Benjamin_Black

La blonde aux yeux noirs de Benjamin Black (John Banville)

Titre original : The Black-eyed Blond

Traduit de l'anglais par Michèle Albaret- Maatsch

Éditions Robert Laffont, 2015, 303 pages

Voici le "grand" retour de Philip Marlowe, "l'illustre" détective privé des romans de Raymond Chandler que Benjamin Black a décidé de "ressusciter" pour son roman. Bon, pour l'anecdote : Je ne connaissais pas ce certain Marlowe... pour moi, Marlowe, dont on m'a déjà parlé dans Les visages, c'est le contemporain de Shakespeare, celui qui a écrit Faustus. Forcément, je ne pouvais pas comprendre les références de Kellerman... Heureusement que j'ai trainé sur Goodreads au début de ma lecture de La blonde aux yeux noirs, et quelqu'un a parlé de Chandler, et tout s'est d'un coup illuminé! (Oui, rigolez, vous pouvez!). Bon, je me suis acheté une anthologie des romans de Chandler, telle sera ma punition !

Revenons au roman. Philip Marlowe, le fameux, est dérangé un beau jour, entre deux clopes, dans son bureau par une sulfureuse blonde qui a grand besoin de lui ! Son amant a disparu et il faut absolument le retrouver ! La blonde, femme fatale, veut y mettre les moyens et Marlowe ne pourra qu'accepter la mission, sous le charme total de la jeune femme. Mais, alors qu'il commence tranquillement son enquête, il découvre que le fameux amant est mort et enterré depuis deux mois ! Cette histoire est louche, cette blonde est louche, tout est louche dans cette histoire ! A coup de cocktails, de cigares et de bastons, Marlowe mènera l'enquête coûte que coûte ! Pour la blonde ? Pour le mystère du dossier ?

Voici le lecteur plongé dans les bas fonds des romans (films) noirs américains. J'entendais la voix off des films floutés par la fumé de cigare que l'on me faisait regarder quand j'étais petite, cette voix désabusée de flic américains. Les histoires louches, ça colle bien avec l'idée que je me fais de ce genre de films également !

J'ai lu ce livre avec plaisir mais sans trop savoir comment me positionner. J'ai trouvé ce roman très cliché, les situations sont très américaines, le milieu également (la belle blonde riche, la drogue, les petits amis douteux). Marlowe est un détective bien maladroit mais efficace en même temps, donc pas très crédible. Donc, je ne sais pas si ce roman est une grosse parodie ou si je vais retrouver la même ambiance dans les romans de Chandler. J'avoue m'être un peu lassée au bout d'un moment, finalement l'intrigue, le mystère ne m'intéressaient pas tant que ça, et que de longueurs lors du dénouement!

Une première rencontre avec John Banville, mais je pense que ses romans plus "littérature générale" me correspondraient d'avantage.