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Le Noyau blanc de Christoph Hein

Traduit de l'allemand par Nicole Bary

Éditions Métailié, 2016, 272 pages

Rüdiger Stolzenbur est chargé de cours à l'université de Leipzig. Il a bientôt la soixantaine et ses perspectives d'avenir sont bien pauvres. Il est divorcé et ne croit plus vraiment à l'amour, il enchaîne les aventures mais n'est vraiment plus dans l'optique d'une relation sérieuse et durable. D'un point de vue professionnel, tout est bien compliqué également. Il ne travaille qu'à temps partiel et le rêve d'un CDI semble être totalement évanoui. En effet, les budgets destinés à la littérature sont de plus en plus ténus, et le déjà vieux professeur en fait les frais. Alors il se pourvoit dans sa seule véritable passion : ses recherches autour du librettiste et topographe Weiskern. Que personne ne connaît, qui n'intéresse personne... Et pourtant, il veut croire qu'un jour il trouvera enfin un éditeur pour publier l'intégrale de ses oeuvres ! Le sauvant par la même occasion d'une faillite certaine !

L'éditeur nous promettait, et c'est pour cela que j'avais décidé de lire ce livre : "Christoph Hein analyse à sa manière sobre et incisive la façon dont la chute du Mur et la réunification ont profondément modifié le cours de la vie des Allemands de l’Est." L'histoire allemande me fascine réellement et je suis toujours très intéressée par lire des histoires sur l'Europe de l'est, en particulier sur la période charnière de l'avant/après dictature.

Mais, quand j'ai commencé le livre, j'avais un peu oublié la quatrième de couv'. Me voici alors plongée dans cette histoire d'universitaire qui a des préoccupations et des "trips" bien à lui, et qui peuvent ressembler aux miens. J'aime beaucoup les romans qui se passent dans le milieu universitaire, j'aime cet univers ! Rüdiger m'amuse alors beaucoup, entre ses histoires d'amour un peu décalées (et machistes ok, mais c'est un roman, alors ça ne me dérange pas) et ses aventures à la Pierre Richard. Sans parler de son idée fixe sur Weiskern. Il nous fait de la peine mais c'est en même temps bien divertissant.

Et puis, en deuxième partie du roman, j'ai comme la mauvaise impression que ça commençait à tourner en rond sans plus trop de trame évidente et logique dans l'histoire. Je n'ai pas encore bien compris si Rüdiger plongeait petit à petit dans la folie ou bien si c'était juste l'auteur qui ne savait plus trop, lui-même, où il allait.

J'ai alors fini ma lecture sur une note de petite déception, car vraiment, ça commençait bien ! J'ai fermé le livre sans être bien certaine d'avoir compris le dénouement... et vous l'avouerez, c'est quand même bien dommage...

Je relis toujours les quatrièmes pages de couv' une fois un roman terminé, c'est l'une de mes petites manies, pour voir si c'est bien fidèle.. Et là, je me suis souvenu du pourquoi du comment de l'arrivée de ce livre chez moi... L'Allemagne de l'est, la chute du mur, tout ça.... Ah... mais où est-ce que cela a bien pu se cacher dans le livre ?!

Une lecture alors en demi teinte.

Voici ma troisième participation au Challenge Petit Bac 2017 d'Enna - Catégorie "Couleur" : BLANC.

Challenge Petit Bac 2017