melmothMelmoth, L'homme Errant de Charles Robert Maturin

Editions Phébus Libretto, 614 pages, publié en 1820

Dans le cadre du Bloody Swap de Lou, j'ai eu envie de ressortir du grenier poussièreux ce commentaire que j'avais écrit sur Melmoth il y a quelques années, lors de ma découverte de ce roman.

Voici un roman irlandais qui semble être une référence dans le roman sombre et fantastique.
Le roman raconte des moments de l'histoire de Melmoth, quelques unes de ses rencontres, de ses actes... C'est un personnage atemporel qui semble se déplacer dans l'espace et dans le temps selon ses envies. Il apparaît et disparaît dans des cachots, sur des îles désertes... dans le but de tenter les hommes vers le mal. Sa réputation fait de lui l'incarnation du démon.
La narration se fait sous la forme de récits mis en abîme. Chaque nouveau personnage raconte une histoire qui par hasard a toujours un lien avec Melmoth. Il y a aussi des narrations dans les narrations des narrations. Cela donne une structure très complexe et un nombre impressionnant d'histoires et de personnages. Mais tout cela est habilement mené par Charles Robert Maturin (à noter que Baudelaire lui vouait une admiration sans borne) et on ne s'y perd pas.

C'est un roman très sombre, mais finalement plein d'humanisme car personne finalement dans le roman ne plonge dans la tentation. Charles Robert Maturin semble avoir une réelle confiance dans le genre humain. Il met d'ailleurs en scène un personnage fabuleux, Immalie, qui grandit seule sur un île déserte et paradisiaque (sa description de l'île est fabuleuse), l'emblème absolu de l'humanisme et de la sainteté.

Cryssilda

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