Riquet-a-la-houppe_1615

Riquet à la houppe d'Amélie Nothomb

Éditions Albin Michel, 2016, 188 pages

Déodat est un enfant brillant mais très laid. Il grandit au milieu des moqueries de ses camarades jusqu'à ce qu'il se découvre une passion irrésistible pour les oiseaux. Au cours des années, la laideur et la singularité de Déodat vont néanmoins, petit à petit, le rendre populaire parmi ses camarades, il va également connaître un certain succès auprès des filles. De son côté, Trémière est très belle et un peu simplette, ou plutôt, elle ne brille pas de perspicacité. Il faut dire qu'elle est élevée par sa grand-mère, vieille femme excentrique qui vit dans le rêve et qui entraîne sa petite fille dans son monde.

On retrouve ici l'univers (prévisible?) d'Amélie Nothomb. Je ne l'avais plus lue depuis cette sombre histoire de tv réalité dans un camp de concentration (sans aucun intérêt.) Mais, après une longue pause, j'ai décidé de lui redonner une chance. Même si ce roman fut une lecture agréable, c'est loin d'être un livre original. On retrouve les prénoms étranges, des personnages et leur personnalité originale. Leur familles aussi ne sont pas des plus banales... des parents emprunts d'extravagence, trempant dans l'art, la poésie et, comme ce n'est pas très original pour Amélie Nothomb, dans l'anorexie. On retrouve également des personnages écorchés et brillants à leur façon.

Je me souviens que je n'aimais toujours que très moyennement les fins d'Amélie Nothomb... même si elle nous a déjà fait pire, j'avoue que la fin du roman m'a encore une fois dérangée... dans le dernier chapitre, on pense que c'est fini et que l'auteur prend la parole... et hop, comme si elle changeait d'avis, on replonge dans le roman!

C'est alors un roman très sympathique a lire, il y a parfois des sorties amusantes et originales mais je pense que ce sera encore, cette fois, une histoire vite oubliée.