singulière. S'agit-il d'un meurtre ? La disparition successive d'un certain nombre de traducteurs aurait-elle un lien avec une langue mystérieuse, des ovnis et autres trucs bizarres ?

Je me réjouissais de lire un livre qui se passait dans le milieu de la traduction, des livres etc... et puis de lire un roman argentin également mais j'avoue avoir été bien déçue par ce roman... Pour moi, parmi les auteurs d'Amérique latine, il y a deux styles : Les auteurs un peu fous, à l'imagination débordante, à l'univers farfelus et les intellos un peu chiants... Force est de constater que, même si l'idée de départ était bonne, je me suis passablement ennuyée à lire ce roman. L'auteur veut clairement faire un roman sérieux et intelligent, mais il a oublié d'ajouter les éléments "intéressant" et "prenant" à son intrigue. Il semble vouloir nous dire que des traducteurs ensemble, ben c'est ennuyeux... et qu'on ne peut pas être quelqu'un de normal, qui sait s'amuser, si on est traducteur... alors que moi j'y crois pas une seule seconde !

Ce roman est alors une pseudo enquête, mais vu que ça se "veut" plus "subtile" et plus "intelligent" qu'un "simple" polar (!), et bien ce n'est pas bien palpitant... et qu'est-ce que c'est décevant !

Bref, bof, quoi !

Je signe ici ma première participation honnête (mdr) et effective pour mon Challenge Amérique Latine en 28 livres : Argentine

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11 juillet 2016

"La bibliothèque des coeurs cabossés" de Katarina BIVALD

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La bibliothèque des coeurs cabossés de Katarina Bivald

Traduit du Suédois par Carine Bruy

Éditions J'ai Lu, 2015, 508 pages

Sara débarque de Suède à Broken Wheel, petit village du fin fond de l'Iowa. Elle vient rendre visite à Amy avec laquelle elle partage une correspondance depuis deux ans autour, principalement, de leur passion commune : Les livres. Lorsque la librairie dans laquelle Sara travaille ferme et qu'elle se retrouve au chômage, Amy se fait plus pressante et lui demande de lui rendre visite. Sara saute le pas, elle n'a jamais vraiment voyagé auparavant, plongée qu'elle était dans ses livres. Alors qu'elle arrive aux États-Unis, elle apprend la mort d'Amy... c'est d'ailleurs le jour de ses funérailles. Elle s'installe alors dans sa maison et les habitants de Broken Wheel, les amis d'Amy, décident de prendre soin de la suédoise en la chouchoutant, la conduisant où elle veut etc... C'est qu'un touriste dans ce coin paumée, de mémoire d'hommes, ils ne se souviennent pas en avoir jamais croisé ! Et puis c'est l'amie d'Amy, ils ne peuvent simplement pas la laisser tomber. Ce trop plein d'attentions va mettre Sara mal à l'aise, elle va alors décider d'ouvrir une petite librairie dans le village, avec tous les livres de son amie disparue pour se rendre utile. Elle redonne ainsi un nouveau souffle au village, même si les lecteurs ne se bousculent pas au portillon, loin de là ! Mais voilà, il se sont pris d'affection pour Sara et c'est bien réciproque.

Voici un roman que je voulais lire depuis longtemps alors j'ai sauté dessus dès sa sortie en poche ! C'est clairement un livre écrit par une amoureuse de livres pour des amoureux de livres. Sara, c'est nous, les gros lecteurs et bien sûr, on ne la comprend que trop bien dans l'adervsité des gens qui ne lisent pas ! C'est un roman douillet et rempli d'humour : Il y a un tel décalage entre la suédoise qui a toujours le nez plongé dans un livre et ces villageois un peu rustres et oubliés dans leur trou paumé. Ils sont tous maladroits avec elle mais elle le leur rend bien... mais parce que finalement ils se cherchent sinon cette rencontre, même maladroite, n'aurait jamais pu avoir lieu.

L'auteur clame ouvertement ses influences littéraires et ses goûts à travers son roman. Elle aime les classique mais aime également les bons vieux romans feel-good à la Bridget Jones. Effectivement, Sara est une version plus intello (et plus crédible aussi, peut-être) de la fameuse Bridget, à sa façon éloignée du monde et sacrément décalée. Pourtant, elle sait qu'on a vraiment pas une chance de croiser un Darcy dans la vraie vie et que la vie n'est pas un roman, c'est pour cela qu'elle a besoin de la littérature pour s'échaper et rêver un peu.

J'ai beaucoup aimé ce roman, idéal pour une lecture de début de vacances alors que l'on a besoin de lâcher prise. Je me suis beaucoup amusée, j'ai parfois halluciné (car ces villageois sont décidément des personnages hauts en couleur!)... j'ai suivi Sara comme si je suivais les aventures d'une vieille copine en voyage. Vraiment, une très bonne lecture humaine et divertissante !

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10 juillet 2016

Mon bilan du mois anglais 2016

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Cette année encore, je suis absolument RAVIE de ce nouveau mois anglais ! C'est toujours un énorme plaisir pour moi de voir fleurir autant de billets anglais sur la blogo ! Le Brexit ne nous a pas empêché et ne nous empêchera jamais de continuer à aimer la littérature anglaise et de découvrir de nouveaux livres chaque années ! Car nous, Angleterre, on t'aime ! On aime les barbus, tes moins barbus, ton humour, tes salons douillets, tes scones, tes nices cups of tea, tes pubs, tes vieux rois et tes veilles reines, tes vieux détectives poussiéreux (moui, je parle pas pour moi, là!), ta lande, tes averses glacées, tes bourrasques de vent... alors on peut bien oublier tes maladresses !

Je voudrais tout d'abord remercier ma grande copine Lou ! Ce mois-ci a été compliqué pour nous deux, une jolie Princesse Lou est arrivée, et les bourrasques de pluies glacées ont eu raison de la santé de l'autre organisatrice ! Mais qu'importe, nous avons pu nous organiser tant bien que mal, à l'aide d'un millier de textos pour que ce mois anglais continue de tourner rond (et surtout le fameux et digne billet récap'!). Ce mois anglais c'est d'abord une belle histoire d'amitié (tout à commencé avec les romans victoriens entre nous, sur un vieux forum poussiéreux) et j'adore cette belle complicité !

Je voudrais ensuite vous remercier VOUS, dignes et fidèles lectrices et lecteurs ! C'est grâce à VOUS que tous les ans ce mois thématique remporte un si vif succès ! Et c'est vous qui, chaque année, nous poussez à rempiler, yeux fermés, pour une nouvelle édition ! Merci merci merci pour votre enthousiasme, vos découvertes, votre passion, votre folie ! Et un grand merci également pour votre soutien et tous vos petits messages d'encouragement et de remerciement ! Alors juste pour vous, on sera de retour année après année, au mois de juin !

Mon bilan personnel... J'avoue être assez fière de mon mois anglais. Comme tous les ans, je voulais prendre de l'avance... et comme tous les ans, je n'ai pas réussi ! Alors je suis contente du nombre de lectures anglaises que j'ai réussi à faire pendant ce mois de juin :

Les mêmes déceptions tous les ans (pourquoi je m'entête? Queen Victoria seule le sait!)... Sherlock et Agatha... il va falloir que j'admète que même si c'est du so English pour le monde entier, ce n'est pas pour moi et ça m'ennuie....

Les auteurs que j'aime et que je continue d'aimer livre après livre... Daphné du Maurier dont je lirai sans conteste tous les romans. Thomas Hardy que j'aime toujours malgré ce roman qui m'a laissé quelque peu dubitative.

De belles (re)découvertes so English, so Cosy... avec Helen Simonson, Posy Simmonds (un roman graphique! Yeah!), la fo-folle Agatha Raisin !

Et puis ma GROSSE SURPRISE du mois anglais, un coup de coeur pour un roman de Kilpling (nan mais j'aime/j'aimais pas Kipling, quoi!) qui va me pousser à revoir mon avis sur ce bon vieux Rudyard. J'en lirai d'autres, c'est certain maintenant !

A noter une expérience bien particulière avec le roman de Thomas Hardy que j'ai lu à l'ancienne, un chapitre par jour, avec un groupe de Victoriens so sympa ! Je réitère d'ailleurs actuellement l'expérience avec un roman d'Anthony Trollope !

Bref, j'ai kiffé ce mois anglais !

Ah oui, last but not least, tous les résultats des concours seront annoncés vendredi prochain après une rencontre au sommet avec Lou et ses jolies princesses.

Pour la suite... Bien sûr on vous donne rendez-vous en juin 2016, mais comme il va bien falloir patienter jusque là.... Je vais continuer mes challenges UE (Union Européenne - même si on trouve que le Brexit a un peu semé la zizanie dans notre organisation!) et AL (Amérique Latine) avec mes deux amies de (presque) toujours (mais vu notre âge maintenant, ça y ressemble!) A Girl et Lamalie. Challenges pour lesquels on lit beaucoup, et on mange beaucoup aussi ! Sans parler de nos grosses et franches rigolades!

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Et puis, je vais reprendre mon année grecque que j'ai un peu négligée ces derniers temps par manque de temps... mais je reviens, j'ai une PAL grecque qui a bien grossi et je compte bien m'y plonger corps et âme cet été pour rattraper mon retard !

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Lou, quant à elle, vous accueil dans son salon pour parler de meurtres british avec le retour de son Challenge British Mysteries qui courre sur un an.

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Pour ma part, je vous donne rendez-vous en décembre pour un Challenge Littérature Nordique car j'aime lire des nordiques en hiver ! et pour le reste de l'année, Marjorie met également la Scandinavie à l'honneur dans son Challenge Nordique. Un groupe Facebook existe déjà en préparation de décembre, car il n'est jamais trop tôt !

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See you ! :-)

 

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29 juin 2016

"Les aventures d'Alice sous terre" de Lewis Carroll

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Les aventures d'Alice sous terre de Lewis Carroll

Traduit de l'anglais par Henri Parisot

Éditions Pavillons Poche (Robert Laffont), 1863, 62 pages

Je ne lis pas beaucoup de livres jeunesse, et il y a peu de chance pour que je réussisse à lire Harry Potter d'ici la fin du mois anglais (bon on est mi-mai, mais même là, j'y crois pas!). Je ne comptais d'ailleurs pas participer à cette LC mais c'est sans compter mon immense PAL qui cachait ce court livre de Lewis Carroll.

Pas grand chose de neuf du côté de l'histoire, ce livre est la première version d'Alice au pays des merveilles. Alice s'endort alors qu'elle s'ennuie près de sa soeur. Elle se met à rêver d'un monde merveilleux dans lequel on grandit ou en rétrécie selon ce que l'on mange, où les lapins sont en retard pour se rendre chez la reine de coeur et tutti quanti ! (c'est que tout le monde connaît l'histoire, hein !)

Alors que dire de ce livre ? Je ne sais pas (le billet qui sert à rien! haha!) Ben c'est un condensé de l'histoire que l'on connaît tous avec moins de merveilles, moins d'aventures, moins d'humour et moins de jeux de mots (il y a bien des jeux de mots dans l'autre version, non?)

C'est plaisant mais je crois que c'est plus réservé aux fans de Lewis Carroll, aux puristes.. sinon il vaux mieux, effectivement, lire Alice au pays des merveilles.

Voici donc achevé mon billet pour la LC littérature jeunesse :-)

Livre lu dans le cadre du Mois Anglais que j'organise avec ma copine Lou.

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26 juin 2016

"Le Sac de Nuit" de Richard MARSH

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Le Sac de Nuit de Richard Marsh

Traduit de l'anglais par A-G. Renest

Édition e-Baskerville, 47 pages

Un flic fait sa ronde dans le quartier de Hampstead à Londres. Il est un peu perturbé en cette soirée, sa femme va accoucher d'un moment à l'autre. D'ailleurs, très vite, on vient de lui annoncer que c'est fait, son petit garçon est né, mais il ne peut quand même pas quitter son service pour rejoindre sa compagne. Au détour d'une rue, il surprend un homme en train de rentrer en effraction dans une maison par la fenêtre. Mais non, on lui explique qu'il n'a pas la clef, que c'est le propriétaire et qu'il faut bien qu'il rentre chez lui. Soit. Mais c'est étrange quand même, cet homme a quand même l'air bien louche et le jeune flic n'est pas tout à fait satisfait de la version qu'on lui donne... et il y a en effet un bien grand mystère dans cette histoire d'effraction qui n'en est pas une.

J'avais adoré lire The Beetle de Richard Marsh il y a quelques années et j'ai eu envie de me replonger dans un court texte de l'auteur entre deux plus gros pavés du mois anglais. J'ai aimé retrouver l'ambiance particulière du Londres nocturne victorien et mystérieux. La nouvelle commence d'ailleurs étrangement un peu comme The Beetle, une maison, un homme qui rentre par la fenêtre et on sent que tout est très louche. Mais, ce texte est trop court pour captiver et angoisser autant que The Beetle. Mais ça me va, cette lecture était juste un petit entracte dans mon mois anglais. Il faudra néanmoins que je me penche rapidement sur un autre roman de l'auteur, car je sais que ça en vaudra le coup !

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24 juin 2016

"La lumière qui s'éteint" de Rudyard KILIPING

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La lumière qui s'éteint de Rudyard Kipling (The Light That Failed)

Kindle Éditions, 1890, 288 pages

Dick Heldar est un peintre de renom... Pas n'importe quel peintre, il est en fait correspondant de guerre et doit rendre compte des combats à travers ses dessins et il est sacrement doué ! La fortune et le talent ne sont néanmoins pas faciles à assumer quand on a grandi en famille d'accueil, battu et sans amour. Après un séjour au Soudan, il rentre à Londres et va s'installer dans son atelier et vivre largement de ses peintures. Il a une soif de peindre, d'économiser, pour ne plus jamais se sentir comme une moins que rien. Il a deux compères qui mènent un peu la même vie que lui et qui souvent essaient de lui remettre un peu le melon à une taille plus normale : Torpenhow et l'Antilope. Mais voilà qu'un jour, il tombe par hasard sur son amie d'enfance dans les rues de Londres, sa seule véritable amie à vrai dire, son seul amour : Maisie. La jeune femme a bien grandi depuis leur balades juvéniles sur la place mais elle reste tout aussi pétillante, têtue, séduisante. Elle est peintre elle aussi, mais bien piètre artiste par rapport à Dick. Il va négocier pour lui rendre visite régulièrement, lui fou d'amour et une concurrence picturale va s'installer entre les deux amis, elle, vraiment pas décidée à à céder aux avances de Dick. Un jour, un grand malheur tombe sur Dick et il devient soudain aveugle. Il va alors découvrir la vraie valeur de la vie alors que pour lui tout n'est plus que ténèbres, lui qui vivait pour la lumière et auquel la lumière apportait tant !

Voici ma belle et improbable découverte du mois anglais. Après avoir lu le billet de Praline, j'ai téléchargé le roman de Kipling. Pourquoi ? Telle est la question... Kipling a toujours été un auteur qui m'a fait peur, c'est une phobie littéraire parce que le pauvre bougre ne m'a jamais rien fait de méchant. Mais voilà, les écrivains voyageurs victoriens, les bateaux, les colonies tout ça, ça me fait peur... Et quand même, notre ami Kipling fut un sacré baroudeur. Bref, ça fait très peur ! (oui pas très logique pour quelqu'un qui aime voyager comme moi, bref.) Donc Kipling, je le charge sur ma liseuse et je le commence. Et je me marre. Et j'ai du mal à la lâcher...

J'ai absolument dévoré ce roman ! J'ai adoré le personnage de Dick et sa folle relation avec Maisie, les dialogues et les situations entre eux sont croustillantes, savoureuses, d'un humour bien anglais comme je l'aime ! Dick est un jeune homme complètement fou, guidé par ses passions : Celle se la peinture, celle de la gloire et sa passion amoureuse pour Maisie. Il est un peu insupportable au premier abord mais bien amusant tout de même ! La deuxième partie du livre est plus sombre et Dick n'en devient que plus attachant.

Il y a un sacré contraste entre la lumière du roman, les majestueuses descriptions de la nature africaine (oh comme j'ai aimé ces passages!), la force de la peinture de Dick et sa cécité, sa déchéance... C'est tragique mais beau à la fois, Dick est un personnage finalement tout en profondeur et tout en tendresse.

Mais c'est aussi très amusant, toutes les relations entre les personnages qui tournoient autour de Dick sont pleins de verve. Dick a vraiment des remarques incongrues et j'ai vraiment beaucoup ri à le suivre !

Enfin, j'ai l'impression que Dorian Gray me poursuit, je l'avais déjà trouvé bien présent dans The Well-Beloved de Thomas Hardy et le voilà de retour, dans une toute autre version dans La lumière qui s'éteint... ou que devient l'âme d'une artiste quand il ne peut plus pratiquer son art, quand son art l'abandonne, quand sa création le trahit pour quelque raison que ce soit ?

Je pense que je peux dire que j'ai eu un coup de coeur fatal pour ce roman ! Je remercie alors Praline pour cette découverte !

Livre lu dans le cadre du Mois anglais, of course !

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22 juin 2016

"Tamara Drewe" de Posy SIMMONDS

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Tamara Drewe de Posy Simmonds

Traduit de l'anglais par Lili Sztajn

Éditions Denoël Graphic, 2007, 134 pages

Beth tient une retraite d'écrivain au fin fond de la campagne anglaise, la retraite de Stonefield. Les écrivain en mal de calme s'y retrouvent année après année, Beth les accueille dans de petits cottages, des granges aménagées et s'occupe à ce que tout soit parfait pour leur séjour, qu'ils ne soient pas dérangés pour qu'ils puissent se livrer corps et âme à l'écriture de leur livre. Nicholas, le mari de Beth est un écrivain aussi en plus d'être un coureur de jupons notoire. L'arrivée de Tamara qui s'installe dans la maison de sa mère aujourd'hui disparue va quelque peu semer la zizanie. C'est une sulfureuse jeune femme dont l'assurance n'est plus à discuter depuis qu'elle s'est fait refaire le nez. Andy, le timide jardinier et homme à tout faire de Beth en est secrètement amoureux depuis toujours... mais ce que Tamara aime, ce sont les hommes connus, riches, ceux qui déplacent les foules ! Elle est journaliste et pense qu'il serait temps pour elle aussi d'écrire son premier roman, sa maison s'y prête !

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Il est vrai que j'ai toujours clamé haut et fort que je n'aimais pas les BD, il est vrai aussi que certaines se moquent de moi quand je me lance, de temps en temps, dans des romans graphiques (que je ne nomme surtout pas part le terme BD). Mais, et c'est de plus en plus clair pour moi maintenant, il n'y a rien à voir entre les romans graphiques que j'ai lus (et aimés de surcroît!) et les "BD de mon enfance" (enfin, quand je le dis comme ça, cela semble teinté de nostalgie, mais il n'en est rien ! Je ne jurais que par Picsou magazine et Pif et Hercule! de temps en temps, si je m'ennuyais vraiment, je piquais un Tintin ou un Astérix à mes frères). Roman graphique, oui c'est le terme qui convient, car je lis ces ouvrages comme des romans! Et puis, à chaque fois, je trouve un grand intérêt à regarder les dessins, les planches sont souvent très belles et je découvre ainsi à chaque fois une nouvelle pâte (ce fut le cas avec Marjane Sartrapi, Soloup, et maintenant ici avec Posy Simmonds... oui la liste est courte, ma culture reste encore à faire!)

Tout ça pour vous dire que j'ai vraiment apprécié lire Tamara Drewe, les dessins sont beaux et travaillés, emplis d'une poésie qui n'est pas sans rappeler la quiétude de la campagne anglaise. J'ai également aimé l'histoire et je me suis bien attachés aux personnages, tous sauf Tamara ! Sérieux, on a beau être féministe et tout, elle est un peu too much cette fille ! Un nez refait et hop ! elle se croit le centre du monde (en même temps, les mecs sont un peu primaires aussi sur ce coup-là!) J'ai aimé les personnages de Beth et Andy, les deux jeunes ados en manque d'animation aussi et qui pour une fois ont un rock star dans leur village, le truc de dingue ! J'ai adoré détester Tamara, Ben (la rock star détestable) et Nicholas (l'écrivain détestable).

Et puis, c'est profond, ça aborde le thème de la femme qui vieillit, dévouée à son mari, droite, travailleuse que l'on regarde bien trop souvent comme une vieille femme qu'a pas trop de chance... Le thème de jeunes à la dérive parce qu'ils sont oubliés de tous dans leur trou paumé... Le thème de la notoriété et celui de l'apparence.

Je crois bien tenter de lire timidement d'autres romans graphique cet été...

Lecture faite dans le cadre de la LC du jour "livre à bulles en tout genre" du Mois anglais !

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