orgueil_et_pr_jug_sOrgueil et préjugés de Jane Austen

Editions 10/18, 369 pages

Edition originale : Pride and Prejudice publié en 1813

Avant toutes choses, sachez que je me suis faite avoir! A force de côtoyer Isil, et de tous vous entendre parler de Jane Asuten, j'ai dû combler une lourde lacune que je traînais depuis des années! Résultat : Je viens de lire mon premier Jane Austen!

"C'est une vérité universellement reconnue qu'un célibataire pourvu d'une belle fortune doit avoir envie de se marier, et, si peu que l'on sache de son sentiment à cet égard, lorsqu'il arrive dans une nouvelle résidence, cette idée est si bien fixée dans l'esprit de ses voisins qu'ils le considèrent sur-le-champ comme la propriété légitime de l'une ou l'autre de leurs filles."

Sur ces mots débute Orgueil et préjugés... ces mêmes mots résument parfaitement ce qui va se passer dans le roman: Mr Bingley s'intalle à Longbourn avec sa soeur et son plus fidèle ami, le fier, élégant et riche Coliiiiin Mr Darcy...

Pendant ce temps là chez la famille Bennet (voisine de Mr Bingley)...  Ca fuse de jeunes filles, Mr et Mrs Bennet ont cinq filles. Les plus âgés (et les plus futées... il n'y avait plus de neurones disponibles pour les suivantes!) Jane et Elisabeth, forgent l'inquiétude de leur mère : Il leur faut de bons maris, bien riches avec une bonne situation pour s'établir convenablement (enfin, finalement, n'importe qui fera l'affaire, du moment qu'elle marie ses filles!) Mais où les trouver? Chez les voisins bien sûr!

Va s'en suivre un chassé/croisé durant tout le roman entre les jeunes filles et les jeunes hommes disponibles qui se présenteront dans les parages (oh tant de soldats pour tant de possibilités!), avec une seule question : Mais qui va finir avec qui?!

J'ai eu beau taquiner toutes les Austiennes que j'ai trouvé sur mon passage pendant la lecture de ce roman, force m'est d'avouer que j'ai vraiment aimé mon premier roman découverte de Jane Austen.

J'ai tout particulièrement aimé les parents Bennet : La mère, une vraie mouche qui fonce sur la moindre cuillère de confiture. Simplette et grossière, elle mettra souvent ses filles dans l'embarras par trop de dévotion maladroite envers les jeunes mâles, potentiels maris, qui se risquent à rôder dans les environs. Elle est très vite éblouie par les poches bien remplies, c'est en fait son seul critère de jugement de bonne convenabilité.

Mr Bennet, comme j'ai aimé son cynisme! (là aussi j'y ai vu un Colin dans sa nouvelle image de père bougon et dépité) Quel humour délicieux lorsqu'il parle de ses propres filles comme de grandes niaises. Il n'épargnera pas sa femme, et trouvera refuge auprès de ses deux filles cadettes, pour complot contre elle à la première occasion.

Darcy est excellent par son flegme so British. Il ne m'a pas le moins du monde énervée, fidèle à l'image même du parfait anglais que l'on s'est forgé(es) avec délice depuis des siècles.

Résumons : Quelle franche rigolade que ce roman! :)

Bon, je ne sais pas si je vais vous suivre dans votre impressionnant Challenge Jane Austen (vraiment quand je vois le nombre d'assidues, je suis épatée!), mais je lirais peut être d'autres de ses romans avant la fin de l'année (pour vous encourager à persévérer!).

Et pis bon, je l'avoue, ce logo Challenge Jane Austen me plait depuis le départ, alors je voulais le mettre au moins une fois sur mon blog! :)

Bon courage à toutes les Austeniennes pour la suite!

Cryssilda

jane_austen

Tada! :))))