Il y a quelque temps, avec mon enthousiasme légendaire qui se marie bien peu avec la désertion des blogs en cette période estivale, je décidai d'organiser un councours de Phloque en partenariat avec Amazon. Deux bons d'achats de 25 euros sur Amazon étaient à gagner pour les deux blogueurs ayant imaginé les deux meilleurs entrées Wikipédia présentant les phloques.

La période estivale étant ce qu'elle est, je n'ai reçu qu'un texte. Et plutôt que de relançer le concours, j'ai décider de faire gagner les 50 euros de bons d'achat à la plus courageuse et la plus imaginative des blogueuses de cet été 2011 : J'ai nommé Léia Tortoise !

Un grand bravo et un grand merci pour ton texte qui m'a beaucoup fait rire ! Grâce à toi, ce concours n'aura pas été qu'un phlop !

Extrait de l'encyclopédie interne WiKryssilda, en consultation à la National Library of Scotland:

La famille des MacPhlocidae est une famille recomposée aux liens complexes. Éléphants, sirènes, tritons, veaux, morses et autre éléments rapportés s'y côtoient et s'y entremêlent avec bonhomie et indifférence, dans la grande tolérance qui caractérise le phlegme britannique, ou plutôt le phlogme.

Barbu ou moustachu, le phloque commun présente généralement un symptôme oculaire au niveau de la paupière, impliquant un tressaillement constant des petits nerfs situés à cet endroit. D'aucuns estiment que cette particularité leur donne l'air de faire un clin d'oeil, ou bien de papillonner des cils par une coquetterie légèrement déplacée, ou bien encore d'être plongés dans une transe mystique lorsque des crampes se manifestent.

Entre le grognement d'otarie, le barrit d'éléphant et le soufflement du buffle, son cri peut éventuellement évoquer une onomatopée s'apparentant à "phloque".

Relativement courant sur les terres d'Ecosse, il reste néanmoins très difficile à observer et donc à étudier, ce qui en fait un des derniers mystères de la science.

Les autochtones s'accordent pourtant à laisser entendre qu'il n'est pas si rare d'en croiser, à la nuit tombante, et que seuls quelques individus dans des conditions particulières non précisées seraient capables de les identifier. Malgré toutes les recherches des rares spécialistes, aucun détail n'a pu confirmer ou infirmer ces insinuations. Aucune étude n'a permis non plus d'accréditer et d'approfondir le folklore populaire qui circule à propos des phloques.

On raconte notamment que le bruit des corps qui s'affalent sous le crachin écossais est à l'origine de l'expression "quand ça fait floc, c'est dans la flaque", augurant d'un bon présage pour les engagements dans des paris et jeux de hasard, ou au contraire d'insuccès prévisible quant à d'autres sortes d'attentes.
Une variante plus obscure ajoute une deuxième maxime: "quand ça flique, c'est dans la phloque".

La marque des montres Flik Flak aurait également été inspirée des phloques, à moins que ce ne soit le village de Flic-en-Flac, sur l'île Maurice.

L'image du phloque la plus récurrente lors des veillées écossaises le présente comme une créature qui devient fantôme après sa mort, sous le coup d'une malédiction des fées, et ne peut atteindre le repos qu'après un temps indéfini aux côtés des esprits humains auxquels ils apportent une présence compréhensive pendant l'éternelle errance de leur âme en peine.
Ces derniers s'y attachent parfois à tel point qu'ils plongent dans une profonde dépression lorsque leur compagnon phloque s'éloignent et disparaissent ; ainsi le Guerrier Gelé, qu'on peut paraît-il entendre se lamenter à gros sanglots au plus noir des nuits dans lune: "je perd mon phloque! je perd mon phloque!"

Leia Tortoise

Un grand merci à Amazon pour avoir joué le jeu de ce concours plus qu'improbable.

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