Une bilogie de Murakami
Ouh la, me voilà de retour ! Je ne sais plus si je sais comment faire. Bon on va du moins essayer ! Il parait que c'est comme le vélo, ça ne s'oublie pas ! Euh, l'exemple du vélo, pourquoi je prends cet exemple, moi ? Bref, me revoilà ! Soyez néanmoins indulgents avec moi.
Pour mon grand retour tant inattendu, j'avais envie de vous parler, aujourd'hui, de Haruki Mirakami, qui méritait pourtant le prix Nobel, simple avis.
Et vu que je ne sais pas si je vais parvenir à tenir longtemps ma promesse de revenir régulièrement en ce lieu (c'est que l'agreg me regarde au loin avec ses gros yeux menaçants!), je vais faire d'une pierre deux coups en chroniquant non pas un livre, mais bien d'eux, comme ça, d'un coup !
Il faut dire que je serais bien embêtée d'en faire deux billets de blog séparés tant ces deux livres ne font qu'un, pour moi en tous cas !
Mais revenons à cet été paisible de la fournaise (paisible car il n'y avait rien d'autre à faire que de se terrer dans sa tanière avec des livres pour juste survivre.)
J'ai l'habitude depuis quelques années, l'été, de lire un Haruki Murakami. J'avais jeté, cette année, mon dévolu sur La Cité aux murs incertains, commandé en début d'été mais lu en fin d'été après toute la littérature d'agrégation et surtout, SURTOUT, après Tristram Shandy qui a bien failli me rendre folle ! Haruki tomba alors à point nommé pour m'apporter un peu de douceur dans ce monde de fou, d'autant plus que ma louloute d'amour avait encore décidé de me faire de grosses frayeurs (promis, on en arrive bientôt aux livres !)
Donc, c'était l'été, le moment tant attendu de mon rendez-vous annuel avec Haruki, et je me plonge a corps perdu dans La Cité aux murs incertains. Grandiose, voilà c'est tout, on passe à l'autre livre !!
Ah non, c'est pas comme ça que l'on fait ? D'accord...
"Au lieu d'un clavier, contrairement à mon habitude, j'utilisais un stylo à bille, ce qui me causait un gêne dans les doigts de la main droite. D'un autre côté, un espace de travail sans ordinateur, c'était à sa manière rafraîchissant et j'prouvais un étrange sentiment de décalage comme si je m'étais perdu dans un autre monde."
La Cité aux murs incertains raconte l'histoire incertaine et tordue de. Mince ! Savons-même son prénom ? J'en doute au moment où je vous écris. L'histoire incertaine et tordue de... d'un jeune homme qui tombe amoureux, alors qu'il n'est que lycéen, d'une lycéenne. Cette jeune fille lui raconte des histoires étranges d'une Cité d'où elle viendrait et un beau jour, elle disparaît ! Lui se met à errer dans sa vie, il l'attend et ne l'oublie jamais. Il vit alors un vie simple, sans prétention, sans ambition aucune dans notre monde ET dans la Cité aux murs incertains dans lequel il se retrouve par hasard !
Quel livre ! Le rythme est très lent mais je l'ai trouvé apaisant. Et puis, on navigue dans un monde de douceur, au milieu de bibliothécaires, de livres, de rêves, de licornes, de magie et d'un monde incertain et mouvant.
On aurait pu en rester là si je n'avais pas lu la postface ! Et là, Haruki nous raconte que ce roman est la deuxième version d'un autre roman écrit des années plus tôt et dont il n'était pas satisfait ! OOOOOooooooooh mes yeux de lectrice écarquillés !
La fin des temps, première esquisse de La Cité aux murs incertains.
"Un acte sans but, un effort sans progrès, une marche qui ne mène nulle part, tu trouves pas ça magnifique ? Personne n'est blessé, personne ne blesse. Personne ne dépasse les autres, personne ne se fait doubler. Pas de victoire, pas de défaite."
Il y a des bases communes, on retrouve l'univers du précédent roman, mais c'est très différent. Il est aussi questions de libraires, de livres, de rêves de licornes et d'incertitudes. Cette fois, le personnage est un informaticien (alors que l'informatique, c'est exclu du deuxième roman!) et ses aventures sont encore plus loufoques et étonnantes. Néanmoins, je trouve sa destinée bien plus tragique et triste que dans La cité. Il erre tout autant que le personnage précédant mais avec rapidement cette certitude qu'on lui a subtilisé sa vie sans rien lui demander. Il y a dans ce roman, davantage de ce que je qualifierais de science-fiction (par rapport au réalisme magique du roman précédent). Lui aussi se retrouve, malgré lui, dans la Cité. Je trouve cette version plus glauque et moins douillette.
En tous cas, je vous le dis comme je le pense : Il faut lire ces deux romans à la suite ! Rien que pour leur intérêts quant à la création littéraire. On imagine les rouages dans la tête de Murakami alors qu'il réinvente son histoire. Si javais le temps, mais j'en ai pas, j'aurais envie de relire les deux romans en prenant des notes sur l'intrigue, les idées qui reviennent, ce qui éloigne les deux livres etc... Peut-être un jour si je me casse la deuxième hanche et que je cherche à m'occuper :)
C'en est fini de mon blabla pour ce soir, en espérant vivement que mon blog n'est pas tombé au fin fond d'un gouffre au fin fond du grotte et que quelqu'un au moins, lira mes mots du soir !
La Cité aux murs incertains, 667 pages 10/18, 2023. Traduction de Hélène Morita avec la collaboration de Tomoko Oono.
La fin des temps, 689 pages, 10/18, 1985. Traduction de Corinne Atlan.
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