19 septembre 2008
A Dundee, ça pleut aussi !
Hum... DUNDEE...
Nous voici maintenant au dernier endroit que j'ai tenté d'entr'apercevoir...

(Vous connaissez l'expression : "Triste comme un pingouin sous l'eau?" mdr)
Alors, je vous raconte...
La veille de mon départ, dans l'après-midi (après m'être baladée sur les falaises d'Arbroath), je décide de me rendre à Dundee !
Le ciel était tellement bas et lourd que je le touchais avec ma tête... et il a finit par me tomber dessus une fois arrivée à Dundee.
Je devais retrouver mon guide de montagne (voyez, je l'ai insulté, mais il ne m'en veut pas!) pour un café d'adieu (peut-être qu'il voulait juste s'assurer que je partais bien en fait...) et ensuite me perdre dans la ville... dans un sens, mon passage à Dundee a répondu à toutes mes attentes!
Sauf que...
Après le café...
Quand je suis sortie....
J'ai décidé qu'il serait bien plus sage de reprendre le train illico presto pour Arbroath, car ce n'était plus le déluge dehors... mais... pire!
Sauf que...
Les trains... y'en avait plus! Les voies, elles étaient inondées !!
(Il était 18h00)
Heureusement que la veille j'étais déjà passée par Dundee pour me rendre à Edinburgh... du coup, je savais qu'il y avait un bus QUELQUE PART dans cette ville, qui pourrait me ramener à Arbroath.
Je me dirige COURAGEUSEMENT en dehors de la gare, et je ne sais absolument pas trop comment, je retrouve LA RUE de l'arrêt de bus... au bout d'une demi-heure (au moins!) de marche, sous un DELUGE DE TROMBES DE PLUIE D'EAU (ouais faut bien ça!).

Je me dirige presque en sifflotant vers l'arrêt de bus, dégoulinant évidemment, même mon meilleur ami avait déposé les armes (mon meilleur ami écossais, c'est mon imper rouge!) et j'étais trempée et gelée jusqu'aux os! Mais je sifflote quand même à la vue de mon arrêt de bus!
Sauf que...
L'arrêt de bus se situait à côté de Marks&Spencer... charmant petit supermarché (j'imagine) en contrebas de la rue... et que de charmants employés (j'imagine aussi) ont sorti devant moi une grande benne pleine d'eau de pluie, celle-ci même qui avait totalement inondé le magasin (charmant!).
Un jeune homme me voit les yeux écarquillés et m'explique alors que vingt minutes plus tôt, la rue était encore inondée d'une cinquantaine centimètres d'eau...
Alors...
Je regarde un peu autour de moi, et je réalise soudain (car là faut bien insister sur le côté "surprise") que la route, elle est... BARREE ! Donc : PAS DE BUS !!
Je réfléchis encore (chuis une battante, une vraie highlander moi maintenant! mdr) et je me souviens de quel côté allait le bus, et décide de trouver l'arrêt suivant en souhaitant TRES FORT que la route ne soit pas barrée plus loin aussi... Je trouve ledit arrêt de bus...
Sauf que...
Je m'y installe, je MEURE de froid, d'autres gens arrivent et en écoutant ce qu'ils racontent, je me rends compte qu'ils sont dans la même situation que moi, et qu'ils vont dans la même direction (ouf!).
Les bus sont annoncés, bien sûr, ils ne passent pas...
J'ai attendu une heure et quart sous cet abris bus... quand un bus, mais pas le mien, de l'autre côté de la route, nous crie : Mais ne restez pas ici, aucun bus ne passe !!! Ils sont tous déviés !
AAAAARRRRRGHAAAAARRRRRGH ! (ouais, faut au moins ça!)
Mais les écossais sont sympa, VRAIMENT sympa, alors le bus nous a tous embarqués pour nous déposer au départ du bus, là où on est sûrs qu'il peut pas être dévié avant d'arriver à nous !
J'ai finalement pu grimper dans le bus à 21h15 !
Autant vous dire que ma dernière soirée en Ecosse ne s'est pas passée dans un pub à Arbroath, je suis rentrée au B&B, j'ai sauté dans la douche, me suis avalée des litres de thés au lait chaud, et me suis pelotonnée dans mon lit en me disant "Heureusement, je rentre demain!"

(dépitée, j'ai pris le ciel en photo... mdr)
Cryssilda, Scotland un jour, Scotland toujours malgré tout! :o)

17 septembre 2008
Edinburgh, ça mouille !
Je ne sais pas si je verrai un jour Edinburgh sous un rayon de soleil (je ne demande pas un soleil éblouissant, juste un p'tit rayon...) Mon escale à Edinburgh n'a duré qu'une journée, et Edinburgh EN ETE, ça ressemble à ça :

(Première tentative, avril 2005 : Idem!)
Bref, journée gâchée! Il faut dire que j'ai aussi un peu manqué de patience au bout de quelques jours de déluges... J'avais prévu de me balader dans Edinburgh, marcher et marcher à travers la ville, voir au passage le musée des écrivains : Fermé, grève !...

Au passage, mon pauvre Walter Scott était en train de frigorifier méchamment sous son monument (je suis toujours impressionnée par la hauteur des monuments commémoratif en Grande Bretagne).

Après m'être plus ou moins baladée deux heures en gromelant dans ma barbe, et en grelottant sous mon imper rouge, j'ai squatté pendant deux autres heures un resto mexicain (tellement énervée la fille, qu'elle a laissé les deux parisiens à côté d'elle ne pas se dépatouiller en anglais, sans les aider!).
En sortant de ce resto (la soupe, je comprends qu'elle soit tellement épicée là-bas, ça réchauffe!), je suis allée visiter The Real Mary King's Close. C'est une visite d'une infime partie du Edinburgh souterrain. Imaginez les catacombes de Paris, mais ressemblant à de vraies rues, avec de vrais apparts (bon ok, sans aucune fenêtre, ça sert à rien, c'est souterrains), et bien si vous arrivez à imaginer ça, vous pouvez imaginer Edinburgh sous Edinburgh! C'était habité au 17ème siècle par la population la plus pauvre. A Edinburgh, plus vous étiez riches, et plus vous habitiez haut, pour essayer de capter un peu de lumière (hum, pas certaine que ça marche). Donc cette ville souterraine étaient bien sûre insalubre, car pas de lumière, de l'humidité, des animaux et des gens vivant dans des pièces étroites.. et plein de malfrats. C'est parait-il hanté (forcément!) par une petite fille, Mary King (entre autres!). Tous plein de gens sont obligés de ressortir sans terminer la visite à cause d'expériences paranormales qui s'emparent d'eux.... On a pas le droit de prendre de photos dedans, mais ceux, les pistonnés, qui en prennent, ont souvent des surprises - Enfin il disent que c'est des fantômes, mais ça ressemble plus à une goutte d'eau sur l'objectif (en fait ouais, j'en ai plein de fantômes écossais sur mes photos! :o) ). Bref c'était très sympa, j'aime bien les vieilles pierres en général, et les endroits plein de ressenti... mais aucun fantôme ne m'a tapoté l'épaule !
Dans l'après-midi, si le soleil ne s'est pas pointé, la pluie s'est du moins arrêtée! VICTOIIIIIREVICTOIIIIIRE !!
A Edinburgh en été, les artistes s'emparent des rues et jouent la comédie, ou bien chantent et nous divertissent ! Du coup, il y a foule !
Attention, le passage qui suit est très walterscottisé*...
J'ai cherché mine de rien Le coeur du mid-lothian, forcément ! :o) Et le voici :

Normalement, il faut cracher dessus et ça porte bonheur... mais bon, je sais pas cracher !!
J'ai également pu trouver un morceau du Toolbooth (ancienne prison), maintenant un pub :

* Lire les quelques pages du Coeur du Mid-Lothian de Walter Scott si ça vous interpelle:o)
Et hop, il était déjà bien plus de 17h lorsque je suis enfin arrivée au palais d'Holyrood (l'endroit où se passe Le messager du temps d'Ann Dukthas), mais hein, comme chacun sait, les musées en Ecosse, ça ferme à 17h! (je le savais pourtant!).

CE QUE J'AURAIS PU FAIRE A EDINBURGH :
Visiter Holyrood en arrivant, c'est abrité !
Visiter également Mary King's Close quand ça mouillait...
Prendre mon plan dans le Coeur-du Mid-Lothian et me faire une visite du bouquin dans les rues d'Edinburgh... (je suis vraiment une patate des fois, pourquoi je n'y ai pas pensé!)
Monter Arthur's seat quand le ciel a séché...

Mais voilà, chuis une patate parfois.... Il me reste plus qu'à y retourner! :o)
Cryssilda

13 septembre 2008
Une escapade d'une journée : Glen Doll / Glen Cova
A environ une heure de route d'Arbroath, se trouve Glendoll qu'un ami à décidé de me faire découvrir. Retour dans les Highlands et les montagnes pour moi :o)
Mais avant d'y arriver, sur le chemin j'y ai croisé Peter Pan ! Enfin pas vraiment, mais j'ai traversé la région de James Matthew Barrie, son créateur (il est né à Kirriemuir).
Je suis également tombée sur le château de Glamis (que je n'ai pas visité) et c'est dans ce château que Shakespeare situe sa pièce Macbeth (et parait-il que ce château est habité par non moins de trois fantômes!). La reine mère est également née en ce château.

Si avant la randonnée vous voulez faire une pause café ou déjeuner, n'hésitez pas à vous arrêter à Glendoll Lodge, charmant restaurant / pub / hôtel, ambiance très chaleureuse! (photo ci-dessous prise depuis le parking du resto)

Et me voici enfin à Glen Doll pour une longue randonnée dans les bois :o)


La traversée de la campagne en voiture a été très amusante pour la parisienne que je suis : J'ai pu voir un aigle posé sur un pilonne au bord de la route en train de faire une petite pause (un VRAI aigle en liberté, sans dresseur à côté de lui!) - mon enthousiasme a d'ailleurs un peu étonné mon ami mdr - et des échapées de petites pintades qui courraient partout... mdr
Et puis j'avais vraiment l'impression de me balader dans une carte postales, tellement la campagne et les couleurs des montagnes étaient belles!
Cryssilda

09 septembre 2008
Euh.. ben...
Voyez-vous... j'ai déjà oublié mes galères, la pluie, les midges, le vent glacial (d'autant plus glacial quand on est trempé...)... et JE RETOURNE EN ECOSSE EN NOVEMBRE !!! :o))
Je vais peut-être retrouver les autres galères, MAIS PAS LES SATANES MIDGES !!!
Trois semaines après... je ne me gratouille plus toutes les trente secondes... (enfin plus depuis quelques jours), mais les boutons persistent... SALOPERIES DE MIDGES !!! mdr
Bref, ce sera juste un long week end, mais assez pour oublier Paris ! :o)
Cryssilda, Scotland un jour, Scotland toujours!

31 août 2008
Arbroath... sous la pluie

Je devais passer les six deniers jours de mon voyage à Arbroath, sans trop rien de prévu, à juste profiter des balades sur la plage et les falaises ou à partir ailleurs pour la journée si l'envie m'en prenait... Mais j'avais totalement oublié un élément imprévisible dans mon programme : La météo !

J'ai bénéficié d'un temps particulièrement très mauvais, déprimant et énervant lors de ces derniers jours en Ecosse. Par conséquent, j'ai vu Arbroath sous la pluie, des trombes de pluie, le déluge! Autant dire que je n'ai pas vu grand chose d'Arbroath... car dès que j'avais dans l'idée de jouer ma touriste là-bas, de noirs nuages approchaient... et la phrase que je me suis régulièrement répétée dans ma tête était bien "Je vais me prendre la saucée!".
Donc, dès qu'un petit rayon de soleil arrivait à percer, je me suis empressée de profiter de balades matinales sur la plage et de foncer (en cette ultime dernière matinée épargnée par la pluie et le vent) sur les MAGNIFIQUES falaises "The Seaton Cliffs" - la raison pour laquelle j'avais choisi Arbroath comme retraite de glandouille de fin de voyage.

Ces falaises sont une réserve naturelle et un vrai petit paradis pour ceux qui, comme moi, aiment la mer et
les oiseaux. C'est une balade de 5 kilomètres qui peut être faite au bord de ces falaises, de Arbroath à un petit village de pécheurs du nom de Auchmithie. Mais j'ai déjà eu bien de la chance de pouvoir me promener quelques heures sur les falaises sans qu'il ne pleuve, et en guettant le ciel, je me suis rendue compte que j'allais devoir oublier ce village et faire demi-tour bien vite!
Ces falaises sont un autre de mes gros coups de coeur durant ce voyage. D'en haut, on se promène parmi les papillons, sous un concert de chants et de tournoiement d'oiseaux au-dessus de nos têtes, avec le bruit de la mer en fond.
Un grand bol d'air frais et de calme !


J'ai aussi pu visiter l'Abbaye d'Arbroath, mais j'ai eu bien du mal à l'apprécier, encore une fois sous des
trombes de pluie... Ok, vous allez me dire que si je cherche le soleil, je ne vais pas en Ecosse! Mais tous les écossais à qui j'ai pu parler (et me plaindre mdr) m'ont tous dit que c'était un été particulièrement mauvais, et que c'était également une semaine particulièrement mauvaise de cet été particulièrement mauvais... Alors de la pluie de temps en temps, c'est gérable, mais être sous des trombes d'eau toute la journée et devoir se réfugier au B&B (trempée à tordre), vous comprendrez qu'au bout de quelques jours, c'est simplement dûr à supporter.

CONSEILS AUX VOYAGEURS :
J'ai logé à Arbroath au FIVE GABLES HOUSE, un B&B avec une magnifique vue sur le golf et sur la mer. Mais c'est un peu éloigné de tout, et pour se rendre au centre ville de Arbroath, vous devez soit prendre un bus, ou bien faire une agréable balade d'environ 25 minutes en longeant la mer (très sympa s'il ne pleut pas!). Les gens sont très sympathiques, très très accueillants et très arrangeants mais j'ai trouvé que les chambres n'étaient pas forcément bien nettes parfois (mais pas crades non plus, simplement un peu négligées).

(Vue depuis le jardin du B&B)
FIVE GABLES HOUSE - Dundee Road - Arbroath / Angus

Cryssilda

30 août 2008
Glencoe encore (parce que c'est beau!)







CONSEILS AUX VOYAGEURS :
J'ai logé à Glencoe au meilleur Bed & Breakfast de mon voyage. Gens très très accueillants et très très gentils, chambre très coquette, très très bien situé (photo ci-dessus prise à quelques pas du B&B), petit dej très varié et très bon (on peut commander tout ce qui peut se manger au petit dej en Ecosse, du porridge en passant par le black pudding et le haggis). Le B&B est situé en dehors de Glencoe Village, mais c'est juste à une dizaine de minutes à pied.
Callart View, Glencoe, Argyll PH49 4HP

Cryssilda

26 août 2008
Glencoe la Majestueuse

Voici la réelle motivation de ce voyage en Ecosse : La montagne, les lochs, la nature, l'air frais, le calme !!!
Je suis maintenant à Glencoe, comme vous allez pouvoir le constater, magnifiques paysages de cartes postales.
J'ai décidé d'y passer trois jours accompagnée d'un guide de montagne pour pouvoir en profiter un maximum
et gambader joyeusement dans la montagne (Ahem... l'enthousiasme du naïf... mdr). Manque de chance (mais finalement ça n'a pas été bien grave) la météo s'annonçait très mal pour ces trois jours, du coup, dès mon arrivée (où plutôt son arrivée tardive dans l'après-midi), mon guide a décidé que l'on grimperait une montagne dès le premier jour (afin d'éviter les probables averses du lendemain).
Nous voici donc en voiture, moi à admirer le paysage, lui à me proposer des montagnes. Et son oeil s'arrête alors sur le Pop of Glencoe, là tout en face de nous (voir photo de gauche).
Il me dit "Que penses-tu de celle-ci?"; Moi "Euh oui"; Lui : "Ca te parait pas trop haut"; Moi PERSUADEE qu'il se moquait de moi : "Nan nan, parfait! De toutes façons on peut faire des pauses ou bien redescendre si c'est trop dur hein?" Lui :'Oui oui oui bien sûr bien sûr!"
Et hop! Nous voici (joyeusement) partis!
Je ne me rends tout d'abord pas bien compte que dans sa tête à lui, on va vraiment grimper en haut de
cette montagne, que ce n'est pas des blagues! Mais bon, hop, c'est marrant, j'avance, on plaisante, tout est beau autour de nous, parfait quoi ! Et puis ça commence par un vrai chemin, comme ceux qu'on peut trouver à Paris quand on se balade dans un parc! Au bout d'un moment, je me rends compte que ça monte dur quand même... et pis on ne suit plus un chemin, mais une espèce de sillon (car un sillon c'est fin) entre de l'herbe, de la boue, des cailloux pas très stables etc.... Mais bon, je grimpe toujours, en faisant parfois diversion "Oh! Regarde! C'est beau! Je vais prendre une photo!" (je vais plutôt essayer de reprendre mon soufle oui!) Au bout d'un autre moment (y'a plein de longs moments au court de cette "balade"), mon cher guide de montagne réalise peut-être que je commence à peiner rien qu'un peu... (je peux parfois être une râleuse cynique... mdr) alors il me dit : "Ne t'inquiète pas, là ça te semble dur, mais on va bientôt arriver à un chemin pour redescendre, et ce sera bien plus simple!" Moi : "Ouais ouais okokok, je monte..."
Il faut savoir, CAR MOI JE NE SAVAIS PAS !! Que sur la côte ouest de l'Ecosse, dans les montagnes, il y a quelque chose de REDOUTABLE : Les midges ! C'est une sorte de moucheron qui aime t'accompagner dans la montagne, par centaine, à voler autour de ta tête, et dès que tu t'arrêtes (genre pour faire diversion), tu te retrouves dans un nuage de midges! Il faut aussi savoir que quand tu grimpes une montagne, et bien tu as chaud! Et qu'au bout d'un moment, tu te dis que t'as plus besoin de ton imper rouge! Alors ben tu le retires! Mais les midges, il n'attendent que ça!! Tu te retrouves donc d'un coup avec un voile de midges sur la peau! Alors, parfois, y'a des gens, genre moi, hé bien ils sont allergiques à la moindre piqure d'insecte... Mais bon, les midges, c'est sadique! Quand ça te pique, ben même si t'es allergique, tu t'en rends compte que le lendemain! Tout ça pour vous dire que 11 jours après, je suis encore sous traitement d'apaisement d'une cinquantaine piqures de midges...
Donc mon bel imper rouge, au bout d'un moment, je l'ai préféré au voile de midges (salopes! euh... désolée), et que j'ai même mis ma capuche pour essayer de m'emmitoufler comme je pouvais.
Donc pendant ce temps là, je grimpe toujours, et je commence à m'énerver grave sur mon guide qui me dit que son fameux chemin facile de descente est "not so far".... pendant deux heures il est "not so far"! Batard! (désolée... mdr, je cherche simplement à retranscrir l'humeur de l'instant). Hop, il me prend en photos souvenir, hop, il me cueille des myrtilles qu'il me lave dans un ruisseau... hop qu'il se moque de moi aussi!
Et mine de rien, au bout de trois heures, je me retrouve à 20 mètres du haut de la montagne, et c'est là
qu'il était son fameux chemin! (A noter, que je n'avais pas le choix de monter, car on ne pouvait absolument pas descendre par où on était arrivés!). Là je m'étale par terre, je dévore un sandwich, je profite du vent (car les midges, ça n'aime pas le vent! AHAHAHAH!!!) et j'avoue à mon très cher guide que JAMAIS je n'aurais penser être capable grimper un jour si haut à pied, JAMAIS ! Que je suis une pure parisienne qui a déjà bien du mal à gravir la côte qui la mène à son appart tout les soirs (que je nomme d'ailleurs montagne mdr). Et lui qui me dit : "Ben oui, je sais bien.... En plus, en temps normal, pour une tel grimpage, on aurait dû faire trois pauses pour grignoter et boire et se reposer, mais que ce n'était pas possible car y'avait trop de midges et qu'il était déjà tard!" LE BATAAAARD !! mdr
Quoiqu'il en soit, j'ai catégoriquement REFUSE de grimper les vingt derniers mètres, j'était déjà bien assez épatée par moi-même! Grave fière la fille je vous dis, elle a encore bien du mal à y croire! :o)
-> Fille super fière en haut!
Mais voilà, il faillait redescendre, par un chemin soit-disant plus facile.... Mais quand d'un coup (je pestais déjà pas mal sur son chemin soit-disant facile) j'entends "Shit' et le voilà qui part d'un autre côté, pour me lancer un "Bloody hell", il a bien dû finir par m'avouer que le chemin était vraiment très très mauvais à cause du mauvais temps, et que du coup, il était bien plus difficile que la montée! Là c'est vraiment ce qui convient : BLOODY HELL !!
Mais bon, même quand nos jambes flageolent de fatigue, quand on en peut vraiment plus, quand on en a ras-le-bol, qu'on en vient à prendre des photos de grenouilles
(qu'on ne retrouve même plus sur la photo, jugez vous-mêmes) pour faire diversion, et qu'on finit par avouer : "Nan mais là faut qu'on s'arrête, je vais m'écrouler!"... Hé bien on a PAS LE CHOIX faut redescendre de la montagne car il fait déjà nuit, et que des nuages rôdent autour, ce qui peut nous perdre à tout jamais! (enfin nous faire passer la nuit à la belle étoile dans la montagne glacée!) Alors, ben on avance, on avance, on avance... le corps n'en peut plus, mais l'esprit ne lui laisse pas le choix...
Cette "balade" nous a pris 5h30 en tout... et quand on est enfin arrivés en bas : Le pub ne servait plus à manger! Alors après un petit remontant et une misérable barre de chocolat qui traînait au fond du sac à dos... on a dû dîner de quatre misérables muffins... mdr
Je n'arrive encore pas bien à savoir si c'était l'enfer ou l'émerveillement pour moi cette montagne, mais je crois que c'était plutôt l'un des temps forts du voyage, sinon de ma vie. Ceux qui me connaissent savent à quel point ce genre d'exploi ne me ressemble pas, et comme le dit mon guide "La montagne c'est la découverte de nous-mêmes", je suis 100% d'accord avec lui, jamais je n'aurais pensé avoir ces ressources physiques.
Bon... quoiqu'il en soit, je suis prête à recommencer, à en baver de nouveau et à savourer toute cette beauté! C'était MERVEILLEUX - EXCELLENT !!! :o)
Cryssilda

Ma petite déception : Stirling

Après une journée à New Lanark, mon projet initial était de me rendre à Melrose et ses environs pour y visiter Abbotsford, la "maison" de Walter Scott, mais j'ai dû changer d'idée car ce n'était pas accessible facilement en transport et que cela ne colait plus avec la suite du voyage... J'ai donc choisi complètement au hasard de me rendre à Stirling qui, comme New Lanark, se trouve à une cinquantaine de kilomètres de Glasgow.
Stirling n'a pas vraiment répondu à mes attentes... Je suis partie en Ecosse pour prendre un grand bol d'air et tout simplement me sentir en Ecosse. Et Stirling a beau être une ville charmante, c'est une ville très touristique à cause de son château. Du coup, l'endroit déborde de touristes (beaucoup de français) et contrairement à Lanark que j'ai traversé en bus avec des personnages dignes de films de Ken Loach, à Stirling ne m'a pas donné pas cette impression d'une Ecosse authentique.
Bien sûr, je ne peux pas me plaindre car je faisais moi-même partie de ce flux de touristes...
Donc, à Stirling, je n'ai pas fait grand chose de bien original... J'ai visité la prison de Stirling qui retrace la
vie des prisonniers et la façon dont ils étaient traités au 18ème siècle, tout comme ce qui est décrit dans Le coeur du Mid-Lothian de Walter Scott :o)
A noter une vue panoramique de la campagne environnante du haut de la prison, mais finalement la vue depuis les remparts du château est bien pluis impresionnante.


Alors qu'en principe j'aime visiter les châteaux, celui de Stirling ne m'a pas enchantée... Peut-être à cause du fait que l'on ne pouvait accéder à aucun appartement à l'intérieur du château et du coup on n'a abolsument aucune idée de ce à quoi ça ressemble.
Voici donc le Château de Stirling :


Quelques vues depuis les remparts :


(avec le Wallace Monument au fond)
CONSEILS AUX VOYAGEURS :
Si vous recherchez un Bed & Breakfast à Striling, réservez sans hésiter à la Munro Guest House, 14 Princess Street, Stirling. Gens très acceuillants et B&B bien situé.
Bon voilà, Stirling, ça n'a pas été le grand coup de foudre... Comme vous pouvez le déduire par la richesse de mon message... mdr
Cryssilda

24 août 2008
New Lanark ou le socialisme utopique

Il y a quelques mois, je découvrais Alasdair Gray et parlais de cet auteur avec un ami écossais que me dit "Ah oui, c'est lui qui a écrit Lanark!". Quelques semaines plus tard commençait à germer mon voyage en Ecosse, et alors que j'essayais d'organiser un itinéraire, mon ami me dit : "Pourquoi ne vas-tu pas à Lanark?" Moi : "Euh, c'est une ville ça?" Lui : "Oui! Classée au patrimoine mondial de l'UNESCO!" Moi : "Ah?"
Voici que je google deux minutes et que je me dis "Ah ben oui, soyons fous ! Allons-y !!"
Voilà comment je me suis retrouvée à Lanark, la première escale de mon voyage en Ecosse.
Le problème, c'est que ce n'était pas tout à fait à Lanark où je me rendais, mais bien à New Lanark, à deux miles environ de Lanark... et que je suis arrivée à la gare routière assez tard dans l'après midi, sous un "ciel bas et lourd", accueillie par de noirs corbeaux (forcément, ils sont noirs partout dans le monde!) et sans plus aucun bus desservant New Lanark!
Je me renseigne et finis par me dire "prenons donc un taxi".... mais il n'y a pas de point taxi à Lanark! Alors on me propose : Allez donc vous poster en face du fish & chips, il ya des taxis qui passent parfois... Ahem... je m'y poste, l'eau tombe du ciel, mais pas de taxi... Un petit vieux me demande alors de lui rendre un service - appuyer sur le bouton d'appel du feu rouge - et je lui demande à mon tour si New Lanark est loin et si je peux m'y rendre à pied (avec mes deux sacs de voyage).
Deux miles à pied? Allez hop, c'est parti!
Après que des litres d'eau se soient écoulés sur mon nouvel imper rouge (signe distinctif des français partageant mon avion - vive Décathlon! mdr) et des déambulations incertaines à travers les rues de Lanark, puis sur des chemins de campagne, je vois soudain un nuage de brouillard et quelques bâtisses au fond de la vallée, au milieu des arbres et des montagnes : Ca y est j'y suis, NEW LANARK !
New Lanark est un village qui a été fondé en 1785 par David Dale qui décide d'ouvrir là-bas une cotonnerie sur les abords de la rivière Clyde et de construire par la même occasion des bâtiments pour y loger les travailleurs. Les enfants y sont particulièrement bien traités mais les travailleurs mènent une vie misérable, souvent noyée par l'alcool.
En 1800, Robert Owen, maintenant gendre de David Dale, décide de racheter l'usine avec ses associés et
de créer à New Lanark un village de socialisme utopique. Cela voulait dire respecter les travailleurs et leur apporter une qualité de vie qui n'existait pas pour les ouvriers britanniques à l'époque. Il met en place des écoles, car il considère que la place d'un enfant n'est pas à l'usine, il créé d'ailleurs la première école maternelle au monde, et incite les écoliers à lire des livres et à s'initier à la musique. Il y a un médecin dans le village, et régulièrement, les logements de travailleurs sont inspectés pour veiller à l'hygiène dans le village. Des endroits de rassemblement et de dialogues sont aussi prévus dans le village et le principe de coopérative fait son apparition : Les ouvriers pouvaient acheter dans ce magasin les articles dont ils avaient besoin à un prix à peine supérieur au prix de gros, les bénéfices du magasins servaient à en payer les employés ainsi qu'à financer l'école du village.
Cette micro-société a eu un grand succès, et l'usine de cotonnerie à été en activité jusqu'en 1968. New Lanark a inspir de nombreux autres villages à travers le monde.
A travers le village, des panneaux rapportant la philosophie de Robert Owen sont disséminés, et de nombreux endroits nous sont ouverts pour découvrir le quotidien de tous ces ouvriers à l'époque : l'école, la coopérative, le maison de Robert Owen, un exemple de maison de travailleurs et ses installations...
J'ai été bien inspirée d'aller dans ce village, car rarement un endroit m'a parlé à ce point : Autant par son origine et sa philosophie que par son evironnement. Quand on est à New Lanark, on a l'impression que la prochaine ville habitée se trouve à des kilomètres et des kilomètres de là, les seuls bruits environnants sont les chants des oiseaux et de la rivière Clyde qui s'écoule.
La seule activité de New Lanark aujourd'hui est le tourisme. Environ 200 personnes vivent dans le village, mais se doivent de ne pas modifier l'intérieur des appartements qu'ils habitent, car ils font eux aussi partie du patrimoine du village.
Une très agréable marche peut se faire au bord de la Clyde, à travers une réserve naturelle, dans la forêt. Tout est mis en oeuvre dans cette forêt pour récréer son aspect initiale (qui avait été modifié à travers le temps selon les besoins de l'histoire) et pour protéger toutes les espèces animales et végétales présentes. C'est une marche d'environ trois heures (qui comprend la montée et la descente) et c'est absolument magique! :o)
Et quelle surprise de découvrir sur un panneau que cet endroit à inspiré l'un des tableaux de Turner (l'un de mes peintres favoris) ! (oui je connaissais ce tableau mais je n'avais pas titlé...) : The Falls of the Clyde

CONSEILS AUX VOYAGEURS :
Attention, plus de bus Lanark -> New Lanark après 17h00 / New Lanark -> Lanark : dernier départ à 16h43.
Préférer loger soit à l'hôtel (The Mill Hotel) soit à l'auberge de jeunesse (très très bien) de New Lanark plutôt que dans les multiples bed & breakfast qui se trouvent à deux kilomètres de New Lanark. C'est bien plus pratique et plus agréable pour visiter et ressentir le lieu.
Il n'y a pas d'épicerie ou de supermarché dans New Lanark! Faire ses provisions avant de partir (un magasin Somerfield se trouve juste à côté de la gare)
Cryssilda, totalement convaincue par New Lanark ! :o)

23 août 2008
Home, dry sweet home!
Me voici revenue de mon périple écossais!
Je vous raconte bientôt, mais phew! Quel voyage! Aussi bien par la splendeur de ce pays que par tout ce que j'ai pu y endurer! Je vous le dis moi, ce voyage a été une véritable découverte de moi-même et de mes limites!
Ci-dessous, l'un des points culminants de mon voyage, "The pop of Glen Coe" que j'ai grimpé avec mes petites jambes! Ouais ouais ouais, je suis pas peu fière!

Cryssilda, Scotland un jour, Scotland toujours! :o)

