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Le jour où Anita envoya tout balader de Katarina Bivald

Traduit du suédois par Marianne Ségol-Samoy

Éditions J'ai lu, 2015, 571 pages

Anita a la petite quarantaine lorsque sa fille la quitte soudainement pour aller à l'université. Pour cette mère célibataire qui n'a vécu que pour sa fille, c'est le grand vide autour d'elle. Entre sa journée de travail au supermarché et son appartement vide le soir, elle commence à s'ennuyer ferme. Alors, elle décide de se lancer corps et âme dans ses rêves d'adolescente, en particulier, elle s'inscrit à des cours de moto. Et puis, une chose en entraînant une autre (on ne sait pas trop pourquoi), elle se retrouve en charge de l'organisation de la fête annuelle du village désertée par tout le monde depuis des années. 

Petite gaffeuse, Anita c'est Madame tout-le-monde, avec ses kilos en trop, sa solitude, ses amies un peu tarées, sa mère malade d'alzheimer. Elle n'a pas confiance en elle et cela la plonge très souvent dans des situations cocasses.

Le départ de sa fille et sa mère malade sont un peu comme une renaissance pour Anita, ou du moins une redécouverte d'elle-même et de la vie. Elle ose la liberté et enfin vivre avec un grand V sans se soucier de ce que l'on peut penser d'elle.

Tout cela se passe dans une petite ville suédoise, entre de nombreux rendez-vous entre copines autour d'un cocktail au "réchaud à alcool" (j'adore ce nom ! J'imagine un bar boisée et douillet) et un amoureux moniteur de moto auquel on se sait pas bien si on doit se fier. 

Un roman sympa qui répond à toutes les attentes du genre (douillet et nordique). C'est frais, amusant, sympa. Anita est très marrante même si elle est parfois trop gaffeuse pour être vraie. J'ai beaucoup aimé cette ambiance feutrée suédoise. J'ai peut-être moins apprécié que le précédent de Katarina Bivald La bibliothèque des coeurs cabossés, mais ça reste très sympa.

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