No Steak d'Aymeric Caron

Éditions Fayard, 2013, 358 pages

Si vous ne connaissez pas Aymeric Caron, laissez-moi vous situer le personnage : C'est le chroniqueur écolo de gauche que vous pouvez voir tous les samedis soir dans l'équipe de On est pas couché de Laurent Ruquier. Je regarde souvent cette émission, enfin souvent le début, puis je m'endors quelques minutes après l'arrivée de l'invité politique (bon maintenant que le replay fonctionne chez moi, ça simplifie les choses). Il a le dont d'énerver beaucoup de gens Aymeric Caron, mais pas moi, car on a clairement souvent les mêmes points de vue, en particulier en ce qui concerne l'écologie et la cause des animaux (contrairement à Mme Salamé, qui pourrait 1/ arrêter de gesticuler, elle  finir par frapper son voisin 2/ Arrêter d'énoncer trois fois la même question pour finir avec une assertion avant de laisser la parole à l'inviter qu'elle veut interroger.)

Ce livre, c'est tout d'abord son parcours de végétarien, des premiers questionnements à l'engagement total pour la cause. Dans un premier temps, il nous explique sa prise de conscience, ébauche une "définition" qui parlera soit aux végétariens, soit à ceux en devenir (le chapitre où il explique les différentes phases, c'est tellement ça!!!). Il confronte ensuite son engagement à la science, à l'histoire, à la philosophie, à la religion pour, non pas essayer de nous convaincre, mais pour nous expliquer que manger de la viande, c'est tout d'abord cruel, mas aussi inutile.

Bien sûr on ne lit pas ce livre par hasard, du coup, c'est un peu dommage que ceux qui s'y plongent soient ceux qui sont déjà convertis à la cause... Néanmoins, je vous recommande la lecture de ce livre, ne serait-ce que pour vous ouvrir les yeux et comprendre aussi pourquoi certains font ce choix. Comprendre au lieu de se moquer ou de faire des blagues sur d'énormes côtes de boeuf saignantes, ce serait déjà un grand pas pour nous (Je ne vous aimais déjà pas Mme Salamé, mais vous avez plongé dans le cliché type de celui qui veut pas comprendre et qui énerve tous les végétariens samedi dernier.)

Car oui, je fais partie de cette minorité, du moins à au moins 95%. Aucun cadavre d'animal ne passe ma porte (sauf quand j'invite, malheureusement)... Je mange parfois (trèèès rarement) de la viande au restaurant, mais je privilégie le poisson. Je ne me souviens pas avoir mangé de l'agneau de mon plein gré un jour dans ma vie et je refuse de manger du veau.... bref, personne ne me fera manger des bébés ! (et plus personne ne tente d'ailleurs.) Et pourtant, j'aime la viande (bon pas tout, faut pas abuser quand même) mais ma culpabilité de participer à cette maltraitante, à ces tueries suffit à me calmer. On a beau se moquer de ma sensibilité, je mets au défis tous les mangeurs de viande que je connais d'aller dans un abattoir et de continuer à en manger ensuite (moi je ne tente pas l'expérience, je vais finir en larmes pendant des jours, ou bien au poste de police pour avoir voulu libérer des animaux) (ça m'a déjà traversé l'esprit sur un aire d'autoroute.)

Bref, sincèrement, et surtout pas pour essayer de démontrer que j'ai raison, mais je me sens bien mieux depuis que je ne mange plus de viande et que je mange bio (oui, mon autre bataille, l'environnement, tout ça). Et dès que je me lâche (genre dans les semaines de folie de l'éducation nationale) (genre la semaine dernière) et que je mange des pizzas ou des trucs du genre, je carbure au motilium tellement je suis malade.

Bon ok, je ne parle pas trop du livre là, mais il m'a parlé bien sûr, et conforté dans mes choix. D'ailleurs, samedi dernier, dans On est pas couché, j'ai découvert un autre livre qui va me parler, c'est L'animal est un personne de Franz-Olivier Giesbert (Mme Salamé, il est pas très fort pour vous culpabiliser, il dit juste la vérité! Ne prenez pas ça pour une figure de style et ouvrez les yeux!!), dont je vous parlerai bientôt ici-même.