les vieillards

Les Vieillards de Brighton de Gonzague Saint Bris

Éditions Livre de Poche, 2002, 286 pages

Arthur est un jeune français. Il vit à Londres avec ses parents et ses trois frères et soeurs. Il a cinq ans et un beau jour, il se bat gravement avec son petit frère. Ses parents décident alors de l'éloigner de la maison et le placent dans un hospice / asile pour personnes âgées à Brighton, au bord de la mer. Tout d'abord terrorisé, il va ensuite trouver sa place dans cette maison parmi les vieux, fous ou pas ? Ses parents ne lui rendront visite que très rarement. On ne sait pas exactement combien de temps il passe dans cette institution, mais ce qui est certain, c'est que ça le marquera à vie, le forçant à revoir sa vie à l'envers, pour finalement rajeunir après ce passage parmi les vieux.

Comme indiqué plus haut, je n'ai pas réussi à me faire une opinion : Sont-ce de vieux fous ou juste des vieux qui radotent leur jeunesse perdue ? Quoiqu'il en soit, qu'ils fabulent ou non, ils nous racontent des anecdotes, prétexte pour l'auteur à nous plonger dans la culture et l'histoire anglaises. On croisera Victoria, Jack l'éventreur, Defoe (argh! j'ai dû lire tout un passage sur Robinson aujourd'hui!), Shakespeare, Dickens.... mais aussi d'illustres auteurs français comme Verlaine ou Stendhal. Ce livre est alors un ode à la culture, à la littérature, à l'histoire. Les petits vieux vont essayer d'inculquer cette culture au jeune Arthur, lui faisant parfois la lecture le soir de classiques britanniques qui le captivent et le font voyager alors qu'il est prisonnier de son asile, dans la même galère que les vieux.

J'ai beaucoup aimé ce roman sans pour autant comprendre le postulat initial : On en comprend pas bien comment un enfant de cinq ans peut être placé dans un hospice, cela semble quelque peu incongru. Mais, et voici l'un des intérêts du roman, cela permet de mettre en cohabitation un petit garçon avec des personnes âgées haut en couleur : une ancienne prostituée, un vieux marins, un cuisinier ripoux, un curé cheminot.... Arthur va se trouver une deuxième famille une fois la période d'adaptation passée, ils vont finir par s'apprivoiser mutuellement.

C'est le premier livre que j'ai eu le courage de piocher dans la bibliothèque de mon oncle. Je suis ravie de cette lecture, c'est un ouvrage que je n'aurai jamais eu l'occasion d'ouvrir sans ce bel héritage bibliothesque (j'avoue que rien que le nom de l'auteur aurait réussi à me calmer - préjugé quand tu nous tiens!).

C'est un roman riche au style très fin et d'un grande originalité. Je n'hésiterai pas une seconde si je retombe un jour sur un roman de l'auteur.

Ceci signe ma dernière lecture pour le mois anglais 2015 !

Anglais 2015 3