Petit joueur de Jason Starr

Traduction de Frédéric Brument

Éditions Denoël, 2015, 247 pages

Mickey traville dans une poissonnerie de Brooklyn. Il économise pour reprendre ses études, aller à la fac et devenir comptable. Il vit avec son père atteint d'Alzheimer et ce n'est pas facile tous les jours. Un jour, l'un de ses clients, supposé membre de la mafia, lui demande de placer des paris sur des chevaux pour lui. Il le paiera plus tard, pas de ça entre nous, hein ! Mais paris après paris, la dette s'accumule et Mickey ne récupère pas son argent. Mickey a tellement du mal à joindre les deux bouts, sa dette aux jeux a tellement grignoté ses économies que l'argent facile va finir par lui faire les yeux doux, surtout que c'est la solution de facilité pour ses amis.... c'est tellement compliqué de ne pas céder à la tentation. Un beau jour (ou peut-être une nuit), il se retrouve embraqué dans le cambriolage d'une villa, ce qui va signer le début (ou la suite) d'une spirale infernale pour Mickey.

Il est bien difficile de ne pas s'attacher à Mickey. Il a tout du jeune gentil et honnête jeune qui va faire les mauvais choix à cause de son entourage. Il n'a rien demandé à personne, il s'en sort pas mal mais voilà qu'on le plonge dans les embrouilles et que lui ne veut surtout pas renoncer à ses études ni à ses ambitions. C'est vrai qu'il n'a pas la vie belle : Quand il arrive à se dénicher une copine, son odeur de poisson le poursuit. Son père, quand il ne s'est pas perdu au milieu des rues de New York, l'accueille et l'agresse comme un voleur dans son propre appartement. On lui vole son argent si durement gagné... On assiste alors totalement démunis à la descente aux enfers de Mickey qui perd tout en quelques heures.

J'ai beaucoup aimé ce roman qui m'a plongée dans l'ambiance de Brooklyn alors que j'étais malade et bloquée au lit. J'ai pu le lire presque d'une traite et ce fut un véritable plaisir de lecture. Mickey nous apparaît comme un vieil ami qu'on aimerait tellement aider, ou secouer. L'ambiance de Brooklyn est très bien rendue, ça donne limite envie de prendre l'avion pour s'y retrouver nous aussi (les embrouilles et les odeurs de poisson en moins!) Je découvre l'auteur avec ce roman mais c'est avec plaisir que le lirai d'autres de ses livres!