la jeune épouse

La Jeune Épouse de Alessandro Baricco

Éditions Gallimard, 2016, 224 pages

La Jeune Épouse débarque un bon matin dans une grande maison italienne. Elle vient de fêter ses dix huit ans et a quitté sa famille en Argentine pour rejoindre le jeune homme qui lui avait été promis lorsqu'elle avait quinze ans. Mais le Jeune homme n'est pas là à son arrivée, cela fait de longs mois qu'il est en Angleterre. La Jeune Épouse attend alors son promis dans la grande maison, avec sa belle-famille : Le Père, la Mère, la Fille et un oncle qui passe son temps à dormir dans chaque coin de la maison.

Cette famille est étrange, cette demeure l'est aussi. Chaque matin, les habitants se lèvent et se traînent jusqu'à la table du petit déjeuner qui dure des heures et des heures et qui les emmène à l'heure de la sieste. Les livres sont interdits, les membres de la famille se côtoient sans vraiment se parler.

La Mère est une femme sensuelle qui, on nous le dit tout de go, a eu de nombreux amants et à fait tourné de nombreuses têtes tout au long de sa vie. A côté de cela, le Père va au bordel deux fois par mois. La Fille, elle, rêve de se marier avec L'oncle. Oui, tout est étrange... et tous les membres de cette famille partagent la phobie de la nuit... En effet, il est de tradition de mourir pendant la nuit pour cette dynastie.

La Jeune Épouse erre alors dans la maison, à la découverte des excentricités de la famille, de la maison et à sa propre découverte. C'est en effet un roman initiatique pour la jeune fille. Sa grand-mère lui a un jour dit d'oublier ce qu'elle avait entre les jambes et qu'un jour ça se réveillerait... Face à un telle belle-mère et à la Fille, la Jeune Épouse ne va pas pouvoir échapper à la sensualité environnante et à la découverte de son corps.

Je me faisais une joie de retrouver Alessandro Baricco dont j'adore le style mais j'avais avoir été déstabilisée par ce roman. Il y a bien sûr des choses intéressantes et un vrai travail d'écriture. On ne sait pas bien qui est le narrateur, le texte change de point de vue sans crier gare et c'est assez subtile et bien conduit. Par contre, j'ai eu beaucoup de mal à adhérer à l'histoire et j'ai même failli abandonner le livre (je l'ai posé pendant une journée pour parvenir à en terminer les dernières cinquante pages le lendemain.) J'ai retrouvé l'univers assez particulier de Baricco et que j'aime d'habitude sans parvenir à embarquer avec lui. L'intrigue ne m'a pas du tout intéressée. Toute cette sensualité ne m'a pas dérangée mais je me suis demandé en quel sens elle servait le livre et l'histoire.

Bref, une grosse déception pour moi, comme l'avait été Soie.

Et je signe avec ce billet ma première participation au Mois Italien organisé par Martine durant tout le mois de mai !

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Voici mon le huitième livre de l'année sorti de ma vieille PAL pour le Challenge "Objectif PAL" d'Antignone.

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