la tanche d'orLa tanche d'or de Constantin Paoustovski

Éditions de l'Aube, 2012, 118 pages

Encore une joli recueil de nouvelles pour continuer ce bel Hiver Russe. Nous sommes ici au fin fond de la Russie dans de petits villages, au bord de lacs, dans des forêts. L'introduction du livre m'avait prévenue, Constantin Paoustovski est un maître dans l'art de la mystification et de la sacralisation des paysages et de la beauté de son pays, la Russie : En effet, les personnages principaux de ces histoires ne sont pas les gens, mais bien les animaux et les éléments. Que ce soient les arbres, les lacs, la neige, les poissons, les lapins, une histoire de chien et de chat récurrente (ils ne sont pas très très amis ces deux-là)... et tout cela traité avec beaucoup d'émerveillement et de respect. Les histoires, sans être clairement liées, se rappellent entre elles, et nous retrouvons au cours des nouvelles, un personnage par-ci, un animal par-là.

Aussi j'ai beaucoup aimé ce recueil, car l'un des aspects qui me fascinent le plus en Russie, c'est justement cette large étendue de nature indomptable. Et puis j'aime les animaux... donc ce recueil a su me préparer une ambiance feutrée très agréable au milieu de cet hiver. Un écriture très douce et très accueillante... et quand dehors il ne fait pas beau, on sort : "Ces romans de Walter Scott, nous les lisions lorsque le temps était maussade et que la pluie chaude résonnait doucement sur les toits et dans le jardin." Dickens a également place noble dans ce recueil.

Un très beau recueil pour passer quelques heures en Russie sans avoir à se plonger dans un épais classique.

Hiver russe