edmond rostand

Cyrano de Bergerac de Edmond Rostand

Kindle Éditions, 1897, 250 pages

Il y a quelques mois, je suis allée assister à une représentation de Edmond au théâtre du Palais Royal avec ma copine A Girl. Totalement enthousiasmées par la pièce, nous avons eu l'idée d'une lecture commune de Cyrano de Bergerac, pour elle une relecture, pour moi, une première découverte, enfin si l'on peut dire, car je connaissais, bien sûr, l'histoire.

La pièce raconte l'histoire de Cyrano, poète au grand nez, et de son grand amour Roxane qui en aime un autre du nom de Christian. La pièce repose sur différents quiproquos entre Cyrano et Roxane et des secrets inavoués. Cyrano, grand orateur, est complexé par son grand nez, bien qu'il en joue. Il n'ose alors avouer son amour à sa cousine Roxane, qui elle-même lui confie aimer Christian, un jeune soldat du même bataillon. Découragé et sans plus aucun espoir, il décide d'aider le jeune homme à écrire des lettres à sa belle. C'est l'occasion pour de lui déclarer l'ampleur de sa flamme sous couvert de Christian qui ne fait pas du tout le lien.

Cyrano est un personnage brillant et touchant, d'un romantisme sans limite. Il nous régale de ses répliques en alexandrins, la répartie vive et tranchante comme la lame de son épée, l'esprit protubérant et exubérant comme son long nez. Je me suis beaucoup attachée à ce bon bougre malheureux.

La pièce se balade entre farce et tragédie, comédie et romantisme. Les personnages évoluent mais n'écoutent pas vraiment Cyrano qui pourtant ne cesse de donner des indices sur son amour pour Roxane. C'en est d'autant plus tragique que Roxane se sert de lui comme de son confident. Le lecteur omniscient, sait à quel drame il est en train d'assister mais ne peut s'empêcher de sourire aux réparties du poète. La tirade du nez, bien sûr, est mémorable. J'ai également beaucoup aimé la scène du balcon, une version remodelée de Shakespeare et qui doit être hilarante sur scène (qui l'était en tous cas dans la pièce d'Alexis Michalik.) J'ai aussi beaucoup aimé la scène du mariage, auquel on n'assiste pas mais à la place, nous écoutons les quinze minutes de diversion de Cyrano. Ma scène favorite reste néanmoins la scène finale entre Cyrano et Roxane. Encore une fois, je ne peux m'empêcher de faire un parallèle avec Edmond, et sa scène finale, différente, mais où deux "univers" se rejoignent magnifiquement pour clôturer la pièce.

Un beau texte mais je crois que je l'apprécierai un peu plus sur scène. A Girl, il va falloir que l'on remédie à ça !

Vous pouvez retrouver le billet de A Girl, que je n'ai pas encore lu pour ne pas être influencée mais dont que j'ai entendu clamer des "Superbe!" à tout va ! (moi je n'en suis pas là!)