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Il y a quelques mois, je ne sais plus dans quel ordre, avec Isil, nous décidâmes de lancer le Challenge Élisabéthain (nous espérions trois lecteurs), nous feuilletâmes également le programme du Globe à Londres, à l'affut de Hamlet ou autres (on est pas très difficiles, faut bien l'avouer) quand nous tombâmes sur Le Docteur Faustus de Christopher Marlowe qui sera joué cette année au Globe ! Yipee ! Ni une, ni deux, hop, on lance une lecture commune... Nous espérions... euh deux lectrices... voire trois si on compte celle qui n'a jamais vraiment eu le choix... et nous voici avec une ribambelles de lecteurs-Faustus, ce qui nous rend toute printanières et joyeuses.

marloweThe Tragical History of Doctor Faustus de Christopher Marlowe

Tiré de The Complete Plays de Christopher Marlowe

Editions Penguin Classics

J'ai la chance d'avoir une bibliothèque bien fournie en classiques anglais... rapport au fait que j'étais une étudiante sérieuse, si un prof parlait d'un livre incontournable, je l'achetais. Sans forcément le lire. Du coup, Marlowe tronait sur mes étagères depuis de longues années, au cas où.

La pièce raconte le mythe du Docteur Faust, éminant savant, le cerveau bien plein, et qui pourtant ne gagne que chichement sa vie. Dans un moment de faiblesse, il signe de son sang un pacte avec le Diable (ici c'est par Mephostophilis qu'il est tenté) pour accéder à un royaume de magie et de pouvoirs illimités.

Comme souvent au théâtre, cette pièce est emblématique des croyances et des terreurs de la société. Aussi, c'est un Faustus bien hésitant que l'on retrouve ici, tourmenté par les démons de la moralité... quoi de plus clair que de faire intervenir la bonne et la mauvaise conscience sous forme de personnages à plusieurs reprises dans le récit ? Il y a aussi tous les étudiants et amis de Faustus, eux qui lui vouent une admiration sans borne, et qui pensent qu'il suffit de lui faire un peu la morale pour qu'il renonce à son pacte et que Faustus soit sauvé. Ce texte est bourré de fortes connotations religieuses, forcément, Faustus copinant avec les forces maléfiques, il ne fallait pas trop choquer.

J'ai lu la version de 1616 qui, il faut l'avouer, traine en longueur... les actes III et IV sont un peu lourds et pas très indispensables. Le séjour chez le Pape m'a ennuyée... l'acte IV relève de la farce par contre, et je suis impatiente de voir ce que ça peut donner sur scène.

Enfin, comment ne pas penser à Dr Jeckyll et Mr Hyde en lisant cette pièce? Mêmes thèmes abordés et exprimés différemment.

Je suis contente d'avoir enfin lu ce classique, et puis ça diversifie un peu ma culture élisabéthaine pour une fois.

Les autres vaillants lecteurs : Céline le blog bleu, Emma, Fashion (qui a décidé de nous parler du catch à la place...), IsilIsleene, Lou, Martial, Sabbio, Stéphie, Titine, YueyinThe Bursar.

Reading_Faustus