9782266254489

La fille du train de Paula Hawkins

Traduit de l'anglais par Corinne Daniellot

Éditions Pocket, 2015, 453 pages

Rachel prend le train tous les matins en direction de Londres. Elle aime observer les maisons qui longent la voie, en particulier une, à Witney. Elle scrute le couple qui l'habite, leur invente des prénoms et une vie idéale, celle qu'elle aimerait avoir elle-même. Dans sa vie, en effet, tout n'est pas au beau fixe. Elle a divorcé depuis deux ans et semble à la dérive... En collocation, elle passe ses soirées à vider des bouteilles de vin ou de gin qui la laissent dans un état pitoyable.

Alors qu'elle est dans le train un matin, elle aperçoit un tas de vêtements féminins le long de la voie. Puis, la terrible nouvelle tombe, Jess, la jeune femme qu'elle épiait, a disparu... A partir de ce moment, le monde déjà bien instable de Rachel va tourbillonner autour d'elle. Elle a vu des choses, elle doit aider l'enquête !

Malheureusement, son ex-mari qu'elle n'arrive pas à oublier vit également à Witney. Ça va compliquer son entreprise...

J'avais tenu, jusque début octobre, je n'avais acheté aucun livre depuis début 2017... Et puis un drame me tomba dessus alors j'ai cherché du réconfort où je pouvais, en particulier dans les rayons livres des magasins... Mon premier choix de fell good reading... La fille du train... Hum... oui, je ne sais pas bien comment j'ai pu imaginer que ce bouquin allait être un plein de légèreté joyeuse..

Bref, et pourtant, j'ai réussi à lire ce livre sans aucune difficulté, doucement certes, mais concentrée (ce qui est un exploit vu ce que je vis...). J'avais pas mal d'a priori vu les notes et les commentaires sur goodreads, et d'autres critiques que j'avais entendues par-ci par-là mais j'ai beaucoup aimé ce livre. Ok, le fait que Rachel soit à ce point à la dérive m'a aidé à relativiser sur moi... malgré le drame que je vis, je suis toujours en meilleure posture qu'elle... et en ce moment, c'est déjà ça et ça me réconforte un peu (et, vous l'aurez compris, tous les réconforts sont bons à prendre.)

J'ai aimé cette situation initiale banale. Qui n'a pas déjà observé les appartements qui longent leur ligne RER en imaginant la vie des gens, en les enviant parfois ? Bien que ce soit rarement maladif comme Rachel (enfin je l'espère), je crois qu'on se retrouve tous ou presque dans cette habitude de Rachel. 

Ensuite, j'ai aimé la psychologie des personnages et le jeu de miroir entre eux. Ils ne sont certes pas vraiment attachants mais j'ai aimé cette profondeur, cette complexité et cette ambiance bien glauque (encore une fois, ma vie m'est alors paru plus rose... rose très gris, mais rose un peu)

J'ai bien accroché à l'intrigue également, même si dans la dernière partie du roman tout a commencé à se profiler clairement dans ma tête (en même temps, c'est pas dû au fait que je sois d'une perspicacité extraordinaire en ce moment, mais juste parce que l'auteur a bien voulu nous donner plus d'indices.) Mais j'ai lu ce livre, assez épais, sans encombre et ça m'a permis d'oublier un peu ma réalité. Et je n'en demandais pas plus à un roman en ce moment, donc mission accomplie.

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Je t'aime Maman.