cvt_Le-Troisieme-Reich_6490Le Troisième Reich de Roberto Bolaño

Editions Points, 2010, 418 pages

Vous vous souvenez sans aucun doute de mon engouement sans limite pour 2666 il y a quelques mois. Alors, vu qu'en ce moment c'est pas génial au niveau de la concentration quand je lis un livre, j'ai décidé d'acheter une valeur sûre - un Roberto Bolaño - en me disant que quoiqu'il arrive, rien qu'avec le style, ça se passera bien (je rappelle qu'il m'avait fait un inventaires de meurtres sur une trois centaines de pages dans 2666 et que ça m'avait amusé.)

Je choisis donc ce livre, Le Troisième Reich, qui avait tout pour me plaire (disons que ceux qui me connaissent savent de quoi je parle)... Udo est un jeune Allemand, il part en vacances en Espagne avec sa copine. Alors qu'elle souhaite profiter de la plage, des boites de nuit etc... lui ne la suit qu'à moitié et passe le plus clair de son temps enfermé dans sa chambre avec son plateau de jeu, afin de développer de nouvelles stratégies et écrire dans des fanzines et autres livres dédiés à ce jeu qui s'appelle, vous l'aurez compris, Le troisième Reich. Ingeborg va bientôt faire connaissance de Charly et de sa copine, deux autres allemands en vacances, ainsi que du Brûlé, du Loup et de l'Agneau. Un jour, Charly disparaît dans la mer, sa copine et la copine de Udo n'attendent pas que le corps réapparaisse pour rentrer en Allemagne alors que Udo, qui déteste Charly, décide d'attendre sur place (et de passer ses journée à jouer avec le Brûlé).

J'ai failli abandonner ce livre à la moitié, ennuyée par les récits de parties de guerre... et puis j'ai fouiné sur Good Reads pour glaner la température, et tout le monde semblait énervé ou décontenancé par ce livre, du coup j'ai voulu voir aussi s'il y avait une truc de ouf à la fin. Le truc de ouf, c'est que Udo devient de plus en plus fou effectivement, que tout se mélange un peu, la réalité, les personnages etc... mais, voilà, pas LE truc extraordinaire qui transforme ce livre un peu obscure en roman génial.... donc là, je reste sur ma faim, sur un impression de "mais pourquoi je suis allée au bout?".

D'accord, c'est forcément une réflexion sur la guerre etc... sur des Allemands qui refusent d'avoir perdu et qui essaient de savoir ce qui a été de travers.... mais bon.

En même temps, Udo est un personnage intéressant, et pour arriver aussi vite à la fin du livre, (j'ai survolé quelques passages de gué-guerres) je ne me suis pas non plus ennuyée. Mais bon, je demande pourquoi ??? Ok 2666 était déroutant aussi, mais c'était en même temps tellement géant ! Et là.... bon. bref.