Lockdown_(novel)_cover

Lockdown de Peter May

Éditions Riverrun, 2020, 416 pages 

A Londres, la population est confinée chez elle pour se protéger d'un virus, une gripette, qui tue les gens comme des mouches. Londres est l'épicentre de la pandémie. Alors que des travailleurs déblaient un terrain pour construire d'urgence un hôpital de campagne, des ossements sont retrouvés, ceux d'une petite fille. Des os seulement, et pourtant le décès date au plus de quelques mois d'après les premiers résultats d'analyse. C'est le dernier jour de travail de l'inspecteur Jack McNeil. Il a décidé de rendre "sa plaque" pour pouvoir passer plus de temps avec son fils. Touché dans sa chair par le virus, il va se plonger dans l'enquête à corps perdu pour ne pas devenir fou. Il s'agit en vérité d'un meurtre...

Pourquoi lire un livre sur une pandémie alors qu'on vit nous-mêmes une pandémie et que l'on est confinés à la maison? (enfin je l'ai lu lorsqu'on était confinés) Tout simplement parce que quitte à lire ce livre, autant le lire alors qu'on est dans l'ambiance ! (bizarrement, ça me ferait pas trop rêver de lire des livres sur un confinement dans quelques mois... bref, c'était le moment parfait!)

Ce livre a été écrit en 2004 et forcément les éditeurs se sont jetés dessus en 2020... et ce livre est dérangeant de réalisme. Tout y est, les masques, les asymptomatiques, la peur, les morts (le premier minitre contaminé!)... En pire ! En même temps, c'est vrai qu'il a été difficile de se rendre compte de la situation en ayant la chance de pouvoir être confinée à la maison (GROS clap clap à tous ceux qui ont continué à se rendre au travail pour que l'on ne sombre pas tous ! Les personnels de santé, les éboueurs, les employés de l'alimentation, les agents d'entretien, les pompiers, les policiers (j'en oublie sûrement et je m'en excuse) etc....) Je savais que le virus était là et rôdait, je voyais les images des hôpitaux à la télé, mais dans mon quotidien, j'avais les balades du chien, la lecture, le télétravail et les nombreux mails des élèves et avec de la prudence, j'avais de grandes chances de rester en bonne santé. Tout ça pour dire que ce livre, même si je retrouvais l'ambiance pandémie, je l'ai trouvé encore plus sombre que ce que je vivais (et je fais exprès de ne pas écrire "on" - j'ai eu la chance de n'avoir aucun proche de touché de façon sévère.) Ce roman de pandémie dépeint un Londres noir et à la dérive, on a du mal à s'imaginer comment ils vont pouvoir finir par s'en sortir.

Grâce à l'acharnement de Jack et de son équipe, l'enquête va néanmoins avancer au milieu de ce chaos et il va devoir faire face à des méchants, des gens vraiment méchants, et qui s'acharnent comme des zombies! (Si vous lisez, comprendrez!)

J'ai dévoré ce roman ! Ça faisait un moment que je ne m'étais pas plongée dans un livre de Peter May, et quel plaisir de le retrouver ! Le confinement m'aura au moins servi à ça ! (bon et aussi à me protéger et à protéger les autres, oui!)

Et je signe par la même ma première participation au Mois Anglais pour le jour consacré à Londres (ouais, je n'ai peur de rien, je lis du Peter May pendant le mois anglais!) organisé cette année par mes copines Lou et Titine (moi je ne fais que participer et savourer! :) )

MOIS ANGLAIS 2020