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L'Antiquaire de Walter Scott

Kindle Editions, 1816

Alors qu'il se trouve à Edinburgh et qu'il doit rejoindre Fairport, l'Antiquaire Oldbuck fait la rencontre de Lovel. Ils doivent prendre la même voiture qui décidément n'est pas très ponctuelle. Ils feront tout le chemin ensemble et Oldbuck, qui s'est pris pour affection pour le jeune homme, invitera bientôt Lovel dans sa propriété de Monkbarn pour lui parler d'archéologie et lui montrer ses différents trésors. Oldbuck est un vieil excentrique qui vit avec es deux "femelles" (!), sa soeur et sa nièce. C'est un historien et archéologue du dimanche qui voit des vestiges partout, et surtout là où justement il n'y en a pas. Un touriste est une évènement dans ce petit village de pêcheurs du nord est de l'Ecosse, alors il s'empresse d'inviter son voisin Sir Arthur et sa fille, Isabelle, pour avoir l'occasion de festoyer (et de se mettre en valeur!) Il s'avère qu'Isabella et Lovel se connaissent déjà... De fil en aiguille, Hector, le neveu de Oldbuck se fâche tout rouge et provoque Lovel en duel... Alors que le vieux vagabond Eddie Ochiltree, personnage phare de ce roman, erre dans la lande et se mêle des moultes intrigues de ce roman.

Il est bien difficile de résumer ce roman tellement justement on est dans le romanesque le plus extrème : Les intrigues se succèdent et s'entortillent les unes autour des autres. Il devient parfois difficile de définir une véritable trame pour le roman. Pour autant, ça se lit vraiment bien ! J'ai retrouvé le rythme et l'humour de Walter Scott que j'avais tant aimé dans La fiancée de Lamermoor (même si j'ai un peu moins aimé L'Antiquaire.) Il y a néanmoins parfois des longueur lorsque Oldbuck s'enflamme sur ses découvertes archéologiques... Il ennuie son entourage et ses lecteurs par la même occasion.

Ce roman présente une multitude de personnages hauts en couleur et du coup on suit leurs intrigues avec beaucoup d'intérêt et de curiosité. Comme je le disais, il n'y a aucun moyen de deviner la direction de l'intrigue, alors on reste en haleine si tant est que toutes ces diversions ne nous dérangent pas trop. Ça ne me dérange jamais trop du moment que cela reste amusant et intéressant, Walter Scott est très fort pour cela.

On a néanmoins beaucoup de mal à s'attacher à ce vieux bougre de Oldbuck. Vieux misogyne, il traite les femmes ("Les femelles" donc) en général et en particulier celles de son entourages comme de simples éléments de décor utiles à son petit confort personnel. Au bout d'un moment, ce n'est même plus marrant, on a juste envie de le remettre illico à sa place. Par contre, Eddie, pauvre vagabond sans le sou, est plus humain, plus juste et apparaît comme un personnage bien plus riche. Alors que Oldbuck est un vieux pingre, Eddie se contente de juste ce qu'il faut pour sa survie : un vieux manteau, un peu de paille dans une grange pour dormir, et juste de quoi se mourir. C'est le grand sage du roman et le personnage le plus sympathique à mon goût.

Le roman se passe dans une petite ville de pêcheurs écossaise que Walter Scott appelle Fairport. C'est en fait la petite ville d'Arbroath que j'ai pu visiter il y a huit ans de cela. Ceci a donc apporté une nouvelle dimension à ma lecture, j'essayais, à l'aide de cartes et de mes photos, de suivre les personnages dans leur aventures dans la lande ou au bord de la mer, tout m'imaginant très bien les paysages qu'ils traversaient.

664 Arbroath

Un roman qui m'a alors réconcilier avec Walter Scott. On était pas vraiment fachés mais j'avoue que Waverley m'avait bien fait comprendre que ce n'était peut-être pas une très bonne idée de lire l'intégralité de ses romans.

Livre lu dans le cadre du "Mois Kiltissime" qui se tient durant tout le mois de mars !

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