Voyager... Lire...

18 avril 2014

LC en hommage à Gabriel Garcia Marquez

Vous le savez tous, Gabriel Garcia Marquez nous a quitté hier.

Pour lui rendre hommage, je vous propose une lecture commune autour de Garcia Marquez, une oeuvre au choix parmi tous ses livres. Nous publirons ensemble un billet le 21 juin prochain.

Vous pouvez rejoindre le groupe FB dédié à cette LC si le coeur vous en dit !

gabriel_garcia_marquez1

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17 avril 2014

"J'ai sauvé la vie d'une star d'Hollywood" de Laurent BENEGUI

J'ai sauvé la vie d'une star d'Hollywood de Laurent Bénégui

Éditions Julliard, 2014, 344 pages

Laurent s'est fait largué par sa femme, il faut dire qu'il l'a bien cherché, pris les mains dans le sac en compagnie d'une assistante. Il vit maintenant dans un tout petit appartement parisien, qu'il partage avec ses deux filles, Coco (c'est quoi ce prénom?) et Lara, quand il en a la garde. Son problème - l'un de ses problèmes - c'est qu'il travaille avec sa femme. Il fait partie de l'équipe de scénaristes qui planche sur la série télé en vogue du moment. Sa femme chapeaute l'équipe et elle semble vouloir éloigner son ex pendant un moment et l'envoie en stage. Il revient pour un cocktail, se fritte légèrement et physiquement avec un certain nombre de personnes et perd son job. A court d'argent, il va alors accepter de collaborer à l'écriture d'un film avec un malfrat de haut vol russe qui ne jure plus que par la star de ciné qui lui a sauvé la vie. Cette collaboration plus qu'improblable va favoriser l'escalade des gags.

Ce roman est de la même veine que les deux précédents que j'avais lus : Nous avons ici un personnage, Laurent (toujours un Laurent), qui a plutôt la poisse et qui se laisse embarquer bien trop rapidement sans trop savoir comment, sans trop savoir dire non. Si le personnage de Laurent m'a amusée, j'ai encore plus aimé le personnage de Boris dont la psychologie est peut-être plus travaillée. Boris est un peu emblématique d'une époque où les gens, enfin pas tous quand même, ne jurent que par les stars. Son étincelle d'espoir suite à sa rencontre avec la star, son changement de vie et son acharnement à la tâche sont touchants. Même si ok, il est très maladroit, encombrant, et que sa bonne volonté pour changer de vie est bien fragile. Mais bon, tout le monde y trouve son compte, aussi bien Laurent qui n'a plus de travail que Boris qui a envie de rêver.

Un bonne comédie efficace encore une fois avec ce nouveau roman de Laurent Bénégui. Une lecture rafraîchissante et qui met de bonne humeur !

 

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16 avril 2014

"La mémoire du corps" de Shauna SINGH BALDWIN

La mémoire du corps de Shauna Singh Baldwin

Éditions Points, 2002, 633 pages

La petite Roop grandit dans l'Inde des années 20, alors colonie britannique. Sa mère meure alors qu'elle est encore très jeune en donnant naissance à un petit frère. Les enfants, deux filles et un garçon, seront alors élevés par leur père dans la pure tradition indienne : Les filles appartienne à leur parents jusqu'à leur mariage et on les élève pour les marier et qu'elles portent à leur tour des enfants. Roop rêve de grandeur et de richesse, elle ne veut pas manger par terre, elle aspire à une grande maison, elle veut être une dame. Quand un riche propriétaire et ingénieur fait sa demande en mariage, Roop est ravie ! D'autant plus que Sardarji, son futur mari, a étudié en Angleterre. Mais, alors qu'elle rêve d'une grande fête, son mariage est rapide et discret et Roop rejoint bientôt sa nouvelle demeure qu'elle devra également partager avec la première femme de son mari, Satya, stérile. Roop va rapidement comprendre la raison de ce deuxième mariage.

Le roman vogue à travers les années, on suit la destinée de Roop baignée dans le venin de Satya qui ira jusqu'à lui voler ses enfants, sous fond d'histoire indienne, de la présence britannique jusqu'à  l'indépendance de l'Inde aux contours aléatoires et artificiels.

Lisant ce livre pour mes études, j'ai eu un démarrage bien pénible.... j'ai été jusqu'à me procurer la version française - chose que je ne fais jamais habituellement - tellement je n'avancais pas dans la version anglaise. Le roman est rempli de mots indiens et de références culturelles qui m'ont bien vite égarée, je n'ai aucune connaissance de la culture indienne ! La version française m'a permis de me plonger enfin dans le roman que je me suis mise à apprécier, puis je me suis ennuyée, puis d'autres passages m'ont happés.

C'est un roman riche et un peu compliqué à vrai dire. Je ne connais pas la différences entres les hindous, les sikhs, le musulmans, les soufistes etc... et j'avaoue que je n'ai pas non plus cherché à creuser le sujet, car pour moi un roman doit se suffire à lui-même. J'ai donc encore une idée assez nébuleuses de toutes ces communautés, mais j'ai compris que ce n'était pas simple et que la cohabitation n'était pas acquise.... surtout quand des bureaucrates décident de donner l'indépendance au pays en découpant le pays au hasard. J'en ai appris beaucoup sur l'indépendance de l'Inde grâce à ce roman : ce flot de réfugiés cherchant à rejoindre la bonne partie du pays, les massacres, la violence, les viols, les pillages.... je n'avais aucune idée de ce qui s'était passé en Inde.

J'ai beaucoup "aimé" l'histoire de Roop qui m'a révoltée en tant que femme. Je suis d'accord pour admettre que l'on parle d'une autre culture, mais une femme reste une femme, et c'est juste inhumain qu'on lui vole ses bébés. Et puis la place des femmes dans la société est affligeante.... Son destin, sa qismat, est de faire "ce pour quoi les femmes sont faites", c'est à dire porter des enfants. Plus le roman avance, et plus Roop prend conscience de sa condition de femme dans ce mariage et dans son pays, elle n'est qu'un réceptacle à enfants. Son émancipation en tant que femme (du moins dans sa tête) est mise en parallèle avec l'émancipation du pays. Sardarji est emblématique de cette Inde qui est entre deux culture, il bavarde d'ailleurs régulièrement dans sa tête avec son lui imaginaire anglais. La mari de Roop révèle une Inde du point de vue économique, piochant ce qu'il aime dans la culture anglaise mais restant tout de même très fidèle à la culture indienne quant il s'agit de sa femme et de ses enfants (les filles ne comptent pas, n'est-ce pas!). Roop se fait, quant à elle, témoin de la mutation du pays, du changement sur les gens : Le pays s'est ouvert sur une autre culture et les habitants sont alors confrontés à une culture inconnue qu'ils observent et dans laquelle ils aimeraient piocher eux aussi, parfois. Surtout les femmes.

J'ai beaucoup aimé le personnage de Sardarji également pour son ambivalence et sa complexité. Il est perdu, il a fait ses études en Angleterre, il se croit supérieur, mais il comprend bien vite que la supériorité ne peut pas être admise face à un anglais pure souche. Il n'est néanmoins pas un homme mauvais, il semble aimer ses deux femmes, mais il est bien pratique pour lui d'avoir ses amantes pour assouvir ses besoins d'homme. Il traite sa famille et ses femmes comme on le luit a appris, mais il n'est pas mauvais. Il ne comprend d'ailleurs pas pourquoi Roop est malheureuse, ce qu'il a bien pu lui faire de mal.

Une citation pour finir qui exprime bien le message du roman "Sûrement il viendra, le temps où le simple fait d'être assurera l'izzat, où une femme aura le droit de choisir son propriétaire, où une femme ne sera pas une propriété, où l'amour sera seul exigé en retour du mariage, avec ou sans enfants, simplement parce que son shakti, son énergie, prendra forme et reviendra fouler la terre." (p.420)

Un roman qui m'a passionnée de son point de vue humain, pour ses prises de partie sur la condition de la femme, qui m'a perdue dans la religion et qui m'a permis de connaître mieux l'Inde. Un bilan positif alors ! (mais j'attendrai quand même avant de relire un livre de Shauna Singh Baldwin) (oh ben non, j'oubliais, je DOIS en lire un autre la semaine prochaine!) (je vais être calée sur l'Inde!) (c'est bien la fac!)

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15 avril 2014

Résultats du Concours Sam Millar

points10

Il y a quelque temps (je ne gère plus rien, satanné CAPES!), les éditions Points en partenariat avec ce blog, vous proposaient de gagner 5 exemplaires de ce roman.

Pour cela, il suffisait de répondre à la question suivante :

Quel chemin mythique relie l'Irlande du Nord à l'Ecosse ?

La bonne réponse était La chaussée des Géants, présente en Irlande du nord, elle continue sous la mer jusqu'en Ecosse.

Bravo à nos gagnants qui recevront chacun un exemplaire du livre : Mélodie, Valérianne, Claudinne M., Régine G. et Rose Marie.

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"Le Diable Noir de Saint-Cado" de Gisèle GUILLO

Le Diable Noir de Saint-Cado de Gisèle Guillo

Éditions Alain Bargain, 2014, 239 pages

Une famille et des amis ont loué une maison pour les vacances d'été à Saint-Cado, en Bretagne. A peine arrivés sur les lieux, ils découvrent un jardin plein de trous, mais passons. L'intérieur de la maison est vieillot, comme si personne n'avais jamais vraiment habité la bâtisse depuis des années. Derrière un grillage, dans l'autre partie de la maison, vit une cousine des propriétaires. Elle les observe, mauvaise, le lecteur s'en méfie. Et puis arrive une caravane, qu'on met dans le jardin et dans lequel on va installer un vieil oncle sorti de sa maison de retraite pour les vacances. En attendant, on arrive pas à joindre les propriétaires partis, quelque part, à l'autre bout du monde.

Et puis, tout s'agitte, des cadavres surgissent, des fantômes aussi... alors au lieu de filer fissa (y'a quand même deux enfants dans l'histoire), les vacanciers décident de mener l'enquête !!

Voici posée l'intrigue... le problème, c'est que quand l'énigme est enfin résolue, on ne comprend pas le pourquoi le l'histoire. Je n'ai pas compris toute cette machination qui aurait été bien plus simple sans les vacanciers dans la maison ! Rien n'est crédible dans cette histoire : la méchante cousine devient l'amie des vacanciers, l'oncle à moitié fou, qui fait peur à tout le monde, finit à leur table tous les soirs. Et puis l'enquête, le simulacre d'intrigue ! Non non non, franchement, mais quel but à cette histoire ?

Bref, je me méfierai désormais des bretons.

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02 avril 2014

"Le Théorème du homard' de Graeme SIMSION

Le Théorème du homard de Gaeme Simsion

Editions Nil, 2014, 383 pages

Don est un professeur de génétique de génie mais un antisocial avéré. Il se sent bien quand tout est planifié. Ses repas, ses activités, tout est organisé dans les moindres détails et se répète semaines après semaines. Son meilleur ami (l'un de ses deux seuls amis en fait) est un coureur. Don, quant à lui, se sent un peu seul et souhaiterait se marier. Il décide alors de gérer cette situation avec grand sérieux et d'ouvrir un nouveau dossier, "L'opération épouse". Il établit un questionnaire exhaustif (on peut lui faire confiance) pour faire un premier tri parmi (toutes!) les femmes qui souhaiteraient le rencontrer et éliminer de suite les femmes inadéquates. Un jour, Rosie frappe à sa porte, Don croit qu'elle a été envoyé par son ami dans le cadre de l'opération épouse alors il l'invite à dîner. Rosie se montre tout à fait inadéquate...

Don est un personnage solitaire et attachant. Ce livre est écrit avec beaucoup d'humour, il y a un décalage constant entre la réalité de la vie et l'ordre que Don essaie de maintenir dans le cadre de son opération épouse. Rosie va le faire sortie de ses sentiers battus, et Don va enfin s'amuser ! Il réussit tout avec brio (sauf la séduction, bien sûr), c'est qu'il se lance corps et âmes dans chaque nouveau projet ! En particulier l'opération père ayant pour but de retrouver le père génétique de Rosie. Tout va s'enchainer, il va être obligeéd'étudier avec rigueur de nouvelles activités comme la danse, la compositions des cocktails et... le kama sutra ! C'est  qu'il ne faut jamais se laisser surprendre par manque de culture et de connaissances dans la vie !

Rosie va totalement chambouler son quotidien. Le pauvre Don va se retrouver un peu perdu au milieu de ce manque total d'organisation et d'adéquation! Il ne l'admettra jamais, mais force lui sera de constater que l'amour, ça ne fonctionne jamais comme une "simple" formule mathématique.

Don, bizarre mais sympathique et touchant ! N'hésitez pas à lui laisser sa chance !

D'autres billets par ici, on est nombreuses à avoir apprécié le homard ! Titine, Caroline, Karine, Nina, Cajou, Leiloona, Cécile, Louise, Syl.

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30 mars 2014

"The Two Destinies" de Wilkie COLLINS

the two destinies

The Two Destinies de Wilkie Collins,

1872, 250 pages

Mary et George vivent une enfance radieuse dans la campagne anglaise. Mary a dix ans et George treize, et rien ne pourra jamais les séparer, c'est ce qu'ils se sont jurés ! Mais un jour, le père colérique de George en décide autrement, cette amitié est jugée inconvenable, Mary n'est pas du même milieu qu'eux.

George va grandir, seul, et ne cessera de penser à Mary. Son père meure, il déménage en Écosse avec sa mère, il ne sait pas où est Mary et leur retrouvailles semblent de plus en plus compromises. Un beau jour, il rencontre une femme qui lui fait oublier Mary, Mrs Van Brandt, mais qui est malheureusement déjà mariée.  Pourtant, années après années, où qu'il soit, elle continue de le retrouver en rêve et de lui donner des rendez-vous dans des lieux improbables, l'appelant à l'aide. Elle sera toujours présente à ces rendez-vous, lui également.

L'intrigue de ce roman tournera alors sur cette relation impossible entre Mary et George, avec parfois l'apparition de Mary dans la narration. George est de plus en plus seul, il perd sa mère, et ne sait plus quelle est sa quête, Mary ou Mrs Van Brandt ?

Ce roman a tout des romans habituels de Wilkie : Il met parfois en scène des personnages hauts en couleurs et plein d'humour qui apaisent l'atmsophère, d'autres un peu étranges histoire de nous plonger un peu plus dans le mystérieux. Et puis, il y a ce côté métaphysique qui n'est pas, d'habitude, si présent dans les romans de l'auteur. L'intrigue repose sur des rendez-vous pris en rêves, un dédoublement de personnes, on ne sait pas si parfois il n'y a pas quelques fantômes qui rôdent autour des personnages. Cela en fait un roman très étrange et très victorien ! (même si aucune femme ne s'évanouie!)

On a aussi parfois enfin, comme souvent dans les romans victoriens, de secouer les personnages, de leur ouvrir les yeux ! Mais bon, si on les secoue trop forts, on en perd l'intrigue... alors on joue le jeu.

Un bon roman de Wilkie, je retiens l'humour de deux personnages et les beaux paysages dépeints par Wilkie, tant en Écosse qu'en Angleterre.

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23 mars 2014

"Rouge est le sang" de Sam MILLAR

rouge est le sang

Rouge est le sang de Sam Millar

Éditions Poins, 2014, 2014, 275 pages

Tout cette histoire commence par deux scènes insupportables : La torture d'un homme dans une maison isolée, et la page suivante, la visite initiatique d'un abattoir par un postulant. Ça aurait pu en rester là entre ce livre et moi, mais j'ai continué... pour rencontrer Paul et Lucky. Paul, c'est celui qui s'est fait embaucher dans l'abattoir, Lucky c'est son meilleur pote (raté.) Ce roman est classé dans la catégorie polar, mais la première moitié du livre nous raconte des histoire d'abattoir et de pubs entre Paul et Lucky, jusuqu'à ce que Lucky soit témoin d'une tuerie dans un bois et qu'une ambiance mafiesque et flippante s'instale.

Cette lecture est ma deuxième rencontre avec Sam Millar que j'avais découvert avec Poussière tu seras et pourtant, j'ai eu l'impression de découvrir un tout autre auteur avec ce nouveau roman. Ce livre est rempli de scènes dégueulasses et d'humour noir, de scènes et de personnages dégueulasses qui font rire. Les scènes les plus absurdes et dégoûtantes sont celles qui me resteront le plus longtemps, car elles sont à mourir de rire : La visite de l'abattoir, le meurtre dans la forêt (non mais plus loufoque, y'a pas!) Les personnages sont complètement dérangés, inattendus, barrés : Entre l'hypocondriaque qui chercher à pourrir la vie de son vieux mari, la direction de l'abatoir, familiale, complètement louche.... c'est un beau festival de fous et tout cela est rendu par un humour grinçant qui nous fait tourner les pages à toute allure car même si tout ça est crade et dérangeant, ça passe tout seul car on se marre !

Une très bonne lecture, il me faut maintenant lire un troisème roman de Sam Millar pour (essayer de) découvrir son véritable style !

points10

Les éditions Points en partenariat avec ce blog, vous proposent de gagner 5 exemplaires de ce roman.

Pour cela, il suffit de répondre à la question suivante par mail uniquement (cryssilda@hotmail.com) : Quel chemin mythique relie l'Irlande du Nord à l'Ecosse ?

Vous avez jusque mercredi prochain à 18h pour participer !

Bonne chance !

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21 mars 2014

"Le messager" de Markus ZUSAK

Le messager de Markus Zusak

Éditions Kero, 2014, 340 pages

Ed est un jeune taximan quelque part en Australie. Il a quelques amis, paumés comme lui, avec lesquels il joue aux cartes. Il fête Noël avec eux, bref ce sont ses potes. Côté famille, il a perdu son père alcoolique il y a peu et sa mère est une vieille paumée qui l'insulte dès qu'il l'appelle. Il végète, donc. Ses amis végètent, sa mère végètent.

Un jour, il reçoit un carte à jouer dans sa boîte à lettre, un as de carreau sur lequel est indiqué trois adresses et trois heures. Il ne comprend pas bien, puis décide d'aller voir ce qui se passe là-bas. Il observe, épie et la vie de ces gens le pousse à réagir, en bien ou en mal, le pousse à intervenir dans leur vie.

Une fois sa "mission" terminée, d'autres as arrivent... encore plus mystérieux. Il joue alors le jeu, se plonge dans ses énigmes et rencontre des gens qu'il n'oubliera jamais.

Ce livre est arrivé dans ma boîte comme les as dans la boîte de Ed, comme une surprise. J'avais adoré La voleuse de livres, alors j'étais très enthousiaste à l'idée de me plonger dans ce roman ! Il a tenu ses promesses, je me suis sentie très bien dans ce livre, comme dans un coocooning. Ce livre est plein de bons sentiments, d'humanité, et ça fait beaucoup de bien dans ce monde de brutes ! Comme Ed, je me suis attachée aux gens qu'il rencontrait et à leurs histoires banales, simples mais touchantes.

Le livre reste très étrange et mystérieux jusqu'aux dernières pages, tout comme Ed, on ne comprend pas bien mais on décide de suivre le mouvement, parce qu'on a pas le choix ! Je m'attendais à quelque chose de plus extraordinaire néanmoins pour la chute.

Un très bon roman, je le recommande, il met du baume au coeur !

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19 mars 2014

Le Cercle celtique de Björn LARSSON

Le Cercle celtique de Björn Larsson

Editions Folio Policier, 2014, 455 pages

Ulf vit sur un bateau au Danemark. Un jour il rencontre un certaine McDuff, écossais, à la recherche d'un certain Pekka et d'une femme qui auraient traversé la mer depuis l'Écosse. McDuff repart et quelques jours après Ulf rencontre Pekka, et Mary, la femme qui l'accompagne. Il semble affolé, il remet alors un paquet à Ulf. Ulf, curieux, finit part ouvrir le paquet qui contient le carnet de bord de Pekka. Ulf, alors en quête d'aventures, décide de remonter l'itinéraire suivi par Pekka depuis l'Écosse pour en découvrir plus sur le mystérieux Cercle celtique. Embarquera avec lui son ami Troben, passionné par la civilisation celte.

Il ne se passe finalement pas grand chose dans ce livre, l'intrigue est très lente et recèle de beaucoup de mystères, même une fois le livre fermé. Le livre traite de rituels douteux qui seraient en pratique dans tous les pays celtiques, créant ainsi un lien secret donc les rouages seraient connus des seuls initiés. Les personnages (l'auteur) rêvent d'une renaissance du peuple celtique.

Le coeur du livre est en fait la navigation des deux compères, depuis le Danemark jusqu'en Écosse, par mauvais temps très souvent. J'ai adoré me plonger dans ce roman le soir après une longue journée et avoir l'impression d'être moi aussi dans la cabine d'un bateau sur une mer en colère. C'est finalement un beau livre pour les gens qui savent encore s'émerveiller de la beauté de la nature, pour ceux qui aiment la mer et les beaux paysages.

Un lecture très agréable et apaisante pour moi.

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