Voyager... Lire...

11 juillet 2019

"La ferme du bout du monde" de Sarah VAUGHAN

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La ferme du bout du monde de Sarah Vaughan

Traduit de l'anglais par Alice Delabre

Éditions Le livre de Poche, 2016, 473 pages

Pendant la seconde guerre mondiale, Will et sa soeur Alice sont accueillis en Cornouailles pour échapper aux bombardements de Londres. lls vivent dans une ferme familiale et se lient d'amitié avec la fille de la famille, la jeune Maggie. En 1943, un évènement va à jamais changer la vie de ces trois protagonistes. On se retrouve en 2014, au même endroit, avec la famille de Maggie qui essaie tant bien que mal de sauver la ferme familiale. On voyage alors entre 1943 et 2014, avec cet évènement de 1943 toujours bien présent dans l'esprit de Maggie. Bien qu'elle ait construit une famille, Maggie n'a jamais oublié Will, son premier amour et sa soudaine disparition reste un traumatisme pour elle.

Voici un livre qui m'a bien embarquée malgré quelques maladresses (des coïncidences de noms et personne ne tique?). Cela se passe en Cornouailles alors cela a déjà, au départ, un certain attrait pour moi mais malheureusement, je n'ai pas retrouvé l'ambiance bien typique de la Cornouailles, où la nature est omniprésente, dans les romans du genre de Daphné du Maurier par exemple, mais pas ici finalement. Mais j'ai aimé l'histoire et les déambulations de cette famille, détruite par la guerre et par les moeurs de l'époque (qui m'ont au passage révoltée.)

L'histoire, c'est aussi celle des descendants de Maggie, en particulier de Lucy qui est en train de se séparer de son mari. Aussi, ce livre est une réflexion sur l'amour, sur les choix de vie que l'on fait, sur le fait d'être en accord avec soi même plutôt qu'avec la société pour ne pas passer à côté de sa vie. Cet aspect m'a également intéressé.

Bon voilà, je me rends compte que j'ai trop traîné pour écrire ce billet, du coup je ne sais pas trop quoi dire de plus !

Publication tardive pour ce livre que j'ai lu dans le cadre du Mois Anglais.

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27 juin 2019

Pourquoi il faut continuer de regarder "Coup de foudre à Notting Hill" 20 ans après!

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Coup de foudre à Notting Hill

Film anglo-américain de Roger Michell, 2h04, 1999

Avec Hugh Grant, Julia Robert, Rhys Ifans...

Tout le monde connaît ce film mais je vais me fendre d'un petit résumé malgré tout ! William , fraîchement divorcé, vit sa vie tranquillement dans le quartier de Notting Hill à Londres. Il partage sa petite maison (à la porte bleue) avec Spyke, son co-locataire complètement allumé et tient sa petite librairie de livres de voyage. Un jour, la star mondiale du cinéma, Anna Scott, rentre dans sa boutique. De fil en aiguille, une relation tourmentée va s'installer entre eux.

Alors, pourquoi faut-il continuer à regarder Notting Hill vingt ans après ?

Parce qu'en temps de clavicule, un peu de fraîcheur londonienne ne peut faire de mal à personne.

Parce que Hugh Grant a de beaux yeux bleus et ce flegme et cette classe anglais que j'aime tant.

Parce que Hugh Grant a un accent anglais juste parfait, élégant, pure, nickel (la prof d'anglais que je suis adooOOOre cet accent.)

Parce que Bernard Black vient voler un livre à Hugh. Et que je pense qu'il a trouvé sa vocation de libraire dans ce film. Et moi je kiffe Bernard Black (et nan! Je ne mélange pas du tout fiction et réalité!) 

Parce qu'il y a vingt ans, j'étais une jeunette étudiante d'anglais et que ce genre de film a développé mon amour pour Londres, pour l'Angleterre, pour les anglais. Et que je suis un brin nostalgique de cette période où la vie était belle.

Parce que ce film est une ode à Londres et à l'Angleterre.

Parce que Julia Roberts n'a pas pris une ride (la pétasse!) et qu'elle m'a toujours été sympathique.

Parce que l'un de les amis avait l'habitude de rencontrer Hugh Grant en promenant son chien sur le plage... et pourquoi ça ne m'est jamais arrivé à moi ?!

Parce que j'ai certains amis qui sont tellement coincés/anglais somme Williamn dans ce film et que je les kiffe tellement !

Parce que moi aussi on m'a déjà tellement proposé de cuppa tea dans des situations loufoques ! Juste parce que... ben c'est le remède à tout ! Haha !

Parce que les comédies anglaises, c'est tout simplement des films doudous et que ça me fait du bien (à choisir entre ça et des anxiolitiques, j'ai choisi mon camp !)

Bref, je ne regrette pas ma soirée avec Hugh.

Film regardé dans le cadre du Mois Anglais.

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26 juin 2019

Mansfield Park (film 1999)

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Mansfield Park

Film anglo-américain de Patricia Rozema, 1h52, 1999

D'après Jane Austen

Avec Frances O'Connor, Alessandro Nivola, Embeth Davidz...

Fanny Price habite à Portsmouth avec ses parents et ses nombreux frères et soeurs. Sa mère a fait un mariage d'amour et vit maintenant dans la pauvreté avec son capitaine alors que ses deux autres soeurs ont de belles situations et vivent ensemble dans la belle demeure de Mansfield Park. Alors qu'elle a une dizaine d'années, elle est appelée par ses tantes pour aller vivre à Mansfield Park. Ce qui se présente tout d'abord comme une bonne action de leur part n'est en fait que mise en scène car, bien que Fanny vivra dans de meilleures conditions (ça ne peut pas être bien pire en même temps), elle ne sera pas traitée de la même façons que ses cousins et cousines. Très rapidement, elle se lit d'une belle amitié avec son cousin Edmund.

Fanny Price grandit et devient une charmante jeune femme, brillante en plus (contrairement à ces demoiselles ses cousines). Elle va forcément être rapidement confrontée à la question du mariage. Nous sommes en 1805 et les jeunes femmes n'ont pas grand mot à dire à ce sujet si la famille donne son approbation à un tel projet. Mais Fanny va refuser les avances du mignon tout plein Mr Crawford (nan mais sérieux?!) et préférera retrouver ses parents, pour vivre dans un endroit dans lequel elle aura l'impression d'appartenir et où on la traitera en égale. 

Vu que c'est canicule (et non pas clavicule, comme dirait l'un de mes troisièmes...) et que je ne suis même pas bonne à lire avec ce mal de tête, j'ai voulu trouver un film anglais pour aujourd'hui. Dans ma pile de DVD anglais (que je n'ai pas achetés, je tiens à le souligner), il n'y avait que du Jane Austen, ou presque... ouais bof... et sur Netflix, pas grand chose de plus.... alors résignée, allons-y pour Jane Austen. Et pour essayer de limiter les dégâts, allons-y avec une de ses histoires que je n'ai pas lue ! (Voyez au passage comme je traîne du pied.)

J'ai tout d'abord eu très très peur de tous les passages au ralenti, signes de romantisme exacerbé (ce côté de Jane Asuten qui me gène profondément... même si d'autres diront que ce n'est pas romantique, gnagnagna) mais le reste m'a fait oublié ce désagrément. J'ai bien aimé le personnage de Fanny, intéressante, droite dans ses bottes même quand elle est amoureuse. Les personnages ne sont pas lisses comme dans les autres Jane Austen de ma connaissance, ils ne passent pas leur temps à bavarder sur des intrigues amoureuses comme dans une cour d'école. Il y a des bad boys, en particuliers Tom (le cousin de Fanny, qui aime le théâtre, la picole et s'amuser), des filles qui trompent leur mari, des pères de famille pas très recommandables... bref ce n'est pas un monde parfait, ce qui pour moi ressemble plus à la réalité qu'à une belle histoire.

Il y a dans ce film une RÉELLE réflexion sur le mariage et la condition des femmes à l'époque (cette fois! car d'habitude on me le vante avec Jane Austen mais je n'en vois jamais la couleur!) ainsi que sur l'esclavage (et j'ai beaucoup apprécié cet aspect du film!) Alors je peux le dire, j'ai aimé ce film ! :)

Regardé dans le cadre du Mois Anglais.

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24 juin 2019

"L'héritage des jumeaux diaboliques" de Gareth P.JONES

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L'héritage des jumeaux diaboliques de Gareth P.Jones

Traduit de l'anglais par Pascale Jusforgues

Livre de Poche jeunesse, 2019, 400 pages

Lorelei et Ovide vivent dans un grand manoir ennuyeux. Ils ont 14 ans et sont élevés par une troupe de serviteurs depuis la mort de leur parents : Le père assassiné par la mère, la mère tuée par un coup de tonnère. Fidèles à leurs gènes, il passent le temps à essayer de s'entretuer, il faut dire qu'on les garde dans une ambiance sinistre, les plats sont fades, ils n'ont pas le droit d'aller à l'école, ni en ville... et oh misère ! Lorelei doit terminer la lecture de tous les livres de la bibliothèque du manoir avant d'avoir le droit d'en emprunter un à la bibliothèque municipale ! Bref, faut bien qu'ils s'occupent.

Un jour, tout bascule lorsqu'ils décident d'une trêve. Un huissier doit établir un nouveau testament : si l'un d'entre eux meure avant leur seize ans, l'autre n'héritera pas !

Mais voilà, la mise en place du nouveau testament implique l'entrée dans leur vie de nouveaux intervenants qui vont tout chambouler, jusqu'à la prétendue histoire de leur famille.

Voici un livre que j'ai reçu en cadeau de la part de mon amie Lou pour m'inciter à essayer de me replonger dans la lecture en douceur mais également, mine de rien, pour essayer de m'attirer dans le mois anglais 2019 que j'ai déserté cette année pour cause de grande tristesse.

J'ai lu ce roman avec plaisir même si je ne suis pas une adepte de la littérature jeunesse, doucement mais sûrement. Cela a eu le mérite de confirmer que oui, je me remets à la lecture, l'un de mes occupations doudou qui m'a tellement manqué depuis plus d'un an et demi alors que j'en avais tellement besoin ! 

Je les ai trouvés bien amusants ces deux jumeaux, bien cyniques, limite humour noir ! Et puis, alors que je m'attendais à un roman du type grosse farce, le retournement de situation nous plonge dans une intrigue bien plus profonde, limite polar, triste mais rassurante en même temps, sur la nature humaine et sur la foi que l'on peut avoir en ses parents (enfin c'est pas le cas pour tout le monde, mais ça a été le cas pour eux et pour moi, c'est déjà ça!)

Merci copine Lou pour ton soutien sans faille et pour toujours me pousser, mine de rien, vers les livres et l'englishitude que l'on aime tellement !

Livre lu dans le cadre du Mois Anglais, si j'avais eu un ordi sous la main ce weekend, j'aurais été, malgré moi, à l'heure pour une LC ! :)

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10 juin 2019

"Le nuage d'obsidienne" de Eric McCORMACK

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Le nuage d'obsidienne de Eric McCormack

Traduit de l'anglais par Johan Frédérick Hel Guedj

Éditions Points, 2016, 467 pages

Cela fait des mois que j'erre en librairie à la recherche d'un livre qui pourra me redonner le goût de la lecture... Je cherche des choses nouvelles, qui sortent de mes auteurs favoris, j'ai besoin de découvertes littéraires, d'air littéraire. Alors, quand j'embarque mon frère en librairie, je lui demande d'essayer de me trouver des romans que je ne connais pas (et il dit que c'est compliqué, haha!). Cette fois-ci, je lui ai demandé des romans qui se passaient en Écosse. Et moi voici alors avec ce roman d'un écossais qui vit au Canada.

Harry grandit dans un quartier populaire de Glasgow avec ses parents. Il est fils unique et entretient de très bonnes relations d'amour et de complicité avec ses parents. Alors qu'il est sur le point de passer ses derniers examens à l'université, son immeuble explose, ses parents dedans. Harry va alors commencer une fuite loin de ce cratère hurlant qu'est devenue sa vie. Après ses examens et après loué quelques temps une chambre chez un couple excentrique, il part dans les Uplands pour enseigner l'anglais dans un petit village. Il n'aura même pas le temps de donner sa première heure de cours, il tombera amoureux, se fera éconduire et fuira de nouveau, n'importe où... Jusqu'au jour où des années plus tard au fin fond du Mexique, il tombe sur un livre intitulé Le nuage d'obsidienne, et qui raconte un phénomène météorologique étrange qui s'est passé au XIXème siècle à Duncairn, lieu de ses premières amours. 

Voici une histoire qui tourne en rond dans l'intrigue, la narration. C'est justement ce que j'ai trouvé intéressant et qui ennuiera peut-être d'autres lecteurs. Les situations, les aventures de personnages tourbillonnent dans ce roman comme si la vie d'Harry ne pouvait plus avoir de cheminement normal depuis la disparition de ses parents. Harry ne cessera de voyager dès lors qu'il se trouve orphelin : L'Afrique, l'Amérique du sud, puis le Canada où il finira par s'installer. Mais il continuera de voyager grâce à son travail. S'il ne suit pas les pas de ses parents qui n'ont jamais quitté Glasgow, il suivra les pas de ses "parents" adoptifs, du moins ceux qui l'auront aidé à grandir, à se construire, moralement comme professionnellement. 

Beaucoup de thèmes tourbillonnent autour d'Harry : l'amour, les femmes, les maîtresses, les enfants cachés, la folie (des personnages, des situations), la mort des parents et les enfants qui grandissent quand même. 

Un autre aspect que j'ai aimé dans ce roman, c'est l'univers magique et faussé que créé l'auteur. J'ai passé mon temps à vérifier ce qu'il nous racontait, et encore je suis passé à côté de plein de choses certainement. Tour d'abord, si la région des Uplands existe en Écosse, Duncairn ne figure pas sur la carte. Un nuage d'obsidienne (gris nuage noir qui reflètent ce qui se passe sur terre), malheureusement, ni rien qui s'en rapproche, n'a jamais existé. Les anecdotes que l'auteur rapporte sur la mort de Thomas Hardy non plus ! N'existe pas non plus le paratac, pratique sexuelle à Oluba, lieu imaginaire.

Ce roman a alors un goût de rêve, d'imaginaire pourtant ancré dans notre société. Harry est le seul personnage a peu près normal que nous rencontrons, les autres personnages sont foncièrement romanesques, souvent drôles, toujours décalés.

J'ai aimé le clin d'oeil à La maison muette de John Burnside, car j'aime à croire que ce n'est pas un simple recopiage.

Voici un roman que j'ai trouvé perturbant et d'apparence facile mais pas tant que ça dès lors que l'on essaie de remettre les choses à leur place, de faire des recoupements etc... Le thème du deuil est omniprésent, ainsi que celle de la quête du grand amour (que seul le pauvre Harry recherche), la fuite...

Un roman que j'ai lu en une petite dizaine de jours, évènement exceptionnel pour moi en ce moment ! Je peux alors le qualifier de bon roman !

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01 juin 2019

"La pyramide des besoins humains" de Caroline SOLE

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La pyramide des besoins humains de Caroline Solé

Éditions L'Ecole des loisirs, 2017, 154 pages

Christopher Scott est un ado qui s'est enfui de chez lui. Il vit maintenant sur un morceau de carton à Londres, à Leicester Square. Il fait partie des gens que l'on ne regarde pas quand on passe dans la rue, les gens sales qui font peur, qui dégoûtent. Il décide un jour de s'inscire à "La pyramide des besoins humains", un jeu de télé réalité, c'est le candidat n°12778, ce matricule plus que son nom lui fournira une place dans la société. Le jeu consiste en plusieurs épreuves qui sont les différents paliers de la pyramide, pour lesquels il doit écrire un petit texte sur les différents besoins humains qui nous distinguent des animaux à mesure que l'on s'approche de son sommet : Besoins physiologiques, sécurité, amour, reconnaissance, réalisation de soi. Ses textes doivent montrer qu'il atteint chaque palier avec succès dans sa vie de tous les jours, ce qui n'est pas tout à fait évident quand on est un jeune SDF.

Pas évident, car il doit poster ses textes via une plate-forme internet : Cela revient à lui de choisir entre se nourrir et tenter sa chance, car ça coûte de l'argent un heure au internet café. Et puis, il ne ment pas, il s'éforce de raconter sa vie de SDF... comment gravir les paliers avec ses misérables expériences ?

Et pourtant, cela fonctionne... car notre monde débloque. Les SDF si invisibles dans notre quotidien deviendraient des objets d'intérêts dès lors que leur histoire est médiatisée et sur les réseaux sociaux? Vraiment ? Malheureusement, j'ai bien l'impression que c'est exactement ce qui se passerait si Christopher Scott était un jeune homme réel dans notre société actuelle.

Les gens qui l'ignorent jour après jour sur le trottoir s'enflament d'un coup pour ce jeune homme, veulent l'accueillir chez eux, découvrir qui il est vraiment, le pistent !

J'ai beaucoup aimé ce roman que j'ai acheté pour le mettre dans la boite à livres de la pause lecture dans ma classe pour mes élèves. Il m'a pas mal retournée et indignée, ce roman est un tel reflet de notre société de plus en plus hallucinante.

Alors, si vous êtes comme moi, indignée par ce qui est décrit dans le livre, je vous propose de trouver près de chez vous un "café volant"  (je crois que ça s'appelle comme ça) dans lequel vous pouvez payer d'avance un café (ou un repas) à un SDF qui passerait par là et qui le demanderait.

Vous pouvez ensuite m'envoyer vos photos par mail à cryssilda@hotmail.com , je ferai un billet avec toutes vos marques de générosité en vous mentionnant ainsi que le lieu qui vous a permis de faire cette BA, en espérant avoir tout plein de photos à poster ! (oui c'est la "nouvelle" Cryssilda solidaire.)

Enfin, avec ce billet, j'espère signer mon retour sur le blog et je participe par la même au Mois Anglais que je n'ai pas pu organiser cette année (étant en pleine reconstruction de ma vie qui ressemble bien trop à Fukushima.)

 

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03 janvier 2019

"La véritable histoire de Noël" de Marko LEINO

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La véritable histoire de Noël de Marko Leino,

Traduit du finnois par Alexandre André

Éditions Michel Lafon Poche, 2014, 330 pages

Un été en Fi lande, deux enfants pêchent un petit coffret de bois dans la mer et le ramènent à leur grand-père. Le coffret rappelle au vieil homme l'histoire que lui racontait ses grand-parents à l'approche de Noël et bien que ce ne soit encore que l'été, il décide de la raconter à ses petits fils...

Nicolas vit sur une petite île de Laponie avec ses parents et sa petite soeur Aada. Ils vivent modestement de la pêche mais mènent une existence heureusement. Le bébé de un an tombe malade à la veille de Noël, les parents de Nicolas doivent alors se rendre au village le plus proche, en bateau, pour sauver la petite fille. Ils vont périr en mer... Nicolas sera alors adopté par la communauté. Chaque famille s'occupera de lui un an, et tous les ans, le jour de Noël, il changera de famille jusqu'à ce qu'il grandisse. Pour remercier les villageois, il décide, le jour de Noël, d'offrir un cadeau à chaque enfant du village, un jouet de bois qu'il aura lui même confectionné. Vient un jour où plus aucune famille ne peut l'accueillir, chacun ayant déjà eu son tour, et l'année ayant été mauvaise, ils n'ont pas les moyens. Nicolas part alors en apprentissage chez un menuisier acariâtre. Dans ce même atelier va petit à petit naître la légende du Père Noël...

Quel joli conte de Noël ! C'est un livre pour enfants mais j'ai aimé qu'il ne soit pas trop remplis de bons sentiments et de magie. Nicolas est un personnage ravagé par la perte de sa famille et en particulier par la perte de sa petite soeur dont la mer de ne lui a jamais rendu le corps. Son deuil l'empêche de grandir et de se confronter à la vie adulte. Il restera à vie prisonnier de ce jour de Noël qui a régulé sa vie année après année. Sa seule façon de survivre et de faire plaisir aux autres.

Mais c'est aussi un roman de Noël comme il se doit avec un peu de magie et d'humour. Des rennes qui n'en font qu'à leur tête, des vieux bourrus au grand coeur, un mer d'hiver qui scintille, des aurores boréales suspectes...

J'ai beaucoup aimé ma lecture, peut-être parce que pour moi aussi Noël a perdu de sa magie.

Merci Lou pour cette belle lecture (j'avais reçu ce livre lors d'un swap nordique)

J'ai lu ce livre dans le cadre de Décembre Nordique pour la LC du 25 décembre consacrée à Noël.

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02 janvier 2019

Bonne année 2019 !

Une année encore tourmentée pour moi en 2018...

Toujours un grand vide avec le départ de ma maman il y a maintenant plus d'un an. Le temps passe si vite mais la plaie est toujours à vif... Je n'ai presque pas lu cette année, avec une vitesse proche de zéro avant l'été. C'est reparti depuis, doucement mais sûrement, mais ça me fait du bien.

Cette fin d'année 2018 a emporté avec elle une autre personne qui comptait beaucoup pour moi, plus jeune que moi, ça bouscule... Slan Jess, tu es partie trop tôt... Jess n'avait pas de blog mais elle a participé, via le mien, à quelques mois thématiques. C'était l'une de mes copines lectrices (et gaéliques... et si vous me connaissez un peu, vous savez à quel point je tiens à mon petit groupe de gaéliques) avec lesquelles on se lançait des challenges. On était dans un Challenge Victor Hugo, dans lequel je n'avais pas pu beaucoup avancer à cause de mon passage à vide. En 2019, j'avancerai dans mes lectures hugoliennes, pour Jess.

2018 fut une année toute différente des autres. Je ne pouvais pas lire alors je me suis mise à marcher ! J'ai avalé un bon nombre de kilomètres à pied, j'ai découvert plein d'endroits magiques en région parisienne. Si les livres n'y ont pas réussi, les randos m'ont aidé, sinon à surmonter, à supporter ma peine.

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Enfin, je suis allée au Portugal visiter le village de mon arrière grand-père, pour la première fois. Un retour aux sources magique ! J'ai aussi assisté à deux très beaux mariages qui m'ont fait chaud au coeur.

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Je vous souhaite le meilleur en 2019, profitez de la vie et de vos proches, et prenez soin de vous !

Psssttt... Décembre nordique se prolonge jusqu'au 15 janvier !

 

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29 décembre 2018

"Les larmes de Tarzan" de Katarina MAZETTI

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Les larmes de Tarzan de Katarina Mazetti

Traduit du suédois par Lena Grumbach et Catherine Marcus

Éditions Babel, 2003, 277 pages

Mariana élève seule ses deux jeunes enfants. Alors qu'elle part en vacances avec sa meilleure copine Jenny et ses enfants, elle rencontre Janne. Elle lui tombe littéralement dessus en s'essayant à une attraction appelée "la corde de Tarzan." Vous comprendrez alors le titre du roman. 

De fil en aiguille, au point un peu compliqué, une romance (souvent platonique) va s'installer entre Janne et Mariana. Mais c'est bien compliqué, il faut dire qu'ils n'ont rien en commun. Janne est un informaticien talentueux, au salaire douillet, jeune, beau et plein d'avenir. Mariana, quant à elle, est une prof d'art plastique à temps partiel, mère célibataire, ce qui lui permet tout juste (enfin rarement) de joindre les deux bouts. L'amour de sa vie, Micke, les a plantés sur cette galaxie alors que son esprit vogue sur une autre, loin de nous. 

On pourrait croire, alors, que Mariana va sauter sur l'occasion quand Janne va peu à peu s'installer dans sa vie, jouant le père Noël maladroit avec les enfants et la soulageant plus d'une fois d'un point de vue financier. Mais, la vie n'est pas un long fleuve tranquille pour Mariana, et elle ne croit pas du tout que cela va être si simple avec Janne. Et d'ailleurs, elle a toujours espoir que Micke revienne.

Katarina Mazetti aime à présenter des couples mal assortis, qui n'auraient jamais dû se rencontrer (on se souvent de Le mec de la tombe d'à côté) et elle récidive dans ce roman. Sans cette fois encore ne tomber dans l'eau de rose, elle nous présente l'amour et les relations comme des situations n'allant vraiment pas de soi. Rien n'est simple entre Janne et Mariana. Lui (habitué à draguer des top modèles) ne sait pas trop ce qu'il trouve à Mariana. Elle n'est pas dupe et malgré son attirance (bestiale) pour Janne, elle ne cède pas à la facilité.

J'ai aimé ce roman mais je l'ai d'abord trouvé bien maladroit (toute cette mise en scène pour simplement préparer le titre du livre, ça n'a servi à rien à mon avis!). Quelques scènes sont coquasses mais je n'ai pas retrouvé l'ambiance ni l'humour ou le rythme de Le mec de la tombe d'à côté malheureusement. Je sais, ce sont deux romans différents, mais j'avoue que j'espère retrouver un roman à la hauteur de celui-ci à chaque fois que j'ouvre un des romans de l'auteur. Mais oui, j'ai bien aimé, ça se lit vite, on se marre, les personnages sont attachants tout en étant un minimum profond. En effet, Katarina Mazetti en met un sacré coup à l'image d'épinale de la Suède dans ce roman !

J'ai lu ce livre dans le cadre de Décembre Nordique pour la LC du jour consacrée à la Suède.

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28 décembre 2018

"Les chiens de Riga" de Henning MANKELL

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Les chiens de Riga de Henning Mankell

Traduit du suédois par Anna Gibson

Éditions Points, 2003, 322 pages

Voici le deuxième volet des aventures de Kurt Wallander, le flic suédois d'Henning Mankell. J'en avais lu le premier tome il y a maintenant déjà six ans et je n'avais pas été convaincue... le détail le plus marquant de ce premier livre étant encore aujourd'hui, pour moi, la propreté douteuse de ses slips! 

Mais voilà que j'avais envie d'un polar et que Les chiens de Riga trônait depuis des années sur une étagère à côté de mon lit, alors c'est parti !

Walllander travaille toujours à Ystag et doit mener l'enquête sur un radeau retrouvé sur la côte avec deux cadavres à son bord, manifestement exécutés avant d'être offerts à la mer. Rapidement, on soupçonne un lien avec un quelconque trafic en rapport avec les pays baltes, en particulier la Lettonie. Le Major Liepa, venu tout droit de Lettonie, est d'ailleurs mis sur l'enquête afin de ne pas froisser les relations diplomatiques entre les deux pays. A son retour en Lettonie, il est sauvagement assassiné. La police lettonne demande alors à Wallander de se rendre sur place afin de les aider à mener l'enquête. 

Même si l'enquête se lit avec plaisir, ce qui m'a captivée dans ce livre, c'est l'ambiance particulière de la dictature. Nous sommes ici en 1991, avant l'éclatement du bloc de l'est. A Riga, tout le monde doit se méfier de tout le monde et une enquête policière s'avère alors bien compliquée. Se pose la question de la possibilité même d'une enquête policière en fait. Tout à l'air trop carré, trop efficace, trop poli, trop simple... pour être vrai. Il n'y a jamais de problème pour les enquêteurs lettons, mais des solutions et des réponses bien trop rapides et définitives. Wallander découvre cette ambiance, la justice douteuse d'un pays totalitaire qui est synonyme de tout sauf de droit et de protection individuelle. Très rapidement, il comprend qu'il ne peut se fier à personne et que la vérité va être bien compliquée à trouver. Il ne sait plus qui est son allié, et se demande pourquoi il est là tant il se sent manipulé, surveillé et inutile.

Ce roman est passionnant et j'ai hâte de me plonger dans le troisième tome des aventures de Wallander pour faire plus ample connaissance avec lui !

Livre lu dans le cadre de Décembre Nordique, sur nos blogs pendant tout le mois de décembre !

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