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Les larmes de Tarzan de Katarina Mazetti

Traduit du suédois par Lena Grumbach et Catherine Marcus

Éditions Babel, 2003, 277 pages

Mariana élève seule ses deux jeunes enfants. Alors qu'elle part en vacances avec sa meilleure copine Jenny et ses enfants, elle rencontre Janne. Elle lui tombe littéralement dessus en s'essayant à une attraction appelée "la corde de Tarzan." Vous comprendrez alors le titre du roman. 

De fil en aiguille, au point un peu compliqué, une romance (souvent platonique) va s'installer entre Janne et Mariana. Mais c'est bien compliqué, il faut dire qu'ils n'ont rien en commun. Janne est un informaticien talentueux, au salaire douillet, jeune, beau et plein d'avenir. Mariana, quant à elle, est une prof d'art plastique à temps partiel, mère célibataire, ce qui lui permet tout juste (enfin rarement) de joindre les deux bouts. L'amour de sa vie, Micke, les a plantés sur cette galaxie alors que son esprit vogue sur une autre, loin de nous. 

On pourrait croire, alors, que Mariana va sauter sur l'occasion quand Janne va peu à peu s'installer dans sa vie, jouant le père Noël maladroit avec les enfants et la soulageant plus d'une fois d'un point de vue financier. Mais, la vie n'est pas un long fleuve tranquille pour Mariana, et elle ne croit pas du tout que cela va être si simple avec Janne. Et d'ailleurs, elle a toujours espoir que Micke revienne.

Katarina Mazetti aime à présenter des couples mal assortis, qui n'auraient jamais dû se rencontrer (on se souvent de Le mec de la tombe d'à côté) et elle récidive dans ce roman. Sans cette fois encore ne tomber dans l'eau de rose, elle nous présente l'amour et les relations comme des situations n'allant vraiment pas de soi. Rien n'est simple entre Janne et Mariana. Lui (habitué à draguer des top modèles) ne sait pas trop ce qu'il trouve à Mariana. Elle n'est pas dupe et malgré son attirance (bestiale) pour Janne, elle ne cède pas à la facilité.

J'ai aimé ce roman mais je l'ai d'abord trouvé bien maladroit (toute cette mise en scène pour simplement préparer le titre du livre, ça n'a servi à rien à mon avis!). Quelques scènes sont coquasses mais je n'ai pas retrouvé l'ambiance ni l'humour ou le rythme de Le mec de la tombe d'à côté malheureusement. Je sais, ce sont deux romans différents, mais j'avoue que j'espère retrouver un roman à la hauteur de celui-ci à chaque fois que j'ouvre un des romans de l'auteur. Mais oui, j'ai bien aimé, ça se lit vite, on se marre, les personnages sont attachants tout en étant un minimum profond. En effet, Katarina Mazetti en met un sacré coup à l'image d'épinale de la Suède dans ce roman !

J'ai lu ce livre dans le cadre de Décembre Nordique pour la LC du jour consacrée à la Suède.

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