la vill enchantéeLa ville enchantéede Margaret Oliphant (A Beleaguered City)

Éditions Rivière Blanche, 179 pages (mais si on passe la préface, ça va bien plus vite!)

Première édition : 1879

Nous sommes en juillet 1875 dans le petit village de Samur en Haute-Bourgogne. Tout est paisible, comme un bon vieux village français de l'époque. Mais, un beau matin, le soleil semble ne pas se lever, ou plutôt, la ville est enveloppée d'une sorte de brume épaisse qui ne laisse pas passer la lumière. Bien vite, les habitants du village vont avoir cette impression étrange d'être des intrus chez eux. La présence d'une foule d'individus invisibles, des revenants, va les sommer de quitter le village. La population s'exile alors dans la campagne environnante. Le maire et quelques autres vaillants hommes (en particulier le curé du village) vont essayer de comprendre la situation et de rendre le village à ses habitants.

Ce livre avait absolument tout pour me plaire : Un écrivain victorien, écossais, un peu de surnaturel. Comme les habitants de Samur, j'ai été prise d'une crise de perplexité face à cette histoire.

Non, je rectifie, ce n'est pas tant l'histoire qui a failli me faire mourir d'ennui sinon les personnages de ce roman. En particulier : Le Maire. Il est doté des pire défauts ce pauvre homme : misogyne, prétentieux.

Selon lui, les femmes agissent par instinct, les hommes eux réfléchissent. Je ne peux m'empêcher de vous copier cette charmante remarque : "En effet, bien qu'au demeurant la femme soit inférieure à l'homme, le bon dieu; si vraiment cet être suprême est tel que l'Eglise nous le présente, doit, naturellement, prendre en égal souci les deux moitiés de ses créatures" (p.43) Sa délicieuse femme, Agnes, ne semble pas plus agacée que ça par ce genre de propos.

Et puis, alors que la situation est des plus critiques, il se fait cette agréable réflection à lui-même : "En temps ordinaire, M. Barbou fait un adjoint suffisant - inutile d'ajouter que sous un maire tel que moi l'adjoint n'a presque pas d'importance -, mais aujourd'hui, il n'était plus qu'une loque" (p.82)

Margaret Oliphant réussit cette prouesse d'écrire tout son roman dans ce ton suffisant, à aucun moment cela ne s'essoufle... Elle excelle également dans les personnages détestables et misogynes. Et mon grand problème, c'est que je n'ai trouvé aucun cynisme dans ce roman, tout doit être pris au pied de la lettre, j'en ai bien peur.

Grosse déception alors que ce livre...

Mais je reste une...

vicky1

et je participe toujours à l'été...

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Ici le billet de Madame Charlotte qui a bien plus apprécié que moi.