robert_louis_stevenson_006Voyage avec un âne dans les Cévennes de Robert Louis Stevenson

Lu sur mon kindle (192 pages en version papier), première publication en 1879.

Pour se remettre d'une peine de coeur, Robert Louis Stevenson décide de partir en voyage dans les Cévennes en 1878, alors qu'il a 28 ans. Son périple durera 12 jours, il marchera accompagné de son âne (récalcitrant) Modestine, de Monastier à Saint-Jean-du-Gard. Au cours de ce voyage, il va loger dans de petites auberges dans lesquelles il se plongera dans la vie et le quotidien des français. D'autres fois, quand il se perd ou simplement parce qu'il en a envie, il dormira à la belle étoile.

Ma relation avec Stevenson étant toujours des plus sinueuses, j'ai tenté cette fois de lire son récit de voyage (pas de bateau, juste un âne, tout va bien). Les récit de voyages risquent d'ailleurs d'être bien présents sur ce blog en cette période estivale.

J'ai lu avec grand plaisir les aventures de ce voyageur mal préparé ! Tout d'abord, sa relation avec Modestine est des plus burlesques. Son âne n'en fait qu'à sa tête, lui n'ose pas la secouer un peu pour la faire avancer, et elle en joue ! Il ne sait pas trop non plus comment charger ses bagages sur un âne. Bref, c'est bien cocasse.

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La description des paysages qu'il traverse est également bien délicieuse, en particulier le récit de ses nuits à la belle étoile. Robert Louis aime la nature, la respecte et ça se voit.

Au cours de ce voyage, il est confronté à l'histoire. En effet, il se retrouve sur les lieux de la Guerre des Camisards, il a parfois du mal à jongler avec son athéisme, la religion reste tellement importante dans la région qu'elle définie encore ses habitants à cette époque (alors que Robert Louis essaie de faire bonne figure tant face à des protestants que dans un monastère catholique dans lequel il logera). J'avoue que ces passages plus historiques m'ont un peu ennuyée car je n'avais pas les connaissances adéquates pour bien comprendre tout ce qu'il nous racontait.

Le choc des culture est très loquace, il regarde d'un oeil un peu moqueur parfois le quotidien des paysans. Ils n'hésitent pas à le lui rendre parfois, ce qui l'obligera à dormir dans l'auberge de mère nature malgré la rumeur des loups ou l'ombre de la bête du Gévaudan. Il n'hésite d'ailleurs pas à laisser quelques pièces pour payer sa nuitée en pleine nature quand l'acceuil et le cadre l'ont pleinement satisfait (parfois il me faire rire ce sacré Steve!)

En fouinant un peu sur le net, j'ai découvert que cette randonnée de l'auteur fait maintenant partie des grands chemins de randonnées, appelée le "Chemin Stevenson" ou encore la GR70. En 1978, pour les 100 ans de ce voyageurs, des lecteurs ont parcourus les mêmes chemins que leur idole.

Pour ma part, je vais continuer à me réconcilier avec Steve en tentant encore d'autres écrits !

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Clin d'oeil au passage de Stevenson au Bouchet-Saint-Nicolas

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