chihiro

Le voyage de Chihiro

Film de Hayao Myazaki, 2001, 2h05.

Qui l'eut cru que je serais de retour sur le blog, pour en plus participer au mois japonais ! Parce que voyez-vous, je cite ici l'illustre commentaire de 2017 qui m'a certainement le plus amusé sur le blog (et on en rigole encore avec mon frère, fan de Japon, et ma copine Lou) : "Comment peut on se dire etre ouvert a la culture sans comprendre le Japon? La comédie au Japon respecte la tradition théâtrale, voila pourquoi cette sensation de surjouer. Mais vous ne pouviez savoir vue votre barrière Nipponne." Depuis, ça s'est confirmé, on m'a défini de réfractaire, voire même d'imperméable à la culture japonaise quand je suis allée voir Les enfants du temps avec ledit frère (si vous avez vu le film, vous comprendrez le jeu de mot!) Pourtant j'y mets du mien, passant des soirée au resto jaop avec mes amis, j'ai même acheté des baguettes et de la sauce salée au soja (alors que j'aime la sauce sucrée), parfois j'achète même des gyozas au carrefour market du coin. Il y a quelques mois encore, me voilà fonçant à toute jambe pour aller voir Le mystère des pingouins au ciné, même. Alors, j'en conclus que dire que je suis réfractaire, c'est y aller un peu fort.

 

Mais voilà, c'est la merde le confinement, j'ai du temps pour bloguer, j'ai même du temps pour des japoniaiseries, car oui, c'est l'ennui, le néant, ça prouve une fois encore que je ne suis pas totalement imperméable, malgré mon confinement scrupuleux, à ces bêtises nipponnes.

J'ai alors regardé cette nuit (et ce matin, car c'est pas que je me suis endormie, c'est juste qu'il était trop tard pour commencer à un film de deux heures à une heure du mat') Le voyage de Chihiro. Voyez-vous malgré ma résistance absolu, j'aime Myazaki.

Chihiro ronge sa déprime sur le siège arrière de la voiture de ses parents. Ils déménagent loin de ses amis, et elle n'est pas du tout contente. Ils arrivent presque à destination quand son père s'arrête devant une grande construction abandonnée qui ressemble à un grand hall de gare et qui intrigue la famille - enfin pas Chihiro qu'est assez flippée.

Malgré les brailleries de Chihiro, la famille s'engoufre dans cette bâtisse pour traverser un long tunnel au bout duquel ils tombent sur une sorte de fête foraine désertée, avec plein de restaurants jap (oh purée, putain de confinement, je veux des makis!) Les parents, affamés, se ruent sur la nourriture fumante et odorante. Chihiro refuse toute nourriture et part explorer les environs pour ensuite retrouver ses parents transformés en.... porcs ! Panique à bord, la nuit tombe, des ombres s'activent autour d'elle et elle se retrouve plongée dans un monde fantasmagorique et inquiétant.

Nous suivrons alors le voyage initiatique de Chihiro, gentille petite fille au grand coeur qui s'en sortira grâce à sa candeur et sa gentillesse. Ce monde est charmant, dans le sens où on se laisse embarquer, à la découverte de ces étrangetés tout comme Chihiro, sans rien remettre en question, dans un monde où aucun des repères ne sont les nôtres. Les dessins sont envoûtants, même sur mon écran d'ordinateur, comme dans mes souvenirs lointains de Myazaki.

Voici ma première participation au Mois Japonais de Lou et Hilde, car oui, il y en aura d'autres. C'est juste incroyable mais n'est-on pas dans une période totalement hallucinante ? 

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