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The Fallen Leaves de Wilkie Collins

Kindle éditions, 1879

Amelius Goldenheart est obligé de s'exiler quelque temps à la demande de sa petite communauté utopienne américaine à cause sa relation ambiguë avec une femme plus âgée. Il arrive à Londres pour "purger sa peine". A son arrivée, il se présente à la famille Farnaby auprès de laquelle il possède une lettre d'introduction. Il tombe sous le charme de Regina, la nièce de M. Farnaby et sous l'emprise de l'apparente folie de Mrs Farnaby : Elle le charge d'une mission, profiter de son jeune âge, parcourir le monde et la société pour retrouver sa fille perdue dont elle a été séparée à la naissance.

Si Regina répond favorablement à ses avances et à sa demande de mariage, elle ne semble pas très pressée de mettre leur projet à exécution. Ça semble même l'amuser de le faire miroiter. D'autant plus que son oncle pense qu'Amelius doit peaufiner sa fortune avant de le trouver digne d'épouser sa nièce.

Cela va se compliquer lorsque Regina va être obliger de partir au vert avec son père pour des raisons de santé et qu'Amelius va rencontrer Simple Sally dans la rue. Pauvre jeune fille un peu simple, exploitée et prostituée par son père. L'instinct utopien d'Amelius va le pousser à sauver la jeune fille de la rue et de la précarité en devenant ainsi pour Sally un véritable dieu sur terre.

C'est un roman très humaniste que nous signe ici Wilkie en mettant en scène son personnage le plus candide (façon Voltaire.) Amelius, comme son nom l'indique, et ce n'est pas un hasard bien sûr, a un coeur d'or et est rempli de bons sentiments, de justice et d'équité. Il pense qu'avec de bonnes intentions, le monde autour de lui ne peut pas tourner autrement que rond. Il l'apprendra à ses dépens lorsqu'il pense augmenter un peu sa fortune en donnant des conférences humanistes (enfin ça s'arrêtera à une seule et unique) à la bonne société londonnienne (Mr Farnaby ne s'en est pas encore remis, le pauvre.) Bref, Amelius ira de désilusions en désilusions... heureusement que ses bonnes actions envers Sally permettent encore à son bon coeur de s'exprimer de tout son saoul.

Un bon roman, un peu étonnant car engagé, de la part de mon Wilkie qui a réussi à me remettre (à petit rythme, certes) sur le chemin de la lectuer, comme le vieux copain bienveillant qu'il a toujours été à mon égard.

Cela me permet de signer ENFIN mon premier billet pour le Mois Anglais que "j'organise" avec ma copine Lou durant tout le mois de juin.

Vous pouvez retrouver le récapitulatif de Lou ICI.

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