Aide-moi si tu peux de Jérôme Attal

Éditions Robert Laffont, 2015, 265 pages

Stéphane Caglia est sorti sain et sauf d'une mystérieuse confrérie mafieuse. Il rejoint alors le rang de simple flic (enfin simple, on y reviendra) et va se lancer dans l'enquête sur l'étrange disparition d'une jeune lycéenne et, pour l'occasion, on va lui refourguer une flic anglaise avec laquelle il va devoir faire équipe. Stéphane a bien du mal avec notre société des années 2015 et, quand ça ne va pas, il se réfugie dans le monde des années 80, sa musique, ses films... ah quelle nostalgie ! Et d'un coup, ça va mieux ! Autant vous dire que sa jeune collaboratrice va s'y perdre quelque peu !

Je n'aime pas qualifier un roman d'ovni (parce que dans ce cas-là, il y a une escadron d'ovni sur ce blog) mais là je vais avoir bien du mal à trouver un autre qualificatif ! Enfin, c'est plutôt Stéphane qui est un ovni, sorti tout droit des années 80 dans un monde qui ne capte pas toutes ses références ! Bon, moi j'ai grandi dans les années 80 et j'avoue que ce cher Stéphane m'a remis en mémoire plein de choses qui étaient enfouies parmi les strates des années qui se sont déposées, mine de rien, sur ma mémoire. En particulier la maison ronde, les restaurants maison ronde, avec la petite maison que l'on emmène à la maison.... mais c'était quoi le nom de ce resto déjà ? (euh, une recherche google s'impose, là!) (aaaargh, je trouve pas!!!!!!) (aideeeez-moi si tu peux!). Je me suis vraiment amusée à lire les aventures de Stéphane, car il n'est décidément pas un flic comme les autres ! En plein interrogatoire, il s'arrête sur un détail, le chewing-gum que mâche le suspect.... est-ce un malabar ? Avec des images dans l'embalage, hein, hein, hein ????

Même si l'enuqête se tient (à peu près), ce livre est prétexte à beaucoup d'humour et de délires qui en même temps, même si je ne suis pas de la même banlieue, a posé son intrigue dans les décors de mon enfance. Ce livre est simplement hallucinant, et quand même, je me demande ce que ça me ferait de rencontrer un vrai gens comme Stéphane... je crois vraiment que je prendrais mes jambes à mon cou ! Ahah ! (Coure Forest, coure, quoi!) Ce roman m'a beaucoup fait penser à Oeil-de-dieu de Franz Hellens dans le genre flic complètement décalé et limite dans la parodie.

Je vous conseille ce roman pour effacer la grisaille actuelle de Paris (et des actualités) qui vous replongera dans votre jeunesse (si on est de la même génération) et qui vous transportera dans une intrigue improbable. Un très bon moment de lecture !