Voyager... Lire...

Les livres font voyager, et les voyages font lire...

27 avril 2009

"L'amour est à la lettre A" de Paola CALVETTI

L_amour_est___la_lettre_AL'amour est à la lettre A de Paola Calvetti

Editions : Presses de la Cité / avril 2009

381 pages

Emma est une cinquantenaire qui en a un peu marre de courir le monde pour son travail (!). Elle décide de tout arrêter et d'ouvrir sa propre librairie à Milan du nom de "Rêves & Sortilèges" consacrée aux romans d'amour (!). Un jour, son premier grand amour vieux de 30 ans, lui laisse un mot dans un des livres de la librairie, ils se retrouvent, et va s'installer entre eux une relation épistolaire qui va rallumer la flamme de leur jeunesse (!), et les pousser dans une histoire d'adultère. Federico, son amant, est lui architecte dans une grande agence de New York pour Renzo Piano, il est marié et à une fille dans l'adolescence.

Bon... je tiens d'abord à m'excuser auprès de Chez les filles, et des Presses de la Cité... J'ai voulu donner sa chance à ce livre, en essayant de mettre de côté mes préjugés, mais ça n'a pas marché!

Il y avait longtemps que je n'avais pas lu un livre en éprouvant autant de cynisme envers lui... Le roman rassemble tous les éléments qui font pour moi un mauvais livre... :

  1. Du romantisme dégoulinant débordant de partout, jusque dans le style des phrases, c'est mielleux à mourir (palme d'or aux P.S. des lettres que les amants s'adressent). Je n'ai pas non plus aimé l'utilisation du "on" dans la plupart du roman qui a pour but de généraliser, de donner des définitions sur l'amour.
  2. Le livre tombe totalement dans les lieux communs : L'homme marié, la maîtresse qui accepte tout par amour et après avoir dûment raisonner sur la situation (elle ne va absolument pas au fond des sentiments que peuvent inspirer cette situation! On reste dans le vague, dans le romanesque pur!)
  3. La protagoniste est libraire, et bien que le livre parle beaucoup de romans, ça n'a pas réussi à transporter la lectrice que je suis (et pourtant elle parle des soeur Brontë, de John Fowles, de Nick Hornby.. pas de Barbara Cartland), mais encore une fois, cet ingrédient ne marche pas! On assiste, plus qu'à un débordement d'amour pour les livres, à une énumération maladroite de livres qui donne l'impression d'étalage pur et simple (et oh sacrilège! elle a été me résumer l'intrigue de Rebeca que je n'ai pas encore lu!!)
  4. Bon, ça c'est juste moi mais bon... Je ne supporte PAS les romans qui mettent en scène le quotidien d'un architecte! Ca peut paraître débile, je vous l'accorde, ça peut certainement passer lorsque l'on ne connaît pas ce milieu, mais quand on baigne dans l'archi tous les jours, je vous assure que c'est TRES ennuyeux de lire le quotidien d'un architecte dans un livre (qui forcément travaille sur de grands chantiers prestigieux de New York... ah oui, on a forcément un passage sur le 11 septembre aussi... bref ses lettres qui parlent de charpente métallique, CA NE ME PASSIONNE PAS DU TOUT). Bon j'avoue que là, c'est pas de chance qu'elle ait choisi un architecte... et puis, argh! Je détestais le ton des lettres de Federico, genre intello qui se la pète!
  5. TOUT ce qu'elle fait lui réussi dans un claquement de doigts, a t-on déjà vu ça de mémoire de libraire???!!!!

Bon je m'excuse, je vois bien que mon message n'est pas très sympa... mais je me suis VRAIMENT ennuyée, vraiment vraiment... plus jamais ça hein, Chez les filles?

Cryssilda

Par contre, je tiens d'ores et déjà à remercier BOB!

Posté par Cryssilda à 17:12 - Lectures Italiennes - Commentaires [22] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 mars 2009

"La solitude des nombres premiers" de Paolo GIORDANO

Comme ça, pas de doute possible, vous savez d'où me vient ce livre ! :)

la_solitude_des_nombres_premiersLa solitude des nombres premiers de Paolo Giordano

Editions du Seuil, 2009, 329 pages

Mattia et Alice ont tous deux des secrets d'enfance, lorsque leur destin va se croiser au lycée, une amitié très forte va s'installer entre eux, comme deux âmes perdues qui finissent enfin par se trouver.  A partir de ce moment là, leur deux histoires vont irrémédiablement être liées, leur mal être les rassemblera, même si cette amitié, si forte soit elle, ne parviendra pas à effacer les peines et les traces de leur passé.

Mattia va se réfugier dans l'univers froid et impersonnel des mathématiques, Alice va prendre la vie des autres en photo alors qu'elle a bien du mal à accepter son propre reflet dans le miroir. Chacun à leur façon, ils vont essayer de réduire à néant le moindre souffle de sentiments pour ce qui les entoure, afin que plus rien ne les touche, et surtout pour tenter d'oublier les blessures de leur enfance.

Je commencerai pas remercier Chez les filles pour celle belle découverte, quel plaisir de lire ce livre! C'est un roman très noir, et pourtant très agréable à lire. J'ai beaucoup aimé les personnages de Mattia et de Alice, deux être fragiles, cassés par la vie et malheureux... et pourtant, ce livre n'a rien de lugubre, de larmoyant ou de déprimant. Les personnages gardent malgré tout une certaine fraîcheur, effet qui vient très certainement du style de l'auteur qui raconte son histoire sans vouloir rajouter de mélodrame, la vérité de ces jeunes gens est déjà bien assez dure. Il ne cherche pas à provoquer la pitié, juste à montrer ce que peut être la vie des gens "bizarres" comme on peut le penser quand on est jeunes, que l'on montre du doigt parce qu'ils sont différents, sans même s'imaginer quelle souffrance peut être la leur.

Et puis, j'ai aimé la façon de raconter cette histoire, les personnages gardent une certaine pudeur vis-à-vis de nous, ce qu'il est difficile pour eux de raconter, on ne va pas nous le servir sur un plateau d'argent, il suffira de suivre patiemment leur cheminement dans la vie pour les découvrir, comme au cours d'une amitié.

J'ai vraiment aimé la lecture de ce livre, une très belle découverte, une belle histoire bien racontée, et un auteur que je vais guetter ! (pff, vous imaginez, il n'a que 28 ans!)

Cryssilda

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Posté par Cryssilda à 23:36 - Lectures Italiennes - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 septembre 2008

"Océan mer" d'Alessandro Baricco

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Océan mer d'Alessandro Baricco

Ce livre est une véritable petite merveille...

L'histoire : Sept personnages se retrouvent dans une pension de bord de mer. Chacun est très particulier : Un peintre essaie de peindre la mer, un chercheur essaie de déterminer où la mer se termine, une femme cherche à se guerrir de l'adultère, une jeune fille à la maladie obscure veut guerrir elle aussi...

Ce qu'il faut faire lorsque que l'on ouvre ce livre, c'est se laisser porter par les mots, ne pas chercher à comprendre les personnages mais juste les accepter comme ils sont et les suivre tout au long des pages.

Le livre regorge de poésie et d'humour (certains passages sont à mourir de rire). Les mots imitent le rythme de la mer, nous avons souvent l'impression que nos yeux suivent les vagues, que la mer est en face de nous.

De plus, je trouve que le livre est irréprochablement bien construit. Jusqu'à quelques pages de la fin, on ne sait toujours pas où l'auteur veut en venir, mais une fois la lecture terminée, tout se recoupe ! J'ai du repartir dans le roman pour être certaine de n'avoir rien manqué...

On a souvent l'impression d'être dans une sorte de conte de féé, dans un rêve... Les personnages sont tellement inhabituels, les réactions des gens inattendues. On a l'impression que les adultes sont entourés de petits elfes qui les accompagne dans leur entrée dans le rêve qu'est la pension...

Bref, j'ai adoré ce roman et je suis bien impatiente de découvrir les autres livres d'Alessandro Baricco. Epatant comme livre !

Cryssilda

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Posté par Cryssilda à 10:12 - Lectures Italiennes - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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