Tout a (re)commencé ce matin avec un café salvateur petit déjeuner avec l'auteur américaine / amérindienne Louise Erdrich. Le concept était pourtant parfait... avant qu'une nana s'amuse à parler fort, très fort derrière nous. Je suis brouhaha-phobique, sans compter la fatigue et la petite voix toute douce de Louise Erdrich, autant vous dire que j'ai eu du mal a apprécier la rencontre à sa juste valeur. Mais Louise Erdrich fut comme à mon souvenir (Fesival America 2004 je crois), brillante, douce, intéressante, humble. Un très bon moment malgré tout.

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Moi j'dis qu'une librairie qui met en avant les lectures préférées des chiens de vendeurs... est une librairie légitime ! Surtout si c'est celle de Louise Erdrich.... BirchBark Books, ça donne envie de faire un voyage à Minneapolis rien que pour voir ça !

Tout a continué avec une rencontre... avec Louise Erdrich, mais pas que ! En plus grand commité cette fois, elle était accompagnée de Russel Banks, John Freeman (éditeur chez Granta), Nicole Krauss et Luis Sépulveda... qui abordaient ensemble le thème du rôle de l'écrivain, qui s'est naturellement enchaîné sur le rôle de la littérature et sur le rapport auteur / lecteur. Je note Nicole Krauss, toute fraiche débarquée de l'aéroport, dans les livre à lire d'urgence !

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*pause dej' on cherche un sandwich dans cette ville mais c'est pas facile*

Puis direction une autre salle pour retrouver Russel Banks, Jennifer Egan, Chad Harbach et Rebecca Makkai pour nous parler de l'expression d'une époque donnée dans la littérature. Je me souviendrai très longtemps de Chad Harbach, pas très à l'aise dans cette foule, qui peine à trouver ses mots mais qui prend ça avec beaucoup d'humour, et nous aussi ! J'ai appris lors de cette conférence, que l'on pouvait écrire un passage de romance sur powerpoint dans un roman. J'aime le concept ! Sinon, plein d'échanges intéressants sur comment maîtriser et gérer l'évolution du monde quand on écrit un livre, pendant l'écriture même du roman, dans ce monde en constante mouvance. Surtout quand on met parfois dix ans à boucler son roman et que de nouvelles technologies incontournables (comme le sms) sont apparues en cours de route.

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On reste dans la même salle, ça nous arrange vu la foule en délire dehors et dont nous entendons de nombreux échos... pour une nouvelle rencontre avec Toni Morrison. J'ai tout dit hier, elle est "brillant". Elle le dit elle-même, sauf qu'elle n'est pas sérieuse, alors que toute la salle serait plutôt d'accord avec son affirmation. Standing ovations, salle débordante, spectateurs casés sur la scène même pour que le plus de monde possible profite de la présence de Toni Morrison (organisateurs du Festival America, vous êtes simplement extra! Merci pour votre soin à accueillir les lecteurs !) C'est émouvant.

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Enfin, après la pause café salvatrice (oui encore une fois) je file vers assister à la rencontre "Au bout du monde" avec Luis Sepulveda et son compère Daniel Mordzinski, Eowyn Ivey et Ivan Thays. Luis & Daniel font le spectacle en s'envoyant des vannes et des anecdotes de voyage à la face, je les aime. J'aime aussi Eowyn Ivey qui me fait rêver avec sa petite librairie (Fireside Books - rien que le nom, j'adore!)en Alaska (roman à lire d'urgence). Ivan Thays est touchant lui aussi, je veux le lire, aussi (faut que j'arrête les festivals!). En plus, c'est un blogueur, et comme moi, il vous parle du Festival America !

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Demain matin, je file prendre un café avec Luis Sepulveda. J'ai hâte !