la cabane des pendus

La cabane des pendus de Gordon Ferris

Traduit de l'anglais par Jacques Martinache

Éditions Points, 2011, 378 pages

Douglas Brodie est journaliste. Après un bref passage dans la police à Glasgow, une virée en France pendant la guerre, il vit maintenant à Londres. Un matin, il est réveillé par l'appel de l'un de ses anciens copains qu'il croyait mort à la guerre. Celui-ci lui apprend qu'il sera pendu dans trois semaines pour un meurtre qu'il n'a pas commis et lui demande son aide. Il est tiraillé, c'est que Hugh lui a fait un sacré sale coup quand ils étaient jeunes et il a juste envie de lui balancer qu'il est bien content qu'il crève une deuxième fois ! Mais, il se rend à Glasgow et découvre son ami d'enfance défiguré par la guerre, désabusé, résigné... De plus, les preuves ne tiennent pas la route. Douglas part à la quête aux indices pour innocenter le pauvre bougre.

Ma première lecture (déjà) parmi mes achats du salon du livre, que je suis efficace ! J'ai pris ce livre parce que c'est un polar, parce que je ne pouvais pas résister à sa couverture, parce que l'auteur (que je ne connaissais pas) est écossais. Oui, j'ai des critères infaillibles (et récurrents.) Et puis, cette photo sur la couverture, elle ressemblait quand même bien à la vue d'Arran depuis le ferry, j'en aurais mis la main à couper !

Bref, notre Douglas est bien sympathique, même si un peu désabusé lui aussi et du genre expéditif ! L'enquête est aussi efficace que notre enquêteur du dimanche, rythmée, subtile, intéressante. Et puis, ce livre nous permet également un voyage dans l'Ecosse de l'après guerre, avec ses incertitudes, ses blessures et ses tickets de rationnement.

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Mais, et cela a beaucoup contribué à mon humeur enjouée lorsque j'ouvrais ce roman, une bonne partie du livre se passe effectivement à Arran, à Brodick, à Lamlash, alors que j'en reviens juste ! Vous comprendrez mon émerveillement, même si je n'ai pas très envie qu'on me jette du ferry comme ça arrive dans le livre (alors que sur la bateau, j'avais pu rétorquer : "c'est pas grave si on coule, on est de toutes façons jamais trop loin des deux rives!") Après ce livre, je ne verrai plus jamais Arran du même oeil ! Mais du coup, va falloir que j'y retourne pour enquêter sur cette histoire de brigands.... ouais, on cherche les prétextes qu'on peut, hein !

Un bon polar, le premier d'une série de quatre à ce qu'on me dit, et je vais certainement suivre les autres aventures de Douglas Brodie très rapidement!