frédéric marsNon Stop de Frédéric Mars

Editions Black Moon, 2011, 653 pages.

En septembre 2012, les Etats Unis s'apprêtent à inaugurer la Tour de la Liberté à New York. Ce bâtiment qui se dresse sur le site de Ground Zero est synonyme de nouveau départ pour le pays. En effet, durant ces onze longues années, le pays a essayé de panser ses plaies et se reconstruire après le choc que 11 septembre. Tous les services de sécurités intérieures semblent opérationnels pour que des attentats de cette ampleur ne puissent avoir lieu à nouveau sur le sol américain. Mais, deux jours avant l'inauguration, un attentat est déploré dans une station de métro. Petit à petit, d'autres explosions vont cribler le pays. A chaque fois, il semble que des hommes et des femmes soient les bombes humaines responsables du massacre. Une partie de la population américaine doit marcher sans s'arrêter, la moindre pause est fatale et entraîne une explosion...

Lorsque j'ai accepté de lire ce livre, j'ai lu la présentation d'un oeil distrait et je pensais recevoir un polar américain. Malgré les apparences, Frédéric Mars est un auteur français. Très risqué n'est-ce pas ? J'avais grand peur alors de me retrouver face à un auteur qui voulait immiter un style américain, qui voulait faire un roman américain... de grandes chances pour que cela sonne faux en somme.

Autre point délicat, je ne suis pas spécialement fan des romans géo-politiques, ou de textes qui prétendraient crier au complot en ce qui concerne le 11 septembre.

Mais je m'étais engagée à jouer le jeu, et c'est ce que j'ai fait.

A mon humble avis, Frédéric Mars s'en sort brillamment. J'ai lu ce livre assez vite, j'avais l'impression de suivre une série télévisée tellement son écriture est visuelle. Malgré les 650 pages et quelques, je roman s'avale très vite. Les points qui me faisaient peur, ne se sont pas confirmés : L'auteur ne cherche à imiter personne, et on sent bien le travail de recherche qui se cachent derrière ces pages, il s'est totalement approprié son texte sans faire sentir aucune influence, à part peut-être la télé ou le cinéma, mais ce n'est pas un défaut.

Ensuite, je côté géo-politique est passé comme une lettre à la poste (si je puis dire) : Ce livre n'est pas rasoir, ce n'est pas un journal ou un traité politique, mais vraiment un roman. Tous les éléments géo-politiques se fondent parfaitement dans le texte sans ennuyer le lecteur le moins du monde. J'aurais juste préféré que les méchants soient originaires d'ailleurs, car finalement il n'y a pas grande surprise.

J'ai globalement beaucoup aimé ce roman. Plus particulièrement l'alternance de points de vue qui donne une certaine dynamique au texte (encore une fois, ici ça me rappelle les séries télé). Il y a juste quelques petites maladresses, tellement minimes qu'elles ne gâchent pas le plaisir que l'on a à lire ce roman (une question de tutoiement par exemple, qui n'a pas lieu d'être pour des personnages américains, une petite prouesse médicale et miraculeuse qui m'a "un peu" laissée incrédule...)

Je remercie donc les éditions Black Moon pour cette découverte ainsi que pour l'agréable rencontre avec l'auteur la semaine dernière !

Je vous rappelle qu'il n'est pas encore trop tard pour gagner des exemplaires de ce roman, toutes les infos ICI.