oiseau à ressort

Chroniques de l'oiseau à ressort de Haruki Murakami

Éditions 10/18, 1994, 952 pages

Tout commence par un chat qui disparaît et un oiseau qui semble remonter son ressort tous les jours pour que le monde puisse continuer à avancer (ouh la, j'ai été obligée de vérifier sur internet qu'on disait bien "remonter sa montre" à une époque lointaine!)

Toru Okada passe ses journées chez lui pendant que sa femme, Kumiko, travaille pour un magazine. Les journées de Kumiko sont longues et celles de Toru s'allongent également à hauteur de sa solitude. Il mène une vie bien réglée en s'occupant à faire le ménage, les courses et en fin de journée, il ne manque pas de préparer un repas pour sa femme. 

Mais un jour le chat disparaît, c'est énervant et Komiko demande à Toru d'aller faire un tour dans le quartier pour le retrouver. Il doit en particulier se glisser dans la ruelle, qui n'en est pas une, repaire favoris des chats errants. 

Le chat n'est pas là, Toru rencontre une ado bizarre passionnée par les chauves (haha ! Bref, pour ceux qui me connaissent....) et commence à recevoir de mystérieux appels et d'encore plus étranges visites dont Kumiko est l'initiatrice, pour retrouver le chat.

 

Tout comme le chat, Kumiko se fait la malle et Toru ne la retrouve pas non plus, même pas dans la ruelle qui n'en est pas une.

Là, ça se complique, Toru, allias l'oiseau à ressort, tombe dans une autre dimension, en tous cas il n'évolue pas dans la même que nous, voici qui est certain ! Des filles singulières aux noms d'eau minérale vont lui tourner autour, pour son bien parait-il ! Mais tout est flou pour lui comme pour le lecteur... que se passe-t-il donc et pourquoi donc Komiko refuse-t-elle de le voir ?

L'oiseau à ressort va finir par dérailler sévère, telle est mon humble opinion, et il va se lancer corps et âme dans des passe-temps que je ne recommanderais pas. Dans sa dimension bien à lui, il essaie de rejoindre Komiko, mais rien n'est simple, car le roman est un bon gros pavé qui vous emmène avec lui dans un monde fantasmagorique et dénué de toute logique !

J'ai un problème avec Murak' : Si j'ai toujours des choses à lui reprocher, j'ai aussi bien du mal à ne pas acheter ses livres et à les lire jusqu'au bout, quelque soit le nombre de leur pages ! J'ai bien aimé ce long livre mais je lui ai également trouvé plein de défauts... Ça traîne parfois en longueur et, personnellement, je n'ai parfois pas compris son délire. Comme bien souvent avec Murak', il ne nous donne pas toutes les clefs à la fin, et je crois que c'est ce qui me dérange le plus. Les mondes un peu foufous ne me dérangent pas mais encore faut-il qu'on y retrouve ses petits à la fin. Ce n'est pas le cas ici, c'est déroutant et l'auteur nous laisse sur la route.

Néanmoins, je continuerai à lire Murak' car j'aime ses univers parallèles qui nous projettent dans des histoires en nous laissant sans aucun repère ! J'aime l'ordre qui regne dans ses romans (paradoxalement), totalement à l'opposé de ma vie qui part bien trop souvent dans tous les sens (mais jamais au point de me retrouver dans un monde parallèle, bien ouf!)

Mon prochain rendez-vous avec Murak' sera pour résoudre (ou pas, car bon, c'est Murak') Le meutre du commandant (sur deux tomes, OMG!), peut-être lors du mois Japonais de l'année prochaine (car on sait bien qu'il faut parfois de nombreux mois d'enquête pour résoudre le mystère d'un meurtre!)

Lire lu dans le cadre du Mois Japonais de Lou et Hilde pour lequel je me suis surpassée cette année !

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Ca rentre aussi dans le challenge A l'assaut de pavés dont j'essaie de comprendre les règles... Si j'ai bien suivi, ceci est un pavé d'or qui me rapporte 3 points.