03 octobre 2009
"Et si c'était vrai..." de Marc LEVY
Et si c'était vrai... de Marc Levy
Editions Pocket, 252 pages
Publication : 2000
Arthur est un jeune architecte (aïe) et vit à San Francisco. Il est talentueux, à l'abri du besoin bien qu'orphelin à un jeune âge, il est l'associé d'un grand cabinet d'architecture d'une trentaine de personnes. Lui même a une petite trentaine d'années. Un soir, alors qu'il vient juste de déposer ses derniers cartons dans son nouvel appartement, il découvre une jeune femme dans son placard de salle de bain. Elle prétend être la propriétaire de l'appartement, et être dans un état profond de coma quelque part dans une chambre d'hôpital. Arthur n'en revient pas, mais très vite en revient quand même et croit à cette histoire de revenant pas tout à fait mort. D'un coup d'un seul, il va mettre sa vie de côté, son bureau, ses affaires pour sauver cette jeune femme de l'euthanasie qui la menace!
Bon... bref... je dois avoir ce bouquin chez moi depuis sa sortie en poche... parce qu'on devait le voir partout... comme tout le monde je critique Marc Levy mais je ne l'avais encore jamais lu....
Maintenant, en tout état de cause, je passe au lynchage...
Marc Levy ne se contente pas de créer un personnage qui est architecte, il est architecte lui-même... Vous n'imaginez pas à quel point un architecte peut être mauvais pour rédiger ne serait-ce que deux lignes... sauf si vous avez un jour lu Marc Levy...
Le style est mauvais, plat, sans aucune recherche de style, bourré de clichés. Il est en plus mielleux, d'un romantisme extrême, d'une prévision de haut vol. Il décrit les choses comme dans un DCE (Dossier de consultation des entreprises, ou chaque détail d'une construction est décrit afin d'un faire un chiffrage)... Quel besoin avait-il de nous expliquer le fonctionnement d'une cafetière italienne dans ses moindres détails ???
L'histoire ne vaut pas mieux que le style... C'est de la guimauve qui peut faire rêver une ado de 15 ans, mais vu que je me suis éloignée de cet âge depuis un sacré moment, ça m'a plus agacée qu'autre chose. Et puis je déteste les français qui mettent en scène leurs histoires aux Etats Unis, sans autre but que de faire rêver les gens en s'appuyant sur tous les clichés que l'on peut avoir sur les USA.
Je m'imaginais un livre assez simple, pas très bien écrit, mais avec un minimum d'imagination.... Marc Levy nous écrit ici un dérivé des feux de l'amour (à force de comparer les bouquins aux feux de l'amour, vous n'imaginez pas le public qui arrive sur ce blog et qui doit repartir bien déçu!)
Ce soir en rentrant, dans le RER, j'ai vu une petite jeunette plongée dans un Marc Levy, qui se la pétait auprès de son amie comme si elle était en train de lire un Dostoievski... ça m'a fait sourire....
Cryssilda
P-3/15
29 septembre 2009
"Le rire de l'ogre" de Pierre PEJU
Le rire de l'ogre de Pierre Péju
Editions Gallimard, 308 pages
Année de publication : 2005
Voici livre que j'ai laissé prendre la poussière depuis sa sortie... mais heureusement qu'il y a un objectif PAL et un récent voyage en Allemagne pour le rappeler à ma mémoire...
Ce roman se déroule dans les années 60. Paul, alors adolescent, part faire un séjour en Allemagne chez son correspondant. Il va découvrir là-bas un monde qu'il a du mal à comprendre. La guerre est encore trop fraîche, les Français comme les Allemands réapprennent la vie avec de nouvelles données sur eux-même, sur l'histoire, sur la nature humaine. Il rencontre là-bas Clara, une jeune fille énigmatique qui porte en elle les blessures de la guerre, celles qui se transmettent de générations en générations à travers l'histoire familiale. Son père, médecin, a assisté à des scènes et a dû faire des choix totalement en désaccord avec sa vocation de médecin... Les Allemands n'avaient pas toujours le choix eux non plus.... Paul revient en France et construit sa vie... mais tout comme Clara, il garde des blessures en mémoire comme celle de l'assassinat de son père non élucidé. Tout deux vont vieillir sur deux lignes différentes qui n'en finiront pas de se croiser.
C'était mon premier roman de Pierre Péju, on me l'a mis dans les mains lors d'une remise de prix à la fnac en 2005... Et à vrai dire, même si je n'ai pas passé un désagréable moment de lecture, je ne suis pas emballée plus que ça par ce livre. Mai attention ! je n'ai en fait aucune critique majeure à faire sur ce roman. Il est bien écrit, l'histoire est bonne, le ton est bon... Simplement le style de l'auteur ne me convient pas... Son rythme est trop lent, et ses phrases pas assez expéditives, il y a trop de métaphores qui se suivent pour dire la même chose. C'est pas une lourdeur de style, je n'aime juste pas ça.
Quant à l'histoire, j'aurais aimé qu'elle se focalise plus sur les relations individuelles qui ont pu exister entre Allemagne et France, dans cette période d'après-guerre... J'ai beaucoup aimé la première partie du livre, qui justement confronte les opinions et les blessures.... mais nous plongeons ensuite dans la vie de Paul qui m'a moins passionnée.
Je suis néanmoins contente d'avoir lu ce livre, car j'ai découvert l'auteur, mais je ne suis pas certaine de recommencer l'expérience (mais il n'y a rien de personnel là-dedans encore une fois.)
Cryssilda
P-2
08 septembre 2009
"Les deux visages de Janus" de André et Michèle BONNERY
Les deux visages de Janus de André et Michèle Bonnery
Editions acte Sud, 444 pages
Publication : 2008
Nous sommes à Rome en l'an 680. La société romaine est en proie à une inquiétude grimpante : Depuis peu, des icônes sont détruites, des gens disparaissent, des cimetières sont profanés... mais pourquoi ? Qui sème le trouble et quels sont ses motifs? C'est cette enquête que nous invite à suivre le roman, en nous plongeant dans la complexité de Rome à cette période, avec un brassage de population et de religion qui a du mal à cohabiter malgré les apparences et une tension certaine entre tradition et modernité.
J'ai l'impression d'avoir mis des mois à enfin terminer ce livre (en même temps, oui j'ai effectivement mis des mois à le finir...). Ce qui m'a tout d'abord gênée, c'est de m'y perdre totalement entre les personnages... impossible de retenir leur nom, impossible de savoir qui est qui... et ce trouble m'a suivie jusqu'à la fin du livre... Je pense que c'est la raison majeure qui m'a fait m'embourber dans ce roman...
Sinon, j'ai bien aimé la période dans laquelle nous plonge ce roman. Je n'ai pas l'habitude de lire des livres historiques de cette région du monde, mais j'ai toujours aimé cette période à l'école, elle a quelque chose de magique!
L'enquête en elle même a réussi à me captiver, même si à chaque fois que le nom d'un suspect était mentionné, je devais revenir en arrière pour voir qui ça pouvait bien être... mais finalement, ça se tient et ça m'a amusée d'essayer de trouver qui était le coupable (enfin sans pouvoir y mettre un nom, je me disais juste 'ah oui, c'est un des mecs qui bosse avec le pape" ou bien "mais, c'est pas le mec des archives là?") Bon avouons que c'est un peu gênant quand même.
Des termes dans ce livre restent encore obscures pour moi, même en vérifiant la définition... comme le monothélisme?
Sinon, j'ai adoré certains passages, en particulier les hilarantes scènes érotiques de Spurius et Domitille (notez que je ne vérifie pas dans l'ouvrage le nom des personnage, mais ça doit être ça) dans le souterrains, tous deux déguisés en statue pour rallumer leur flamme... et pis pour ceux qui l'ont lu, la deuxième scène avec l'assassin qui observe et la façon dont il se fait remarquer :)
En conclusion, je suis bien contente d'être venue à bout de ce livre. J'ai mis le temps, mais sur les derniers jours, alors que je ne me suis pas laissé le choix, j'ai franchement avalé les pages. Ca m'a fait du bien de lire quelque chose qui s'éloigne de mes lectures habituelles! Ce n'est pas un coup de coeur, mais je n'ai pas détesté... juste j'ai eu du mal, vraiment du mal à rentrer dedans, sans pour autant trouver matière à critiquer.
Merci donc à Bob et à Actes Sud pour cette lecture !
Les autres avis des lecteurs de BOB sont ICI.
Cryssilda
25 juillet 2009
"Gay Vinci Code" de Pascal FIORETTO
Gay Vinci Code de Pascal Fioretto
Editions Pocket, 242 pages
Publication : 2006
Gédéon de Vaugoubert, conservateur du M.A.T.H. (Musée des Arts et Traditions Homosexuels) est sauvagement assassiné dans la boutique de souvenirs de celui-ci. Malgré un fatal "coup du lapin", il a le temps de laisser quelques indices pour que son assassin soit retrouvé, il envoit entre autres un sms codé à Cédric, jeune homme avec lequel il entretient des relations paternelles. Charlus Glandon, oncle de Cédric, va se joindre à son neveu pour résoudre les différentes énigmes à travers Paris qui vont les mener au meurtrier, la terrible Drag Queen meurtrière, elle même à la recherche du Grand Piquet (c'est à cause du grand piquet et de l'Oups Dei que c'est la pagaille!)
Vous avez bien sûr reconnu ici une parodie du Da Vinci Code, roman que je n'ai d'ailleurs pas lu. Gay Vinci Code est absolument délirant et tordant de rire. Ce n'est pas une parodie grossière dont le simple but est de mettre en scène des gays (je précise, parce que j'avais très peur que ce ne soit que cela)... au contraire, c'est un livre délicieux qui parvient habilement à tourner en dérision le genre littéraire de l'enquête à suspens. Le livres et bourré de jeu de mots subtiles et bien trouvés, de références culturelles totalement détournées (on doit par exemple découvrir le secret de 'David et Jonathan', ou bien s'appuyer sur une fameuse chanson 'Darla Diladada' sur laquelle repose la clef du mystère!).
C'est également, comme je le disais plus tôt, une critique du roman purement à suspens, qui doit tenir un certain nombre de pages, simplement parce que l'auteur est payé à la page! Les personnages en sont conscients et y font très souvent allusion. Il y a même parfois des passages où les personnages doivent se taire pour garder le secret, car ils réalisent que tout ce qu'ils disent prendre immédiatement une forme écrite. Ce procédé ajoute une touche d'humour supplémentaire au roman.
J'ai vraiment passé un très bon moment de lecture avec ce livre. Je devrais bientôt lire Et si c'était niais du même auteur, dès que l'amie qui me l'a offert, puis emprunté, me le rendra!
A noter que ce livre faisait partie du SLAT reçu lors de Books & the City, merci mesdames!
Cryssilda
09 juillet 2009
"Une vie française" de Jean-Paul DUBOIS
Une vie française de Jean-Paul Dubois
Editions de l'Oliver, 356 pages
Publication : Année 2004
Ce roman raconte la vie française de Paul Blink. Il naît à Toulouse d'une mère correctrice et d'un père concessionnaire de Simca. Il a une vie plutôt banale jusqu'à l'âge adulte, une vie très française et il se ballade à travers les époques de la société françaises en se laissant emporter par l'ambiance et les évènements. Il finit par se marier, sa femme est chef d'entreprise, il décide alors d'élever ses deux enfants.. puis il devient photographe d'arbres et se sent complètement hors de la société et de son époque, n'ayant pas les mêmes préoccupations que les gens de son âge.
Voilà un livre que je n'aurais jamais lu s'il ne m'avait été offert lorsque j'ai participer au jury du prix du roman, fnac en 2004 (je crois qu'il a gagné, mais je n'en suis plus certaine...). J'ai d'ailleurs mis du temps à le lire... et pour tout dire, j'ai fini par le commencer parce que je croyais qu'il parlait des relations français / allemands d'après guerre, mais je me suis de toute évidence plantée de livre, d'année, et de gagnant du roman fnac.. dommage moi qui avait un bon souvenir de l'auteur lors de la rencontre (mais c'était qui?).
Bref, je n'aurais jamais lu ce roman de moi-même car chaque partie porte le nom d'un président français (on commence par De Gaulle et on se les tape tous jusqu'à Chirac - premier mandat) et rien que ça, ça fait peur!
Mais finalement, j'ai tenté et je suis même allée jusqu'au bout de ce livre qui m'a même plutôt captivée. Je ne lis pas beaucoup de littérature française, et même le titre du roman me faisait peur... "Une vie française"... ça veut dire quoi? Ca veut nous donner des définitions et des repères?
Mais bon, je trouve que le roman porte vraiment bien son titre... car quand on a grandit en France (même si je n'étais pas née sous De Gaulle) on se retrouve vraiment dans le portrait qui est fait de la société française et ça passe bien, il y a une histoire, ancrée dans la période, une vie qui illustre ce que c'était d'être français durant ces années là. C'est étonnant, et on s'identifie beaucoup parfois au personnage en ayant comme repère sa propre famille. En lisant ce livre, pour une fois, je me suis sentie vraiment française (et ça, je vous le dis, ça n'arrive pas souvent!)
Cryssilda
15 juin 2009
"Odette Toulemonde" de Eric-Emmanuel SCHMITT
Odette Toulemonde et autres histoires de Eric-Emmanuel Schmitt
Editions Livre de poche, 212 pages
Date de publication : 2006
Ce lire rassemble huit histoires, qui sont toutes des histoires d'amour, pas forcément des histoires de couples, mais des histoires d'amour.
Eric-Emmanuel Schmitt raconte en épilogue, qu'il a écrit ces histoires en cachette pendant le tournage de Odette Toulemonde, une clause de son contrat lui interdisait presque d'écrire. Hé bien je le remercie d'avoir bravé cet interdit!
Il nous présente ici de très belles nouvelles, qui parlent d'humanité et des relations entre les gens, qui ne sont pas forcément celles que les apparences semblent montrer. Son style est assez simple et pudique, mais très agréable à lire. Je suis passée d'une nouvelle à l'autre sans m'en apercevoir.
Je ne vais pas vous résumer toutes les nouvelles... mais ma préférée est celle qui s'intitule "L'intruse", je ne peux même pas vous dire de quoi elle parle, car ça va vous gâcher la découvert si vous lisez ce recueil.
Livre lu pendant le Mini-Read-A-ThonMini-Read-A-Thon
Cryssilda
07 juin 2009
"Le rapport de Brodeck" de Phlippe Claudel
Le rapport de Brodeck de Philippe Claudel
Editions Livre de poche, 375 pages
Première publication : 2007
Brodeck vit dans un petit village allemand avec sa vieille mère, sa femme et sa petite fille. Le livre se passe juste après la deuxième guerre mondiale, et Brodeck est un survivant des camps. Le village se trouve au milieu des montagnes, dans la forêt, et la communauté vit relativement isolée du reste du monde. Un jour, l'Anderer décide de s'arrêter dans le village, avec son cheval et son âne, et s'installe à l'hôtel du village pour une durée indéterminée... Un grave évènement lié à l'Anderer va bientôt se produire, et Brodeck va se trouver obligé d'écrire un rapport justifiant les évènements.
Alors qu'il devrait s'en tenir aux éléments du rapport, Brodeck ne peux s'empêcher d'écrire un récit parallèle qui va relater sa survie des camps.
Quand on en attend trop d'un livre, le gros risque est d'être déçue... Je guettais la sortie de ce livre en poche depuis sa parution en grand format... quand j'ai appris qu'il était enfin dispo en poche, je me suis ruée dessus... Je ne savais pas grand chose de ce livre, excepté qu'il parlait des camps... Vu que c'est un sujet qui me touche toujours beaucoup et que je fais confiance à Philippe Claudel, il ne m'en a pas fallu plus pour m'intéresser à ce roman.
Mais... j'ai été déçue...
En même temps, que puise-je reprocher à ce roman? Rien...
Le livre est bien écrit, c'est du Philippe Claudel et il sait écrire. L'histoire est bonne, le fait d'entremêler les deux histoires, celle de l'Anderer et celle de Brodeck est une bonne idée. L'écriture est belle et imagée (surtout quand il parle de la nature, on a une vision très claire des paysages). Le fait de ne révéler les choses que par fragments en rendant le livre très flou est très énigmatique et très bien aussi. Les personnages sont profonds... bref ce livre à tout pour être intéressant et est de bonne qualité...
Mais... j'ai vraiment eu du mal à rentrer dedans... Je ne me suis pas non plus ennuyée à le lire, mais je n'ai pas ressenti cette impatience à connaître la suite, ou un quelconque impatience à me replonger dedans après une journée de travail... alors que je m'attendais à la dévorer en quelque jours...
Peut-être que le rythme de Philippe Claudel est trop lent... j'ai le même souvenir pour Les âmes grises (que j'ai beaucoup aimé), mais le livre était moins long.. Peut-être que sur la longueur, la lenteur de Philippe Claudel ne me convient pas...
L'avis de Karine :) ici.
Cryssilda
23 mai 2009
"La Mécanique du Coeur" de Mathias MALZIEU
La Mécanique du Coeur de Mathias Malzieu
Editions J'ai lu, 156 pages, 2007
Voici un livre que je guettais depuis sa sortie, à cause de sa couverture (oui ça marche le marketing) et puis parce qu'il y avait marqué Edinburgh sur la 4ème page de couv' (oui je suis incorrigible!), et voilà qu'en allait par hasard à la fnac hier, je vois qu'il existe en poche!
Ce roman raconte l'histoire du jeune Jack, à qui on a dû greffer une horloge sur le coeur à la naissance car le sien avait congelé (c'est ça de naître le jour le plus froid du monde). Le petit Jack vit avec sa mère adoptive sur Arthur's Seat à Edinburgh. Le jour de ses dix, il descend enfin à Edinburgh et va tomber fou amoureux de Miss Acacia, danseuse et chanteuse dans la rue. Cette rencontre va mettre son petit coeur, encore si fragile, à rude épreuve!
Je n'attendais pas grand chose de ce roman, vu que je ne connaissais pas du tout l'auteur, et ne savais absolument pas de quoi parlait ce livre! (et pis qu'on me parle pas de Dionysos, car moi, j'connais pas!).
J'ai été agréablement surprise par ce livre. C'est le genre de livre que je dévore par l'originalité de l'écriture. Il m'a fait penser à C'est pas moi je le jure de Bruno Hébert, ou bien Du mercure sous la langue de Sylvain Trudel. Tout ces livres sont racontés pas des enfants, et les auteurs réinventent l'écriture en amenant des métaphores et des jeux de mots étonnants.
Donc voilà, j'ai bien aimé ce livre plein de fraîcheur et de bonne humeur. On se retrouve dans un monde parallèle à la Tim Burton, et si on adhère, c'est vraiment un très bon moment de lecture! (bien que l'une des situations burlesques ait déjà été utilisée par Italo Calvino... mais bon... peut-être est-ce le hasard?)
Cryssilda
11 mai 2009
"Le denier du Gévaudan" de Laetitia BOURGEOIS
Le denier du Gévaudan de Laetitia Bourgeois
Edtions 10/18, 217 pages
Suite à son passage à Marcouls, un petit village de simples paysans, le collecteur d'impôts disparait avec le butin. Va s'en suivre l'enquête menée par Barthélémy, le sergent du village, aidée par la guerisseuse Ysabellis... Tout cela se passe dans le froid et la misère en 1363.
L'auteur a le ton juste, on voit bien qu'il connait la période dont il parle sur le bout des doigts, du coup on a l'impression de faire un voyage au moyen-âge. L'enquête et l'intrigue sont très bien menées et l'écriture est très fluide. Les seules choses que je reprocherais, c'est la fin un peu trop "happy end" à mon goût (l'histoire d'amour...), et l'histoire bien trop courte (Quand je me lance dans des romans historiques, j'aime que ce soient de bons gros pavés.) Mais bon, c'est un bon petit livre qui fait voyager dans le temps! (et pis pour se rassurer, les volumes 2 et 3 vont suivre en 10/18)
Cryssilda
24 février 2009
"Qui comme Ulysse" de Georges FLIPO
Qui comme Ulysse de Georges Flipo
Editions Anne Carrière, 253 pages
Publication : 2008
C'est étrange, car malgré le titre de mon blog, et mon besoin maladif de voyager, je lis rarement des romans dont le thème direct est le voyage, je lis également très rarement des récits de voyages. Donc voici un livre, qui pour une fois, s'inscrit parfaitement dans le titre de ce blog, un livre inspiré par des voyages.
Ce recueil rassemble une dizaine de nouvelles, non pas des récits de voyage purs, mais des histoires ou situations inspirées par des voyages, ou par des attitudes de voyageurs.
Il y a certaines nouvelles que j'ai beaucoup aimées comme "La route de la soie" qui parle d'un bloggeur voyageur, je l'ai trouvé vraiment amusante! J'ai bien aimé également "Rapace", ou l'écrivain sans scrupule qui gratte le côté noir d'une amie pour avoir des sujets de nouvelles. D'autres sont plus sombres, "LÎle Sainte-Absence" m'a beaucoup touchée, on retrouve ce ton plus grave dans "Le voyage vers le frère" et "La marche dans le désert", qui parlent de l'impression de ne pas tenir son destin entre ses mains, de vivre sa vie en étant un peu à côté. Enfin j'ai bien aimé les nouvelles concernant l'Inde, et la façon dont l'auteur a creusé dans les idées reçues et dans le tourisme superficiel empli de préjugés et de fausses idées pour mettre ses personnages en situation.
D'autres nouvelles ne m'ont pas parlée, comme celle ayant pour thème la corrida, ça me dépasse toujours ça, impossible de comprendre cette fascination.
Bon, j'avais oublié, mais ce n'est pas du tout facile de parler d'un recueil de nouvelles! ;)
Cryssilda

