la muraille de lave

La muraille de lave d'Arnaldur Indridason

Editions Métailié, 2012, 319 pages

Erlendur n'est toujours pas rentré de son voyage dans les fjords de l'est (cf La rivière noire) et ses deux collègues Elinborg et Sigurdur Oli doivent bien se débrouiller tout seul pour gérer les enquêtes qui leur tombent dessus. Alors qu'Elinborg est occupée à 100% à résoudre une histoire de meurtre lié à un viol, Sigurdur Oli doit enquêter sur la mort d'une femme, agressée quelques minutes avant qu'il n'arrive sur les lieux, par hasard. Des amis d'enfance lui avaient demandé d'intervenir auprès d'un couple que leur fait du chantage, celui de divulguer des photos érotiques prises à leur insu lors de soirées échangistes. A priori, le couple avait d'autres ennemis qui avaient besoin de les faire taire aussi !

Alors que le tome précédent s'occupait de nous présenter plus en détails le personnage Elinborg, c'est au tour de Sigurdur Oli de se faire dresser le portrait. Le moins que l'on puisse dure, c'est qu'on ne le dépeint pas comme une personne des plus charmantes... Très caractériel, il n'est pas très flexible, que ce soit avec sa femme (ou ex-femme), ses amis ou sa famille. Dans le cadre du travail, ce n'est pas non plus un flic des plus sympathiques. Il ne s'intéresse pas à grand chose dans la vie (il lit un livre par an, et encore!) et ne jure que pas les USA (!).

Alors qu'Elinborg va mener son enquête comme un chef, même sans Erlendur, Sigurdur va un peu patiner... et nous allons découvrir qu'il n'est pas très intègre... il aime pas mal mentir à sa hiérarchie selon ce qui l'arrange !

Un très bon tome encore une fois, malgré la personnalité de Sigurdur qui ne nous pousse pas trop vers l'empathie. Justement parce que le policier va faire beaucoup d'erreurs dans son enquête, l'intrigue va se complexifier en embarquant toute sorte de protagonistes dans son sillon.

J'ai beaucoup aimé que l'auteur fasse réapparaître des personnages d'une enquête précédente, comme un clin d'oeil aux lecteurs qui le suivent !

Voilà. J'ai épuisé les stocks. Arnaldur, au travail steuplé !