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The Professor's Story of the Yellow Mask de Wilkie Collins

Tiré de Supernatural & weird fiction of Wilkie Collins (volume 2) aux Éditions Leonaur

(A priori la nouvelle est traduite dans le recueil Quand la nuit tombe... enfin c'est là qu'elle devrait être!)

1855, 104 pages

L'action se déroule à Pise, au départ dans un atelier de sculpture. Dans cet atelier vont se croiser le charmant Fabio d'Ascoli (sculpteur également), Luca Lomi et son frère le Père Rocco. Nannina est de passage régulièrement pour déposer de menus objets qu'elle confectionne pour survivre, elle vit avec sa jeune soeur et son chien dans un tout petit appartement. C'est un coup de foudre discret entre eux. Nannina, alias la Biondella, se laisse influencer par le Père Rocco (ça me fait rire à chaque fois ce nom!) et décide de quitter la ville pour sauvegarder le bonheur de Fabio... il y a une histoire d'héritage clérical à sauver... c'est une longue histoire... mais elle part en laissant une lettre d'adieu à Fabio. Il finit par se marier avec une autre, puis comme c'est courant à l'époque, il perd sa femme en couche... et est hanté par celle-là même, une revenante qui vient le chambouler alors qu'un rapprochement avec Nannina est palpable ! Un fantôme ? Une illusion ? Mais qui est donc cette femme qui le suit et ne le laisse pas en paix ? Sacry !!!

C'est une récit typique à la Wilkie Collins, des amants séparés parce qu'ils ne sont pas du même milieu social, un méchant qui enfonce le clou et qui veille de son mauvais oeil à ce que ce soit encore plus compliqué entre eux... et puis un mystère limite paranormal, cette apparition au masque jaune!

Ce court roman est également prétexte pour l'auteur de nous faire voyager dans les rues mystérieuses d'une Italie déjà glamour, énigmatique et fascinante. C'est un lieu ou règne l'amour et le mystère, dans un décors de belles sculptures et de belles peintures. Et puis, alors que ce serait plus rare en Angleterre, le poids et le respect des gens de soutane.

J'ai forcément beaucoup aimé ce court roman de mon Wilkie, et j'ai par la même occasion terminé ma grosse anthologie (toute tristounette que j'étais d'ailleurs.) (mais il m'en reste encore, un peu!)

Et puis quelle meilleure occasion que de vous en parler en ce mois anglais, le jour de la LC polar... policier quoi, et Wilkie est incontestablement le maître des policiers sans aucun flic ! Alors, moi j'dis, ça compte !

God save the tea